‹ Le czar Démétrius, tragédie en cinq actes et en versChapitre 24 sur 58 · ACTE m, S€: I. • i · texte numérisé non relu

ACTE m, S€: I. • i

Là prudence le guide et la valeur renfifomnie. . Fier du uom M<5Scovite , il ne souffrira pas Que la Pologne au Russe impose ses scSdaès. > ,

Ces vaillans alliés, à s^es ordres dociles, Vont reprendre bientôt le. chemin de leurs villes- Le Russe seul verra ses nobles éteîidards Flotter , victorieux^ sur le palais des Czars. Craignez d'eticoui:ager, par d'aveugles alarmes, La haine qui dans Tombre aiguise enoor^ si^ drmes. ' Déjà des bruits trompeurs de toutes par4;s. setoâs Eveillent des esprits , de discorde aflaihés. ' ' . « Du Polonais, dit-on , le règne enfin\cQmmeuQei p; Vous, Romanow , songez que la r^Qnnaissance Vous attache à Marpha p^r des liens sacrés ; Ne lui devez-vous pas l'air ({ue vous respirez? Sa cause est, après tout, celle de la patrie. Sous un joug odieux gémissante et flétrie.

Elle Va retrouver dans le fils de ses rois Son antiquô splendeur, sa liberté , ses droits. Il ne faut plus mourir , il faut vivre pour elle. Elle a compté sûr vous : vous lui serez fidèle.

ROMANOW

Oui ; tu m'as bien jugé. Pardonne à mes transports ! Hélas! pour les dompter connais-tu mes efforts? Mille pensers divers dans mon sein se déchaînent, je cède aux mouvemeiis qui tour-à-tour m'en traînant. Nourri sous les drapeaux, j'ai l'ame d'un soldat :

J'aime, avant tout, l'hoàneui:, j'aime, avant tput, Tëtat.

Te le diraUje, enfin, je plains cette Axënie,

Qui du trdne à jamais çt du monde bannie.

Va dans l'ombre d'un cloître enfermer sans» retour

Des jours &il» pour la gloire, et promis à l'amoun

Ne crois pas cependant, ne crois pas que j'oublie

Par quel soin généreux Marpha sauva ma vie :

Dans l'église dlwan, prosterné sur l'autel,

Pour elle et pour le Czar j'implorais l'étemel;

Et je mékis ma voix à ces pieux cantiqoies

Dont le peuple et Farmée ébranlent les portiques,

Quand l'odieux aspect du dMpeau polonais

Eperdti ;m'à feit fuir du temple ou je priais.

OLDINSKI.

Mais déjà vei^s ces lieux, le cortège s'avance.

ROMANOW

Quel moment pour ie Gzar, après tant de souffrance! Mais oïl do^c est sa mère ?

ÔLÔmsKi:

Elle n'a point quitté De la chambre d'Iwan le seuil ensanglanté.

Rien n'a pu consoler sa douleur solitaire ; 11 semble qu'en son cœur réside un grand mystère.

ROMA3VOW

Mais on vient... C'est le Czar.

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