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CULTURES

La recherche des microbes par la culture, bonne pour les microbes pyogènes qui poussent rapidement et facilement sur les milieux ordinaires, constitue un procédé trop délicat pour pouvoir ôtre pratiqué couramment quand il s'agit du bacille de Koch.

Cette méthode donne plus souvent des résultats

[positifs avec les épanchements purulents qu'avec es épanchements sérofibrineux à cause de la quantité plus considérable de germes que contiennent les premiers.

On se servira des milieux artificiels qui sont les plus favorables à la culture du microbe que Ton veut rechercher.

Le bouillon, la gélose et la gélatine servi-

BACTÉRIOSCOPIE. 2o

ront à isoler les pyogènes et le bacille d'Eberth.

La gélose, ou plutôt le sang gélose, ou le sérum de jeune lapin (Bezançon et Griffon) serviront k cultiver le pneumocoque.

Le sang gélose ou le sérum d'ascite serviront pour le gonocoque.

La culture microbienne ne doit jamais être employée comme seul procédé de recherche ; elle doit toujours être combinée à l'inoculation. Le fait qu'un microbe pyogène se développe sur les milieux de culture ne prouve pas que la pleurésie soit causée parce microbe. Il peut se trouver dans Texsudat à titre d'infection secondaire. Ainsi dans la pleurotuberculose primitive et surtout dans les pleurotuberculoses secondaires, on trouve assez souvent des staphylocoques. Dans les pleurésies des cardiaques, des brightiques, on peut rencontrer des microbes.

Môme quand les résultats de la culture concordent avec les prévisions de la clinique, comme pour certaines pleurésies éberthiennes apparues au cours d'une fièvre typhoïde, l'inoculation peut encore démontrer la nature tuberculeuse de la pleurésie (Kelsch, Charrin et Roger).

Aujourd'hui on n*admet guère en effet le développement des pleurésies sérofibrineuses sous l'influence du staphylocoque,du si reptocoque, etc. ; ou ces microbes ont infecté secondairement une pleurésie tuberculeuse, ou bien la pleurésie est destinée à devenir purulente.

Le bacille tuberculeux est ordinairement très difficile à obtenir en première culture ; cependant F. Bezançon et V. Griffon (1) y sont parvenus eu se servant du sang gélose.

La culture est faite sur des tubes ou dans des flacons d'Erlenmeyer contenant de la gélose sanguine (glycérinée), à la surface de chacun des-

(1) Bezaxçon et Griffon. — Culture du ba(;illc tuberculeux sur le sang gélose. Soc. de biologie, 4 février i8i)9.

quels on sème un centimètre cube de liquide pleural avant sa coagulation. Les tubes sont mis à Tétuve à 39° ; les colonies apparaissent au bout de vingt à trente jours sous forme de petites saillies dures, de la grosseur d'une tête d'épingle, que Texamen microscopique montre formées de bacilles de Koch isolés ou réunis en groupes, rappelant la forme des moustaches tordues.

Par ce moyen, Bezançon et Griffon (1) ont pu démontrer la présence du bacille de Koch dans Tépanchement d'une pleurésie sérofibrineuse, qui n'avait pas donné la tuberculose par inoculation au cobaye, à cause de la faible virulence du bacille.

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