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RÉACTION AGGLUTINANTE

Les sérosités pathologiques possèdent souvent des propriétés agglutinantes à l'égard de l'espèce microbienne qui a causé leur exsudation.

La recherche de ces propriétés par la technique appropriée à chaque microbe (sérodiagnostic de Widal pour le bacille typhique, sérodiagnostic de Bezançon et Griffon pour le pneumocoque, sérodiagnostic de Arloing et P. Courmont pour le bacille tuberculeux), peut servir au diagnostic bactériologique d'une pleurite, d'une ascite, d'une péricardite, etc.

Ces recherches ont été faites principalement au sujet des pleurésies.

Achard, Dineur, Widal ont vu que le liquide sérofibrineux, sérohémorragique ou séroçuru-

lent d'une pleurésie typhoïdique aggluline le bacille d'Eberth, parfois môme plus fortement que ne le fait le sérum sanguin.

Toutefois le pouvoir aprglutinant n'est pas constant ; il manquait dans les cas de Ménétrier, de Souques, Lesné et Havaut.

F. Bezançon et V. Griffon ont constaté que le liquide de certaines pleurésies pneumococciques agglutine le pneumocoque.

P. Courmont (1) a démontré le pouvoir agglutinant du liquide des pleurotuberculoses pour le bacille tuberculeux en culture homogène.

Sur 31 pleurésies sûrement tuberculeuses, il a obtenu : 23 séroréactions positives, et 8 séroréactions négatives dans 8 cas très graves et compliqués de grosses lésions pulmonaires.

Sur 16 pleurésies suspectes de tuberculose, il a eu : 13 séroréactions positives, 2 réactions douteuses, 1 négative.

Sur 26 pleurésies et hydrothorax sûrement non luberculeux, il a obtenu constamment des résultats négatifs.

Widal et Ravaut (2) ont eu, f^ar cette méthodo, des résultats comparables.

Le procédé du sérodiagnostic peut donc légitimement être appliqué à Tétude des sérosités pathologiques. Toutefois les résultats ne sont pas assez constants et la méthode n'est pas assez , simple pour qu'on puisse ériger ce procédé en règle et qu'on le préfère aux procédés bactérioscopiques et cytoscopiques dont nous allons parler.

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