SCÈNE II
Les pr^cédens, EUPHRASIE, DÉMÉ TRIUS^ SAN- DOMIR , Seigneurs russes, parmi lesquels WASSILI; Seigneurs polonais. Officiers et soldats. ^ ' /
Un trouble solennel Me saisit à Taspect du palais paternel.
De mille souvenirs mon âme est assaillie^ C'est donc là que mon père...] Approchez ; Euphrasie; Approchez , Sandomir ! Et vous tous , mes amis , Excusez ma douleur; ces pleurs me sont permis. Je n'en ai point versé daps ma longue misère.... Qu'il me tarde de voir et d'embrasser ma mère , De lui montrer l'épouse à qui je puis offrir Ce trône qu'avec vous j'ai su reconquérir !
EUPHRASIE
Faut-il donc^u'à vos yeux tiant d'éclat m'environne? Ce qu'en vous je chéris , ce n'est point la couronne. Quand vous serviez mon père^ intrépide écuyer, Que j'aimais à Vous voir dompter un fier coursier! Je ne sais quelle grâce en vos traits répandue D'amour frappa mon âme , inquiète, éperdue.
Je lisab sur ce front l'empreinte des douleurs ;
3a LE CZAR DEMETWUS.
J'aime, avant tout, l'hoôneui:, j'aime, avant tput, Tétat.
Te le diraUje, enfin y je plains cette Axënie,
Qui du trône à jamais çt du monde bannie.
Va dans l'ombre d'un cloître enfermer sans- retour
Des jours &tts pour la gloire , et promis à l'amour »
Ne crois pas oepeÀdant, ne crois pas que j'oublie
Par quel soin généreux Marpha sauva ma vie :
Dans l'église d'Iwan, prosterné sur l'autel,
Pour elle et pour le Czar j'implorais l'étemel ;
Et je m«kis .ma voix à ces pieux cantiques
Dont le peuple et Farraée ébranlent les portiques,
Quand l'odieux aspect du drapeau polonais
Eperdti ; m*a (ait fuir du temple ou je priais.
OLDINSKI,
Mais déjà vei's ces lieux, le cortège s'avance.
ROMANOW
Quel moment pour le Czar, après tant de souffrance! Mais où donc est sa mère ?
ÔLomsKi;
Elle n'a point quitté De la chambre d'Iwan le seuil ensanglanté.
Rien n'a pu consoler sa douleur solitaire ; Il semble qu'en son cœur réside un grand mystère.
ROMANOW
Mais on vient... C'est le Czar.