OODEFROI DB^B,OU.ILL0N ET SES SUCCESSEURS
tneniôt. H est remplacé par Henri archevêque de Tyr.
A cette scène de justice féodale succèdent de nouveau les scènes de guerre. Lq successeur du soudan mort de ma^ ladie au Caire, prêche encore une fois la guerre sainte et marche sur Jérusalem où Jehan d*Alis vient d'être enlevé par la fièvre. Baudouin s'empresse de convoquer ses barons; Raimond de Saint-Gilles, Harpin de Bourges répondent à son appel, mais Tancrède et Boémond refusent leur contingent.
Malgré cette défection, les Turcs sont vaincus dans deux batailles sanglantes dont le héros est un chevalier nouvellement arrivé d'Europe, Amaury d'Ancoire, le ûitur suc^ cesseùr de Baudouin. Harpin de Bourges succombe dans la seconde action qui coûte également la vie au calife et qui décide la fuite des Musulmans.
Baudouin qui a laissé à Ëdesse sa femme et ses filles, profite du repos que lui laisse ce triomphe pour aller visiter ses anciens domaines. Il marie sa fille aînée Ida à Amaury, et lui donne en dot le comté' de Rohais; mais au retour il est surpris et fait prisonnier par le soudan qui s'est réfugié à Alcp. Avant de le relâcher, le soudan exige un otage qui lui garantisse le paiement de la rançon et désigne la seconde fille du roi de Jérusalem, la jeune Béatrix.
Le Soudan jure de veiller sur la princesse comme sur sa propre fille et la confie à sa femme E^claramonde : mais cette double surveillance n'est pas assez active pour emplî* cher un pécréant, Blugadas, roi d'Alep, de déshonorer la prisonnière.
Quand Baudouin a payé sa rançon et qu'on lui ramène sa fille, elle avoue la violence dont elle a été victime et se retire à l'hôpital d'Acre où elle se dévoue au service des malades. Baudouin ne tarde pas à succomber et lègue son royaume à son gendre Amaury dont le règne paisible ne