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Le Danemark à l'Exposition universelle de 1867

Le roy-aume de Danemark se compose d’une presqu’île, le Jutland, qui forme une partie du continent de l’Europe, et d’un certain nombre d’îles, grandes et petites, situées entre cette presqu’île et la grande péninsule Scandinave.

La plus grande de ces îles est le Seeland, qui présente une superficie d’environ 6,500 kilomètres carrés; vient après la Fionie avec une superficie de 3,200, et le Laaland avec une superficie de 1,120 kilomètres carrés. Le Bornholm a une surface de 600 kilomètres carrés, le Falster en a A20, le Langeland 350, le Moen 220, le Samsoe et le Laessoe chacun 110. La superficie de fîle d’Aerroe approche de 100 kilomètres carrés, mais les autres, telles qu’Amak, Thorseng, Anholt, etc., en ont

toutes moins de 100. — Le Jutland a une superficie de

2,500 kilomètres carrés. ,

La mer qui sépare de la Norvège le nord du Jutland se nomme le Skagerak, duquel on entre dans le Kattegat, qui se trouve entre le Jutland et la Suède. Le Kattegat, qui a une superficie de plus de 50,000 kilomètres carrés, communique avec la Baltique par FOeresund et les deux Belts.

L’Oeresund sépare le Seeland de la Suède, le Grand- Belt, le Seeland de la Fionie, et le Petit-Belt, la Fionie du Jutland. Entre le Seeland et File de Moen se trouve le détroit d’Ulfsund, entre Moen et le Falster le détroit de Groensund, et entre le Falster et le Laaland le Guldborgsund. Le Laaland est séparé du Langeland par le Langelandsbelt, qui forme une continuation du Grand-Belt.

La largeur de ces bras de mer est très-différente. Celle du Grand-Belt , là où les deux côtes se rapprochent le plus, est de 16 kilomètres; celle du Petit-Belt, dans sa partie septentrionale, de 650 mètres seulement, mais plus loin vers le sud, là où il sépare la Fionie du Slesvig, la largeur est beaucoup plus considérable. L’Oeresund n’a entre Elseneur et Helsingborg que 3 kilomètres et demi ; mais entre Copenhague et Malmoe la largeur est de 30 kilomètres.

L’Oeresund est la plus courte des trois voies qui conduisent du Kattegat à la Baltique. Entre l’entrée du Sund à Elseneur jusqu’à Falsterbo, la pointe la plus méridionale de la Scanie sur le Sund, il n’y a que 75 kilomètres. — De plus, il est en même temps la voie la plus propre à la navigation; c’est pourquoi aussi que presque tous les bâtiments de commerce qui se dirigent soit sur la Baltique, soit sur le Kattegat, passent depuis les temps les

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plus reculés par FOeresund. Plus de 20,000 navires le traversent par an. La voie la plus fréquentée va d’Elseneur à File de Hveen. qui appartient à la Suède, d’où on suit une ligne continue vers le sud qui se nomme Hollaenderdybet (la Profondeur des Hollandais). Au nord de File d’Amak la voie se bifurque : une branche, Kongedybet (la Profondeur du Roi), qui a une profondeur de 7 mètres, conduit au magnifique port de Copenhague; l’autre, leDrogden, mène directement vers le sud, entre les îles danoises d’Amak et de Saltholm; il a une profondeur de 7“*,zi0.

La profondeur de la Baltique n’est pas considérable ; nulle part elle ne surpasse 200 mètres, mais dans le voisinage des côtes danoises elle est bien loin d’atteindre ce chiffre. — - Le Kattegat n’est pas non plus très-profond; il est rempli de bancs de sable qui sont très-dangereux pour les navires. Ce sont notamment les îles de Laessoe et d’Anholt, qui sont entourées de récifs et d’eaux basses qui ont une très-grande extension.

Les eaux de la Baltique sont très-peu salées et ne contiennent que 1/2 pour 100 de sel; celles du Skagerak et de la mer du Nord en ont 3,3 pour 100, ce qui n’est que d’un 0,1 au-dessous de l’Atlantique.

