COUPLET
La dame vous repousse?
Restez !
Son orgueil se courrouce?
Chantez !
Vous la faut-il fidèle?
Rêvez !
EnEn , vous trahit-elle?
Buvez!
BROWN
Pardieu ! tu en parles bien à ton aise !
ASTERMANN.
Dès ce soir je danserais trois contredanses avec une bien jolie femme , et tout au plus une avec elle.
BROWN
Oui. . . cela ferait un merveilleux effet! .. .
ASTERMANN.
Plus d'effet|que tu ne penses... Eh mon Dieu ! ces moyens là sont vieux comme le monde ; et si Adam n'eût pas été seul dans le Paradis Terrestre , il aurait bien été forcé de s'en servir. . . Regarde Walmoor ; voilà noire modèle à tous ; c'est le Dandy par excellence. . . il est à-peu-près le seul ici qui ne fasse pas allenlion à ta déesse, et je gagerais vingt guinées qu'elle lui ait des avances.
WALMOOR, qui s'est approché et a entendu les derniers mois. Et moi, j'en parie quarante que , si elle fait les premières, je lui épargnerai les autres . . . Mais de qui s'agit-il ?
ASTERMA?*>'.
De celte riche veuve italienne, qui est venue voir comment se fait l'amour sous les brouillards de la Tamise.
WALMOOR.
Dona Maria I. .. oh ! je ne m'avancerais auprès d'elle qu avec la permission de mon cher Brown .
( // lui prend la main . )
BROWN
Si tu l'as une fois , tu peux la garder.
•WALMOOR.
Moi ! . • . Vrai , je te la souhaite.
ASTERMANN.
Il me semble qu'il y a quelqu'un plus intéressé encore que vous deux dans cette question . . . pour le moment du moins.
WALMOOR.
Ah! le maître de céans, notre cher Amphitryon, le baron de Walbell.
ASTERMAKN.
Il la surveille de près
WALMOOR.
Tiens ! la voici qui vient de ce côté.
Et le Baron est sur ses talons.