‹ Le czar Démétrius, tragédie en cinq actes et en versChapitre 45 sur 58 · SANDOMIR · texte numérisé non relu

SANDOMIR

Quoi ! mon fils , à ce nom ton visage a pâli !

demiStrius.

Oui... de fureur, peut-être...

ROMANOW

A sa voix menaçante , De toute part s'ameute une foule imprudente : En tous lieux, de la haine il a semé les bruits; De trouble et de colère il remplit Us esprits. Il dit (je n'ai pas cru sa coupole insolence ) Que le palais des Czars n'a pas yu ta naissance ,

^ LE CZAA D]ÈMÉTmiUS.

Que tu n'es point d'Iwan le fils ni l'héritier ; Il te flétrit enfin du nom d'aventurier.

Je ne sais quelle froide^ çt hautaine assurance Aux esprits qu'il soumet dicte la confiance!

A l'entendre, le Czar, frappé dès le berceau. Déjà depuis vingt ans dort an fond du tombeaup; <c II a de son trépas une preuve certaine.

« Marpha n'a plus de fils ! »

SAICDOMIR 9 voyant Marpha pÂlir et chanceler.

Dieux ! secourez la reine!

( On accourt près de Marpha évanouie. Les seigneurs russes s'entretiennent à voix basse. Démétriiis parait en proie à une vive agitation. Romanow ob&erve cette scène. )

MARPHA, revenant à elle.

Pardonnez.., Je rougis du tn>able où je me voi... Je suis calme à présent.*.

( Voyant l'agitation de Dëmétrius. )

Mon fils , viens près de moi !

( Aux seigneurs. )

Vous concevez, am\s , la douleur qui m'accable ! A peine le destin se montrait équitable , Et déjà sur le Czar pèse un nouveau danger.

sAir&OHnt« Nous tous à ses côtes nous viendrons nous ranger.

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