Les marées sont très-insignifiantes dans la Baltique, sur les côtes des îles danoises ; cependant le flot est encore de 0“,27, tandis qu’il est absolument nul du côté de la Russie. Dans le Kattegat il est déjà beaùcoup plus considérable, et dans la mer du Nord, sur la côte occidentale du Jutland, il monte jusqu’à 3 mètres.

La côte orientale du Jutland est caractérisée par une série de longs golfes, nommés en danois des fjords. Leur longueur est ordinairement d’une vingtaine de kilomètres,

mais leur largeur ne surpasse pas 5 kilomètres. Les côtes septentrionales du Seeland offrent des formations analogues, mais les golfes des côtes méridionales des îles danoises sont d’une tout autre nature : ils sont presque tous circulaires et contiennent assez souvent bon nombre de petites îles.

Le plus grand fjord du Danemark est le Limfjord qui traverse le Jutland. Dans le commencement du moyen âge, c’était un détroit de mer, mais sa communication avec la mer du Nord fut plus tard interceptée. Depuis 1825, le Limfjord est redevenu un détroit de mer; mais il ne se prête pas bien à la navigation, étant rempli d’îles et d’eaux basses. L’île la plus grande est celle de Mors, qui a une superficie de 350 kilomètres carrés. 11 va sans dire que toute la partie septentrionale du Jutland au nord du Limfjord est devenue une île depuis que les eaux de la mer du Nord ont coupé la chaîne de collines sablonneuses qui, avant 1825 , barrait aux eaux de cette mer l’accès au bassin le plus intérieur du golfe. — La grandeur de cette île est de 3,500 kilomètres carrés. — La plus grande partie est fertile, comme les autres régions voisines du Limfjord.

Le point le plus septentrional du Danemark est Skagen, situé sous une latitude de 57% l\b' N.

Le point le plus méridional est Falsterbo (5â% 31' N.).

Les deux extrémités du royaume vers l’ouest et l’est, c’est-à-dire les bancs près du Blaavands-huk, sur la mer du Nord, et l’île de Ghristiansoe dans la Baltique, se trouvent sous 5% hh\ 5" et 10% 26', 38" à Test du méridien de Paris.

La distance entre Skagen et la Norvège est de 85 kilomètres, et entre ce même point et la côte de la Suède,

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de 63 kilomètres. — Le Falsterbo n’est éloigné que de hO kilomètres de la côte de la Poméranie, et entre la côte du Laaland et celle de Femern, île située sur la côte du Holstein, il n’y a que 19 kilomètres.

L’île de Bornholm est dans une situation assez isolée au milieu de la Baltique, et à une certaine distance du reste de la monarchie. Elle est éloignée de 155 kilom^’ .res du Seeland, de 90 de l’île de Bugen, et de 34 kilomètres du point ie pius rapproché de la Scanie.

La superficie totale du royaume de Danemark est, depuis la paix de Vienne, de 39,000 kilomètres seulement, dont 28,000 sont des terres labourables, plus de 2,000 des tourbières et marais, 2,000 environ des forêts, et 6,000 à peu près des landes, des sables mouvants, etc.; le reste est occupé par des maisons, des chemins, etc.

Le Danemark constitue une partie de la grande plaine de l’Europe du Nord. La surface du pays est presque partout ondulée, les collines abondent, mais elles ne s’élèvent nulle part à des hauteurs considérables. Aussi le Danemark n’a-t-il pas de montagnes proprement dites; ce n’est que sur l’île de Bornholm que l’on voit des roches de granit; ces roches du reste ne sont pas bien hautes. Dans d’autres parties du pays,' notamment sur Pîle de Moen et en Seeland, on rencontre de la craie qui, dans le Stevnsklint et le Moensklint, forme des collines de trèsbelle apparence.

La plus grande hauteur du Stevnsklint n’est que de 40 mètres, celle du Moensklint de 130 mètres. D’autres collines qui n’appartiennent pas à la formation de la craie s’élèvent à quelques mètres de plus : ainsi, l’Aborrebierg, sur l’île de Moen (145 mètres), et le Himmelbierg, en Jutland (180 mètres).

