SCÈNE II
Lord WALMOOR, Bovk MARIA, le Baron DE WAL- BELL , BROWN , puis Lord ASTERMANN.
DONA MARIA
Ici, du moins, on peut respirer là-bas, la chaleur est
étotiffante. . . Ah! bonsoir, messieurs.
ASTERMANN.
Nous rendons grâce à la chaleur qui vous amène près de nous.
LE BARON , arrivant.
Enfin, madame, je vous retrouve.
DONA MARIA , à demi—ooix Li If^almoor.
Encore le Baron !
BROWN, de même, à Astermann.
Elle parle bas à Walmoor.
ASTERMANN , de même.
Je te dis que j'en suis sûr. . . Dépêche-toi. . .ou prends ton parti.
LE BAROJ1 , à Dona Maria.
Je vous cherchais. . .Pendant une heure j'ai été harcelé par un pelit masque. . .
DONA MARIA
Et l'avez-vous reconnu?
Peut-être ... il portait un domino rose.
DOîiA MARIA , du/i air imlifférent.
Vraiment?
LE BARON
Depuis une heure il s'est perdu dans la foule.
DONA MARIA, d'un air indifférent.
Et que disait ce masque?
LE BARON , jetant sur Walnioor un regard de colère. Ah I si je le croyais ! . . . .
WALMOOR.
Quelques malices bien noires , quelques mensonges bien arrangés?
LE BARON
Mais tout cela peut-être vrai.
WALMOOR.
Eh bien .' il ne faut pas écouter.
Air du f^audeville du Pt'ege.
L'homme qu'une erreur énhialt, Perd tout quand le deute s'éveille ; Près de qui le délrompcrail Le sage doit fermer rorcillc:
Des lèves qui l'ont encha:itè Il veut que l'erreur se prolonge ; P(>ui(|uoi chticher la ve'rilé , Si le liorihour iiail du mensonge ?
( A Dona Maria . ) La première walse , madame
DONA MARIA
J'ai le malheur d'être engagée.
WALMOOR , à part.
Pardieu! voilà un malheur bien heureux !.. j oubliais que je dois walser avec la Baronne. (Haut) Alors, la seconde.''
DON A MARIA
Avec vous?. . .oui.
BROWN , à demi-ooix à Astermann.
Je crois , Dieu me damne , que tu as raison.
ASTERMANN , il dcnii-wix.
Que diable I ... je m'y coniuiis.
LE BARON
A propos, je ne vous ai rien dit encore de ce, que le ministre m'.i lait espérer ce matin , relativement à l'ambassade de Rome?
WALMOOR.
Non , sans doute.
DON A MARIA
Qu'y a-t-il de nouveau?
LE BARON
C'est peut-être aujourd hui même que je recevrai ma nomination.
DONA MARIA
Ah !.. .
WALMOOR.
Je vous en félicite.
LE BARON, à Dona Maria. Mon arrivée en Italie ne précéderait que de bien peu de lems le voyage que vous devez y faire.
DONA MARIA , jetant un regard sur Walmoor. Mon voyage est retardé.
ASTERMAîTN , uu Baron.
Madame la Baronne quitterait-elle TAngleterre ?
LE BARON
Non vraiment.
DONA MARIA. I- '
Comment!... votre femme resterait à Londres!*:, sans vous?
LE BARON
C'est chose convenue. , tr."!^ »■■
DONA MARIA
Ah! . .(^^ar^.) Cela ne sera pas.
LE BARON. -il.-vjf;-.»-; :; ;
Mais quel motif pourrait relardep votre voyage? .... Nous en reparlerons, et j'espère que vous ne refuserez pas à mes instances le bonheur de vous accomp^guer.
(Enlrê iiit Jeune liumme .^
DONA MARIA
Voici mon danseur.
LE BARON. ... .\\, v\ >, '..•» \ y
Mais la walse commence à peine,. . (^ Dona Maria prend la main du jeune homme et s'éloigne .^ Bon ! la voilà partie ! . . . Que de vivacité chez ces Italiennes!. . . quelle différence avec nos froides Anglaises !..
Aussi , mon cher Baron , les n*aris de Rome n'ont qu'à bien se tenir.
LE BAKON.
Ahl slr Johnson I.„ .