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COLORATION

La recherche du microbe par la coloration simple, bonne quand il s'agit d'un épanchement purulent, est mauvaise quand il s'agit d'un épanchement sérofibrineux ou hémorragique.

Épanchement purulent, — Une goutte du pus à examiner est étalée sur une lame de verre en couche mince, séchée à l'air, fixée par passage dans la flamme d'un bec Bunsen, et colorée par la méthode appropriée à l'espèce microbienne qu'on y pense découvrir :

La méthode de Ziehl pour le bacille de Koch, la méthode de Gram pour le staphylocoque, le streptocoque, le pneumocoque, etc., le violet phéniqué, le bleu de Kuhne ou la thionine pour les microbes qui ne prennent pas le Gram.

11 est quelquefois nécessaire de faire plusieurs

BACTÉRIOSCOPIE. 23

préparations, car si le microbe était peu abondant, il pourrait échapper à une investigation unique.

Il est facile par ce moyen de prouver la présence des pyogènes, du pneumocoque, et même du bacille de Koch dans les épanchements purulents.

Ce procédé doit toujours être em-ployé, même concurremment avec la culture ou Tinoculation, car dans les cas oîi le microbe qui a déterminé Tépanchement est mort ou dépourvu de virulence, la coloration donne un résultat positif, tandis que les cultures et Tinoculation ne donnent rien.

Épanchements sérofibrineux et hémorragiques, — L'exsudat peut être étalé sur une lame de verre, comme dans le cas précédent; mais à cause de la rareté des microbes contenus dans les épanchements sérofibrineux et hémorragiques, on ne trouve habituellement rien, môme quand on a fait porter l'examen sur un grand nomJbre de préparations, ce qui est fort long et ennuyeux.

Ainsi pour ce qui est des pleurésies sérofibrineuses, la recherche du bacille de Koch est le plus souvent négative (Netter, Gilbert et Lion, Frànkel, Kelsch, etc.). Sa présence n'a été constatée que rarement par ce moyen ; Fernet Ta trouvé 3 fois sur 20; Enrlich 2 fois sur 9 cas; Pérou Ta rencontré l fois, etc.

La rareté du bacille dans Tépanchement tient en partie à ce que le coagulum qui se forme entraîne la majeure partie des microbes, aussi a-t-on pensé à chercher le bacille de Koch non dans le liquide, mais dans les caillots fibrineux ; Landouzy et Queyrat ont, par ce moyen, démontré sa présence dans Tépanchement d'un sujet atteint de pleurésie.

On pourrait aussi rechercher les microbes dans les épanchements soumis à la centrifugation.

Pourvu que Ton prenne les précautions nécessaires, que Ton opère sur le liquide avant sa coagulation, ou qu'on dissocie le coagulum ainsi que

je l'indiquerai à propos de Texamen cytologique, enfin que Ton centrifuge assez longtemps, cette méthode paraît appelée à donner les meilleurs résultats, dans la recherche directe des microbes par coloration.

La méthode de l'examen microscopique direct avec ou sans coloration permet encore de reconnaître les kystes hydatiques de la plèvre et de les distinguer des pleurésies. Déjà, au moment de l'écoulement, on est frappé par la limpidité parfaite du liquide qui, s'il n'est ni mêlé de sanj;, ni infecté et suppuré, apparaît clair comme de l'eau de roche. L'examen microscopique après centrifugation y montre des éléments caractéristiques : crochets d'échinocoques, débris de membrane hydatique ou vésicule fille.

Les fragments de membrane hydatique, feuilletée, et les vésicules filles ne se voient guère que si l'on a fait la ponction avec un trocart assez volumineux pour les laisser passer. Les crochets apparaissent comme de petits croissants réfringents de 18 à 30 [jt. de longueur.

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