Le Danemark est un pays fertile, très-propre à l’agriculture. Le sol est ordinairement composé d’argile et de sable, dépôts d’alluvions qui contiennent un grand nombre de blocs erratiques et qui recouvrent presque partout un sédiment crayeux. Dans certains endroits, on trouve intercalées entre ces dépôts des couches d’autre formation qui sont en partie particulières au Danemark. Ainsi sur la côte occidentale du Jutland et sur certains points du bord du Kattegat, on rencontre une espèce de charbon, hrun-kul^ l’ambre, qui est assez fréquent sur la côte occidentale de la presqu’île, appartient à la même formation.

La surface du pays présente, sous le rapport de la géologie, les variations suivantes, dont nous devons la connaissance principalement à feu M. Forchhammer, le célèbre géologue du Danemark.

Nous avons d’abord Y argile caillouteuse ou Y argile avec des blocs erratiques [rullestensler) . Cette formation prédomine dans la plus grande partie des îles et de la côte orientale de la presqu’île jutlandaise. Elle est trèsfertile et produit tous les ans des grandes quantités de céréales; c’est là aussi où croissent les plus beaux hêtres du Danemark. Sa surface est le plus souvent ondulée et les plateaux sont très-rares. Il y en a cependant quelques-uns. Ainsi, « la lande » (Heden), terrain très-fertile entre Copenhague et Roeskilde; a la plaine » de la Fionie et le plateau du Laaland occidental. — Les blocs erratiques atteignent parfois un volume de 30 mètres de circonférence.

2° Le sable caillouteux ou le sable avec des blocs erratiques [rullestenssand) consiste en terre sablonneuse avec des pierres qui ne sont cependant pas si développées que

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celles de la formation précédente. Le sol présente ordinairement des chaînes de collines continues d’une hauteur assez considérable, et des vallées longues et profondes. La nature du sol est fertile : autrefois il était couvert de bois, de chênes magnifiques qu’on n’a pas su ménager dans les siècles passés, et dont il ne reste guère, en beaucoup d’endroits, que quelques spécimens rabougris d’une hauteur de deux à trois mètres tout au plus et formant des bouquets isolés ou de simples broussailles. Le reste de ces grandes forêts est devenu landes et bruyères, qui, dans les temps modernes, ont été transformées en terres labourables d’un bon rapport. Les chênes prospèrent fort bien sur ce terrain, mais les hêtres ne deviennent pas si beaux que dans la formation précédente. Le milieu du Jutland et plusieurs parties isolées sur les îles appartiennent à la formation du sable caillouteux.

3" Les landes proprement dites sont caractérisées par la formation de Y al, c’est-à-dire une espèce de sable qui s’est pour ainsi dire coagulé et ressemble souvent à une sorte de grès ; il se trouve à peu de distance de la surface et ne permet pas aux racines des arbres de le traverser. C’est pour ce motif aussi que cette partie du Danemark est très-peu fertile, quoiqu’il y ait au-dessous de Val des couches de meilleure qualité. Cependant, sur certains endroits où Y al n’a pas trop d’épaisseur et de dureté, on a pu transformer ces landes en terres cultivées.

Les landes proprement dites occupent une grande partie de la moitié occidentale du Jutland. Elles forment de grands plateaux continus qui ne présentent ni collines ni vallées. Les rivières n’y sont pas rares et sont bordées par de belles prairies qui sont les principales richesses de ces contrées.

4® Les dunes sur les bords de la mer [klitter) consistent en sables mouvants ; elles sont du reste en Danemark assez fertiles, seulement il faut les garantir contre les influences qui pourraient les déplacer. Elles ne se trouvent que dans les îles d’Anholt et de Laessoe et sur toute la côte occidentale du Jutland du* Nord, où elles forment une chaîne de collines qui se succèdent à partir ’ de Skagen jusqu’au Blaavandshuk. Elles se continuaient autrefois jusqu’en Belgique, mais par la suite des siècles la mer les a détruites en grande partie sur la côte du Slesvig et du pays des Frisons ; alors une portion considérable des terres qu’elles garantissaient contre les eaux a été engloutie par l’océan. La côte du Jutland au contraire est bien protégée par les dunes et en outre par des bancs parallèles à la terre, mais qui sont trèsdangereux pour la navigation.

5° Les tourbières [moser) sont extrêmement fréquentes en Danemark, et on en rencontre dans toutes les formations que nous venons de nommer. On distingue du reste trois espèces de tourbières, qui ont été étudiées par M. Steenstrup et d’autres naturalistes.

