SCÈNE PREMIÈRE
( Des danseurs et des masques qui traversent le fond , puis LordAstermann et Sir Bruivn arrioànt sur le devant de la scène. )
LORD ASTERMANN, JBROWN,/?«/5 Lord WAL^JOOR.
ASTEBMANN.
Je le répète , mon cher Brown , que tu es mystifié.
BROWN
C'est bon , Astermann , c'est bon !
ASTERMANN.
Non , tu ne vois pas que dona Maria fail la coquette avec toi, et je veux l'ouvrir les yeux . . . Au fait , c'est tout simple : tu te
mets à ses pieds , tu y restes. . . elle t'y laisse ! Tu fais le
respectueux , elle fait la fière ! il en doit être ainsi !
Traite-la comme une divinité, elle te recevra comme un laquais.
BROWN
Que dis-tu là 'i
Ecoute, mon cherRrown... lu es le fils unique d'un riche banquier, tu as vingt ans , lu as fail les études avec nous, et iu veux te former. . . Eh bien! suis nos conseils. .... Sais-tu ce que je ferais si j'étais à ta place .'' . . .
BROWN
Non . . . parle . . .
ASTERMANN.
Je ferais ... je ferais la cour à sa femme de chambre.
BROWN
Ah!...
ASTERMANH.
Oui , sans doute ... et je paierais quatre ou cinq bonnes langues pour aller dire Lien haut que je suis le plus mauvais sujet de Londres.
BROWN
Tu plaisantes toujours.
ASTERMANN.
Et toi, lu ne plaisantes jamais î. . . c est ton plus grand défaut. . . Tu donnerais le spleen aux ladys des Trois-Royaumes... Tiens, écoute les conseils que nous donnons, nous autres , aux jeunes gens qui, comme toi, débutent dans le monde.
Air du Jiouffe et le Tailleur.
Etes-vous d'une belle
L'amant ?
Faites l'aiTiour près d'elle
Gaîmcnt :
La belle est inhumaine?
Priez !
Votre prière est vaine ?
Riez!