‹ Le dandyChapitre 4 sur 27 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

Lord WALMOOR, Bovk MARIA, le Baron DE WAL- BELL , BROWN , puis Lord ASTERMANN.

DONA MARIA

Ici, du moins, on peut respirer là-bas, la chaleur est

étotiffante. . . Ah! bonsoir, messieurs.

ASTERMANN.

Nous rendons grâce à la chaleur qui vous amène près de nous.

LE BARON , arrivant.

Enfin, madame, je vous retrouve.

DONA MARIA , à demi—ooix Li If^almoor.

Encore le Baron !

BROWN, de même, à Astermann.

Elle parle bas à Walmoor.

ASTERMANN , de même.

Je te dis que j'en suis sûr. . . Dépêche-toi. . .ou prends ton parti.

LE BAROJ1 , à Dona Maria.

Je vous cherchais. . .Pendant une heure j'ai été harcelé par un pelit masque. . .

DONA MARIA

Et l'avez-vous reconnu?

Peut-être ... il portait un domino rose.

DOîiA MARIA , du/i air imlifférent.

Vraiment?

LE BARON

Depuis une heure il s'est perdu dans la foule.

DONA MARIA, d'un air indifférent.

Et que disait ce masque?

LE BARON , jetant sur Walnioor un regard de colère. Ah I si je le croyais ! . . . .

WALMOOR.

Quelques malices bien noires , quelques mensonges bien arrangés?

LE BARON

Mais tout cela peut-être vrai.

WALMOOR.

Eh bien .' il ne faut pas écouter.

Air du f^audeville du Pt'ege.

L'homme qu'une erreur énhialt, Perd tout quand le deute s'éveille ; Près de qui le délrompcrail Le sage doit fermer rorcillc:

Des lèves qui l'ont encha:itè Il veut que l'erreur se prolonge ; P(>ui(|uoi chticher la ve'rilé , Si le liorihour iiail du mensonge ?

( A Dona Maria . ) La première walse , madame

DONA MARIA

J'ai le malheur d'être engagée.

WALMOOR , à part.

Pardieu! voilà un malheur bien heureux !.. j oubliais que je dois walser avec la Baronne. (Haut) Alors, la seconde.''

DON A MARIA

Avec vous?. . .oui.

BROWN , à demi-ooix à Astermann.

Je crois , Dieu me damne , que tu as raison.

ASTERMANN , il dcnii-wix.

Que diable I ... je m'y coniuiis.

LE BARON

A propos, je ne vous ai rien dit encore de ce, que le ministre m'.i lait espérer ce matin , relativement à l'ambassade de Rome?

WALMOOR.

Non , sans doute.

DON A MARIA

Qu'y a-t-il de nouveau?

LE BARON

C'est peut-être aujourd hui même que je recevrai ma nomination.

DONA MARIA

Ah !.. .

WALMOOR.

Je vous en félicite.

LE BARON, à Dona Maria. Mon arrivée en Italie ne précéderait que de bien peu de lems le voyage que vous devez y faire.

DONA MARIA , jetant un regard sur Walmoor. Mon voyage est retardé.

ASTERMAîTN , uu Baron.

Madame la Baronne quitterait-elle TAngleterre ?

LE BARON

Non vraiment.

DONA MARIA. I- '

Comment!... votre femme resterait à Londres!*:, sans vous?

LE BARON

C'est chose convenue. , tr."!^ »■■

DONA MARIA

Ah! . .(^^ar^.) Cela ne sera pas.

LE BARON. -il.-vjf;-.»-; :; ;

Mais quel motif pourrait relardep votre voyage? .... Nous en reparlerons, et j'espère que vous ne refuserez pas à mes instances le bonheur de vous accomp^guer.

(Enlrê iiit Jeune liumme .^

DONA MARIA

Voici mon danseur.

LE BARON. ... .\\, v\ >, '..•» \ y

Mais la walse commence à peine,. . (^ Dona Maria prend la main du jeune homme et s'éloigne .^ Bon ! la voilà partie ! . . . Que de vivacité chez ces Italiennes!. . . quelle différence avec nos froides Anglaises !..

Aussi , mon cher Baron , les n*aris de Rome n'ont qu'à bien se tenir.

LE BAKON.

Ahl slr Johnson I.„ .

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