SCÈNE VIII
PAIMBCEUF, MATHILDE.
MATHILDE
Enfin, vous voilà, monsieur mon mari.
PAIM BOEUF, inquiet*.
Chut!.. Si l'on entendait...
MATHILDE, riant.
Vous vous sauvez donc le jour de vos noces, vous?
On fait ce qu’on peut; mais croyez bien, Madame...
MATHILDE
C’est par excès d’amour, peut-être...?
PAIMBCEUF.
Pas précisément... pourtant...
MATHILDE
Ah! mon Dieu ! je ne vous en veux pas...
. PAIMBCEUF. -
C’est heureux... Alors, pourquoi m’avez-vous fait suivre, espionner?.. Car, enfin, depuis trois semaines, vous me faites la chasse... et, cependant, elle est fermée... Vous êtes le chasseur et moi la grosse... le gibier.
MATHILDE
Le devoir d’une femme n’est-il pas de suivre son mari?
Pas toujours... J’en sais qui verraient d’étranges choses.
MATHILDE
Ma tante la baronne m’a averti, hier, par le télégraphe électrique, de votre arrivée chez votre ami le sous-préfet.
PAIMBOEUF, à part.
Diable de télégraphe! De quoi se mêle-t-il, cet animal-là?..
MATHILDE
J’ai pris immédiatement l’express, et je suis arrivée ce ma-