FAUNE DU DAHOMEY
1. AGOUTI. — 2. ROUSSETTE mIPPOCÉPMALE. — 3. HÉRON POURPRÉ. — 4. PUCE CHIQUE. 5. LAMANTIN, —
cet ordre sur la côte occidentale d'Afrique, parce qu'il ne se nourrit presque exclusivement que de reptiles; on connaît la façon ingénieuse dont il se rend maitre des serpents les plus venimeux. Il affectionne particulièrement la cobra di capello ou naja; sa lutte avec ce reptile est assez curieuse à signaler. Les indigènes prétendent qu'il suit, à l’aide de l’odorat, la piste de son ennemi même après que la pluie est tombée, et l'on sait que la terre mouillée rend très difficiles les recherches de ce genre. Lorsqu'il trouve la cobra, le hérisson se dissimule et s'approche du reéptile par derrière; s’il réussit, il saisit le bout de la queue de son adversaire entre les dents et se roule en boule instantanément; le serpent, en voulant se dégager et mordre le hérisson, se tue sur ses piquants. Il arrive parfois que le hérisson manque son coup ou ne se roule pas assez vite; il est tué alors par son terrible ennemi au venin duquel aucun animal ne résiste plus de quelques secondes. — Le porc-épic (Hystrix crislala).
RONGEURS. — Le rat de toutes les tailles et de toutes les formes, depuis celui de nos greniers jusqu’à l'énorme rat d'amande de palme qui atteint la aille d’un lapin et dont les petits à leur naissance sont plus gros que tous les autres rongeurs du même ordre; l’écureuil (Sciurus vulgaris) et une autre variété appelée rat palmiste, qui ne diffère de l’écureuil que par les oreilles qui sont plus grandes et la queue un peu moins fournie; le rat musqué, etc. L’agouti {Chloromys acuti), qui abonde même dans les villages el le voisinage des villes; on l'appelle paca, mais ce dernier rongeur n'existe pas dans la région, à notre connaissance. Le lapin (Lepus cuniculus), inconnu sur le littoral, mais nombreux dans le nord de la deuxième zone, vit dans des clapiers.
PACHYDERMES. — L'éléphant, qui devient de plus en plus rare dans la région, aura disparu dans quelques années, se réfugiant plus au nord; il ne se trouve, si toutefois il en reste encore, que dans la quatrième zone. L’hippopotame, que l’on trouvait autrefois dans la lagune du Bénin, mais qui s'est rendu de plus en plus rare; on le trouVe quelquefois au nord des fleuves, tout à fait au commencement de leur parcours. Le sanglier (Sus babyrussa) se trouve dans tous les endroits non habités; il est de toute petite taille.
RowixanTs. — Les anlilopes offrent plusieurs genres variant comme taille entre la chèvre et le cheval : la gazelle (Antilope dorcas), le nagor (Antilope reversa), l'antilope à longues cornes (Antilope oryx), la grande antilope (Antilope equina), etc. Les anciens voyageurs sout tous d'accord pour affirmer l'existence du buffle; il est possible qu'il se trouve dans le nord, mais aujourd'hui il est inconnu sur le littoral.
ÉDENTÉS. — Le fourmilier ou tamanoir (Myrmeeophaga jubata). Nous savons par expérience qu'il n’est pas, comme on le croit, particulier à l’Amérique. Les anciens voyageurs disent pour l’aïe ou paresseux ce qu'ils alfirment pour le buffle; cet animal paratt complètement inconnu aujourd'hui.
CÉTACÉS. — Ils offrent un seul genre : le lamantin (Manatus senegalensis), qui se rencontre dans la lagune du Bénin et dont la chair est très estimée des indigènes.