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PERMÉABILITÉ PLEURALE

Oq a cherché dans l'étude de la perméabilité pleurale à diverses substances un procédé diagnostique de la nature des pleurésies.

La perméabilité pleurale sera considérée : 1** de dedans eti dehors ; 2° de dehors en dedans.

1* La perméabilité de dedans en dehors est mesurée par Tinjection dans la plèvre d'une solution de bleu de méthylène ou de salicylate de soude dont on recherche ensuite l'élimination par les urines.

Ramond et Tourlet (1) constatent que le pouvoir absorbant de la plèvre pour le bleu de méthylène est diminué dans toutes les pleurésies et d'autant plus que la pleurésie est plus ancienne.

Castaigne (2) voit que la perméabilité pleurale ail bleu est diminuée surtout dans les pleurésies tuberculeuses, et à une époque avancée de Taffeclion ; elle est aussi diminuée dans les pleurésies purulentes à pneumocoques ; par contre, elle est h peu près normale dans les pleurésies purulentes n streptocoques et dans les pleurésies hémorragiques cancéreuses. Il semble que Timperméabilité soit en rapport avec l'épaisseur de la néomembrane pleurale.

Rénon et Latron (3) trouvent la perméabilité pleurale conservée dans deux cas de pleurésies non tuberculeuses.

Widal et Ravaut (4) ont vu que la perméabilité de la plèvre au salicylate de soude était diminuée danslapleurotuberculose, altérée seulement dans

(U IUmond Pt ToiRi.ET. — Pouvoir absorbant do la plèvre au cours (le la pleurcisio soiolibrinouso. Presse méd., 14 mars 1900.

{'1\ .1. Castakînk. — Le pouvoir absorbant de la plèvre. Presse mt'dicalp, l»S mars 1900.

(3i Hknon et LvTRON. — Sur la valeur clinique du pouvoir absDrbimt de la plèvre. Soc. me'd. des hôpitaux, 29 juin 1900.

('h \V[I)vi> et U.vv.vrT. — Perméabilité pleurale au salicylate de soude. Soc. méd. des hôpitaux, 6 juillet 1900.

Marcel Labbé. — Le GytodiagnosUc. ^

la pleurésie pneumonique, et normale dans les épanchements mécaniques de la plèvre.

2° La perméabilité pleurale de dehors en dedans est mesurée soit par l'injection sous la peau de bleu de méthylène, soit par l'injection souscutanée, ou l'ingestion de salicylate de soude qu'on recherche dans le liquide pleural.

Castaigne a vu ainsi que la perméabilité pleurale de dehors en dedans caractérisait le stade d'augment de la pleurésie, et que la cessation de ce, genre de perméabilité marquait la période d'état et la période de résorption de l'épanchement. On pourrait donc tirer de ce mode d'examen des renseignements sur la période d'évolution d'une pleurésie.

Widal et Ravaut n'ont pu, dans leurs expériences, retrouver le salicylate de soude dans le liquide pleural.

La recherche de la perméabilité des séreuses aux substances chimiques, intéressante au point de vue physio-pathologique est incapable en somme de fournir des renseignements utilisables en pratique (Achard et Lœper).

Elle présente d'ailleurs bien des causes d'erreur ; l'élimination du bleu ou du salicylate de soude injectés dans la plèvre est influencée, non seulement par l'état de la séreuse, mais encore par l'état des reins, du foie, etc., dont il serait nécessaire de tenir compte.

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