V. cambres i avoit où reluist H fins ors
Laiens ierent les femes qui moult ont gens les cors. Vestues de diasprcs, de cendals et d'anors*.
Avoec sont lor enfant où mainent lor dépors.
(12,558, fM 35 recto.)
Les brigands après une défense énergique, implorent leur pardon; Corbaran qui les reconnaît pour d'anciens émirs dépossédés de leurs fiefs, leur rend ses bonnes grâces et revient à Oliferne avec quatre mulets chargés d'or que les brigands redevenus grands seigneurs lui abandonnent pour leur rançon et dont il fait présent à Harpin.
Cette aventure est la dernière du poëme des Chétifs.
Comblés de nouveaux dons par Corbaran et par sa mère, ils partent pour Jérusalem avec une escorte et des lettres qui les recommandent au roi Corbadas et à son fils Cornumarant. En leur faisant ses adieux, Corbaran promet qu'il sera bientôt chrétien aux yeux de l'Asie, comme il l'est déjà au fond du cœur.
Ces fictions romanesques, cette profusion de détails merveilleux qui contrastent avec la simplicité de l'épopée primitive, ne nous laissent aucun doute sur la date relativement récente du poëme des Chétifs. Que Graindor en soit l'auteur, ou qu'il se soit contenté de le remanier pourl'in-
1. Le cenâjQl était une étoffe de soie et de lin; Xmor était sans doute une étoffe du même genre ; mais nous n'avons trouvé aucun autre exemple de ce root,