RECHERCHE DES TOXINES
Les microbes, en végétant dans un exsudât, n'y développent pas seulement des propriétés agglu-
(1) p. Coi'KMONT. — L'agj^jlutinalion du bacille de Koch par les épanchements tuberculeux. ylrcA. deméci. ejcpérimeiiL, nov. 1900.
(2) Widal et Ravaut. — Recberches sur l'agglutination du bacille de Koch et le cytodiagnostic dans 24 cas d épanchements sérofibrineux de la plèvre. CorKjvès de la lubercul(»se, août 1901,
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tinantes; ils donnent naissance à des toxines dont la présence peut servir à caractériser la nature de Tinfection. Cette recherche n'a été faite que pour les toxines tuberculeuses.
Debove et Renault (1), ayant filtré et stérilisé le liquide d'un pleurétique, en injectèrent 10 centimètres cubes à un sujet atteint de lupus et observèrent chez celui-ci les réactions locales et fi^énérales que provoque la tuberculineelle-mômei C'était démontrer la présence de tuberculine dans Tépanchement pleural.
Maragliano (2) a cherché à tirer parti de cette réaction pour déceler la nature tuberculeuse de certains épanchements; en injectant à des cobayes tuberculisés un demi-centimètre cube de liquide pleurétique, il aurait obtenu des réactions fébriles démonstratives.
Pourtant ce procédé ne paraît point comporter une certitude suffisante pour être utilisé comme moyen de diagnostic. Landouzy et Labbé(3) Tout vu échouer; Féron(4) n'a pu, ni avec les liquides pleuraux de Thomme, ni avec les exsudais expérimentaux, reproduire chez le cobaye tuberculeux la réaction spécifique, les liquides injectés semblant contenir une trop faible quantité de tuberculine pour que le cobaye puisse en être influencé ; rhomme serait peut-être assez sensible pour réagir fébrilement dans ces conditions ; mais on n'a pas le droit de le faire servir à une telle expérimentation.