‹ Le czar Démétrius, tragédie en cinq actes et en versChapitre 13 sur 58 · ACTE n, se. I · texte numérisé non relu

ACTE n, se. I

Alors de cette croi?L on remarqua le .prix :

Au pur éclat de l'or se mêlaient neuf rubis.

On s'étonne; et la foule autour de moi se presse..... a De ce riche ornement qui para sa jeunesse? » Disent-ils. A son tour, s'approche un vieux boyard Qui fuyait, dans l'exil , la colère du Gzan Un cri de joie échappe à sa surprise extrême : « Je reconnais la croix qu'au jour de son baptême « Portait Démétrius!... Bourreau, retire-toi!... « Détachez ces Hens; car c'est l'enfant d!un roi ! a Miraculeux enfant , Dieu veilla sur ta vie ; a II déroba ta tête au glaive, à l'incendie; a II t'arrache à Boris ; tu trompas ton bourreau : <c Salut au fils d'Iwan ! il renaît du tombeau. » Il dit ; et son regard avec soin m'examine ; Il cherche, il trouve un signe empreint sur ma poitrine ; U se jette à mes pieds , et de ses pleurs amers Il mouille^ en m'embrassant , mon corps meurtri de fers.^

A sa voix, tout le peuple à mes genoux s'élance

U fuit, et se dérobe à ma reconnaissance.

De mes yeux étonnés tombe alors le bandeau ; Je renais aux clartés d'un destin tout nouveau ; Le passé par degrés se réveille en mon ame; De cea rois^, mes aïeux, le souvenir m'enflamme. Mes dangers y mes malheurs, mes destins fabuleux^^ Tout m'exalte , et soudain je grandis à mes yeux. J'étais le fils du Czar! la volonté divine M^e révélait soudain ma royale origine/

Ce n'est pas seulement à des signes trompeurs Que je voyais en moi le fils des empereurs ; Mais à ce fier courage , à cette noble audace Qui n'a jamais souffert l'insulte ou la menace , A ce sang qui bouillonne , à ce généreux cœur Qui palpita toujoiirs pour la gloire et l'honneur. Vous savez" tout le reste, amis; votre courage Du destin protecteur vient achever l'ouvrage. Mon trône m'est rendu : l'amour de mes sujets A secondé le bras du vaillant Polonais.

Tai conquis un empire et la main d'Euphrâsie. Au cloître ou dans les pleurs coule aujoiird'hui sa vie

Tarracherai ma nière Et pour vous, mes amis.

Je veux qu'auprès de moi vous soyez tous admis. Oui , je serai toujours votre compagnon d'amples : Unis par la victoire, unis par les alarmes.

Notre sort est le même; et moi, chef de l'état, Je serai votre égal et son premier soldat.

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