Il y a d’abord les tourbières de bois [skov-moser]^ qui ont été autrefois des lacs ou des bassins d’eau qui, avec le temps, ont englouti un certain nombre d’arbres, dont on trouve dans la tourbe les restes mêlés à des débris de mousses qui doivent avoir poussé jadis dans le sol, surtout sur les bords du lac, et qui ont fini par l’occuper complètement. Les arbres n’appartiennent pas tous aux mêmes espèces. A peu de distance du fond se rencontrent des troncs du pin {pmus silvestris)^ qui plus tard a disparu du Danemark; en remontant plus haut on trouve le chêne, d’abord une variété sessile, et puis la

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variété élevée (le quercus robur^ L.), Le bouleau blanc se voit également dans des couches inférieures, mais il est remplacé plus haut par le bouleau commun (hetula verrucosa) et le noisetier. La seconde espèce de tourbières, les marais [kiaer-mosé]^ ne contiennent que des restes de graminées et de mousses, mais jamais de débris lignés. Les toui*..^.es des landes enfin [hede-mose) ne consistent qu’en sphagnum.

Il y a aussi des anciennes tourbières au-dessous des dunes qui par leur poids ont comprimé la tourbe et lui ont donné une forme particulière {mar-ioerv). Plusieurs tourbières ont été autrefois des bras de mer, d’où l’élèvement du sol a expulsé les eaux, ce qui, dans le nord du Jutland, a eu lieu pour les grandes tourbières, nommées vild-mose (tourbières sauvages).

Le nombre des lacs est assez considérable. Ils se trouvent ordinairement plusieurs ensemble. Ainsi, on en voit un groupe dans le nord du Seeland, un autre aux environs du Himmelbierg en Jutland, et un troisième longe les dunes de la côte occidentale de cette même presqu’île. Plusieurs de ces anciens lacs communiquent aujourd’hui avec la mer et sont devenus ainsi des golfes ou fjords.

Le Danemark possède beaucoup de rivières, mais aucun fleuve important. La Gudenaa, la plus importante, n’a que 150 kilomètres de longueur. Elle se jette dans la mer au-dessous de la ville de Randers, en Jutland.

La position du Danemark, à l’extrémité nord de la zone tempérée, laisse supposer un climat assez froid; mais il n’en est rien : le climat est à peu près le même que celui de la Hollande et du nord de l’Allemagne. Le voisinage de la mer entretient dans l’air une perpétuelle

humidité qui donne aux belles forêts de hêtres et aux campagnes, dans plus de la moitié du pays, une verdure toujours fraîche et tendre.

La température moyenne est de + 6°, 5. Le thermomètre s’élève parfois à + 25 et même à + 30 degrés pendant l’été; il descend 'rarement au-dessous de — 11 degrés en hiver.

Le climat est, du reste, assez variable; il y a par exemple des hivers où il ne gèle presque pas; il y a eu des années où on a dû faire venir la glace de Saint-Pétersbourg. En revanche, il y a d’autres hivers où la mer est barrée par la glace pendant plusieurs semaines. On compte généralement que cela a lieu en moyenne pendant cinq ou six semaines une fois tous les six ans, et durant une dizaine de jours tous les deux ans. Le passage du Grand-Belt est alors bien difficile et ne peut s’exécuter que par une certaine espèce de petits bateaux nommés bateaux de glace. Les ports d’Aarhus et de Frédérikshavn en Jutland, ainsi que celui d’Elseneur, sont ordinairement fermés en même temps.

Le temps le plus froid a lieu pendant le mois de février et au commencement de mars; mais, comme nous venons de le dire, il y a bien des années où il ne gèle presque pas, même à cette époque. La végétation commence vers l’équinoxe. C’est alors aussi qu’on reprend les travaux dans les champs; on ensemence les grains, d’abord les pois et l’avoine, et ensuite, une quinzaine de jours après, l’orge, le trèfle et enfin le sarrasin. Les pommes de terre sont déjà mises en terre au mois de mars.

