SCÈNE XI ET DERNIÈRE
Les MÊMEy, LA BARONNE
LA BARONNE
Veuillez m'excuser , miiord, si je me présente ainsi chez vous ; mais des intérêts qui ne souffrent aucun relard m'ont dû faire chercher monsieur ie Baron.
LE BABON>
Et qui VOUS a dit que j'étais ici?
LA BARONNE
Vos gens que j'ai interrogés. Mon ami , un nouveau message, venu de la chancellerie , vous oblige à partir à linslant même; j'ai fait tout préparer; la chaise de posie est là, et vous me voyez prête à vous suivre.
LE BARON
Vous , madame !
WALMOOR.
Eh quoi ! quitter l'Angleterre !
LA BARONNE
Oui . milord I . . . Ce voyage sera une distraction dont je sens le besoin et la nécessité. (^Au Baron.) Vous y consentez'*
LE BARON
Je n'osais espérer ce sacrifice.
LA BARONNE
Des sacrifices?. . Il faut quelquefois en faire , mon ami : dans ce monde , une femme est entourée de dangers auquels elle n'échappe pas toujours ; mais l'instant de la réflexion arrive ; d'étranges circonstances viennent dessiller ses yeux. . .
LE BARON
Comment?. . .
LA BARONNE, uoec intention.
Ne faut-il pas quelquefois aussi qu'elle sache pardonner?
LE BARON
Votre résolution me rend heureux, ma chère Clarisse, et je vous en remercie. [A part.) Il m'a enlevé ma maîtresse, mais au moins je suis bien sûr de ma femme. ASTERMANN , lias ù JoJinson.
Voilà le Baron rassuré.
LE BARON
A revoir , messieurs. ( // sort aoec sa femme.)
JOHNSON
La journée n'a pas été bonne, milord : vous en perdez deux!
WALMOOR.
On ne perd que ce qu'on a gagné.
ASTERMANN.
Ah bah! . . voilà de quoi te consoler, s'il était possible que tu en eusses besoin I . . . Buvons à tes futurs triomphes.
CHŒUl',.
Verse, verse, heureux qui s'enivre!
Grâce à l'ivicsse , il oublira !
( On verse du vin de Champagne dans les verres; les lords èoh>ent.) ( La toile tombe.)