Dès le mois d’avril le sol se couvre d’une belle flore qui donne à la contrée un aspect ravissant. Elle disparaît, dans les forêts, dans les premiers jours du mois de

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mai, lorsque les magnifiques hêtres se couvrent de feuilles. Àprès les hêtres viennent les chênes, dont le nombre va décroissant de plus en plus et qui ne forment plus nulle part de grands bois continus.

Les prairies et les champs conservent leur belle flore jusqu’au mois de juin. Cependant les bêtes à cornes et en partie aussi les " ~ vaux ont été mis au vert au commencement de mai, ce qui finit par dépouiller les pâturages de leur fraîcheur. Toutefois jusqu’à la Saint-Jean la campagne est couverte d’un tapis bariolé des plus agréables à la vue, et qui offre les nuances les plus délicates de verdure.

C’est pourquoi le mois de mai et le commencement de juin sont le plus souvent en Danemark une des époques les plus délicieuses de l’année ; les bois ont leur plus belle parure et dans les jardins les arbres sont couverts de fleurs. Le seul désagrément, c’est qu’il tombe alors des averses assez fortes, ce qui rend l’atmosphère quelque peu humide.

C’est au mois de juin, vers la Saint-Jean, qu’on commence à couper le foin et à le rentrer, ce qui a lieu après une dizaine de jours. Le colza est coupé vers la même époque, et de nouveau ensemencé avant la fin de juillet.

La récolte du seigle se fait également vers la fin du même mois et se continue dans le mois d’août, qui est le temps régulier de moisson pour l’orge, l’avoine, le froment, le sarrasin, les pois, etc.

C’est au mois de septembre que commencent de nouveau les travaux de la charrue ; on ensemence alors le seigle et le froment qui forment un tapis de verdure bien avant le commencement de l’iiiver.

La saison d’automne est du resTe assez pluvieuse en

Danemark. L’eau du ciel continue à tomber pendant les derniers mois de l’année et même assez souvent pendant la plus grande partie de l’hiver. Les brouillards ne sont également pas rares à cette époque.

De même que le climat du Danemark est assez pluvieux, les vents y sont très- fréquents et soufflent quelquefois assez fortement. Ainsi il n’est presque pas de semaine qui n’ait eu pendant un ou deux jours des brises assez fraîches.

Les forêts consistent principalement en hêtres; on continue d’y voir cependant un grand nombre de chênes, ainsi que des bouleaux, des aunes, des trembles, des noisetiers, etc. Les pins, au contraire, qui étaient, dans des temps très-reculés, les arbres principaux des bois danois, ne sont plus, depuis bien des siècles, indigènes en Danemark ; ils n’y prospèrent même guère quand on les y apporte. Les forêts sont très- fréquentes dans les îles et sur toute la côte orientale du Jntland, mais elles font défaut sur la côte occidentale.

La flore est du reste très-riche en Danemark ; on y compte plus de 1,300 espèces de phanérogames. Le nombre des cryptogames est aussi considérable.

La faune du Danemark offre peu de grands animaux; on n’y trouve que le cerf et le daim, qui sont du reste assez rares, le chevreuil, le lièvre, le renard, le blaireau et un certain nombre de petits carnassiers et autres mammifères. Les phoques et les loutres ne sont pas communs; les marsouins au contraire sont assez fréquents. Les oiseaux sont représentés par un nombre considérable d’espèces différentes. La mer est très-riche en poissons et en polypes : les lacs et les plus grandes rivières sont également peuplés par différentes sortes de poissons.

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Les habitants du Danemark, les Danois, sont un peuple de race gothique qui compte environ deux millions d’âmes. Il y en a, depuis la paix de Vienne, environ 1,700,000 dans le royaume de Danemark, le reste (300,000 environ) se trouve dans le nord et le centre du duché de Slesvig, jusque vers la Slie et le Dannevirke, où se touchent les nationalités danoise et allemande.

La langue danoise, à laquelle la langue norvégienne est presque identique, ne diffère guère de celle de la Suède. Ces trois idiomes forment avec la langue islandaise la famille des langues Scandinaves qui se distinguent, on le sait, essentiellement des langues germaniques. Cependant il est de fait que les langues du nord Scandinave proviennent de la même souche que la plupart des langues de l’Europe et d’une partie de l’Asie, telles que les langues germaniques, romaine, grecque, celtiques, etc.

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