‹ Le Danemark à l'Exposition universelle de 1867Chapitre 18 sur 91 · Matériaux, t. ITI, p. SOL · texte numérisé non relu

Matériaux, t. ITI, p. SOL

A L’EXPOSITION tJ.MVERSELLE.

aussi quelquefois courtes et trapues. On a au musée de Copenhague des pointes de lances en bronze qui atteignent jusqu’à un demi-mètre de longueur.

Les pointes de lances sont le plus souvent à douille; mais il y en a (comme le n° 539 de l’Exposition) qui portent une scie à la base. Le musée possède aussi le bout d’une hampe de lance également en bronze (voyez Worsaae, p. 38, n° 191), mais quant aux hampes elles-mêmes, qui étaient en bois, on n’en a pas trouvé de vestiges.

5. Poignards, 11 y en a deux formes principales; les uns ressemblent à des pointes de lances et ont une base très-large avec des rivets pour l’emmanchement (voyez par exemple les numéros 143 et ihh chez Worsaae, et 536, 537 de l’Exposition) ; les autres ne sont que des épées à lame courte (voyez le n'^ 535 de l’Exposition).

6. Ilameçons, Le musée de Copenhague en a quelques-uns en bronze (voyez Worsaae, n° 277).

H. Armes.

Outre les instruments que nous avons énumérés sous les numéros 1 à 5 de la classe précédente, il faut nommer encore :

6. Les épées , qui forment en Danemark deux groupes distincts. Observons d’abord que chez toutes la lame est fort allongée et mesure quelquefois plus de 0"",80; mais la poignée reste toujours très -petite et sa longueur varie entre 6 et 7 centimètres. De plus, les lames danoises se distinguent encore par leur forme droite et ne sont pas renflées à ]a partie supérieure comme dans le midi de l’Europe. Elles sont toutes, trèspointues et paraissent en effet avoir servi à porter des coups de pointe bien plus qu’à faire des blessures par le

tranchant. Le premier groupe se compose de lames avec âme de la poignée du même jet, plate, percée le plus souvent de trous pour fixer la garniture (voyez n°® 599 à 601; Worsaae, 11 â à 117). Ce groupe est beaucoup moins nombreux que le second, qui contient des épées à soie engagée dans des poignées en bronze fort ornées, souvent découpées à jour. Les poignées sont fondues et non pas gravées; elles présentent des formes très-variées et sont le plus isbiivent fort ornementées (voyez Worsaae, p. 30 et 31, n°«121 à 137).

Suivant M. de Mortillet, les épées de ce groupe seraient plus récentes que les précédentes; ce savant a même découvert des traces de rivets en fer sur une des épées exposées dans le palais du Champ de Mars sous le n° 607. 11 serait fort intéressant de vérifier ce fait sur les autres spécimens qui font partie des collections du Danemark. Le musée contient plusieurs épées, dont les fourreaux en bois ou en cuir nous sont parvenus dans un bon état de conservation (voyez n" 119).

7. Boucliers. Le musée de Copenhague possède plusieurs boucliers en bronze. battu (Worsaae n°® 203 à 206), L’un de ces boucliers a été exposé dans le palais du Champ de Mars (n° 553).

On se servait aussi de boucliers en bois, munis au milieu d’une plaque en bronze. Plusieurs de ces plaques sont restées entières jusqu’à ce jour.

8. Casques^ etc. On voit dans le musée de Copenhague plusieurs fragments de casques; il y a ainsi une mentonnière en bronze ornée de plaques en or. Elle est figuré chez Worsaae, n° 20à.

On voit de plus dans les collections danoises plusieurs objets qui paraissent avoir servi à protéger les bras et

A L’üXPOSlTION UNIVERSELLE.

autres parties du coi ps (voyez par exemple le 208 de Worsaae); c’était peut-être un ornement de casque.

I. Instruments de transport. Les canots de l’âge du bronze étaient probablement mieux fabriqués que ceux des périodes précédentes. On ne peut douter que la lame d’un couteau-rasoir exposé par le musée de Copenhague (n° 560; Worsaae, n° 172) ne représente un bateau à mât et à voile. Le musée possède des débris de plusieurs bateaux creusés dans des troncs d’arbres, et qu’on suppose appartenir à l’âge du bronze.

J, Instrumens pour l’agriculture. Les faucilles que nous avons mentionnées plus haut (G. 3) ont certainement servi à couper des céréales ou des herbages.

. K. Objets de parure. Nous en possédons un nombre fort considérable , et il y en avait pour presque toutes les parties du corps, fait qu’un misanthrope pourrait exploiter pour établir qu’à cette époque cependant bien primitive l’art de la coquetterie avait fait plus de progrès que tous les autres.

1. Fibules. Les collections danoises en offrent un grand nombre de formes assez variées. On observera du reste que l’arc ou le corps de la fibule se compose d’un bourrelet profondément et largement côtelé (voyez par exemple n° 581 de , l’Exposition, et Worsaae, n" 230). La plupart des fibules ont leurs extrémités terminées par de petits enroulements plans (Worsaae, n°® 228 à 230). D’autres, comme le n® 582 de l’Exposition et le n“ 231 de Worsaae, se terminent pa;’ deux larges cônes étalés, vides en dessous, ornés en dessus.

2. Boutons. On en a beaucoup, principalement en bronze (Worsaae, n° 2â7 ; à l’Exposition, 591 à 592, 705 à 720); d’autres sont en os (Worsaae, n° 248). Ces

boutons sont ordinairement doubles, formés par deux plaques circulaires dont le centre est réuni par un axe. L’une des rondelles présente très-souvent au milieu un talon ou une pointe saillante longue de 0‘",02 (n° 591).

3. Epingles. Elles offrent des formes très -diverses; l’extrémité supérieure est quelquefois ployée en cou de cygne; la plupart ont la tête courbée, plus ou moins repliée latéralement (voyez Worsaae, n°® 235 à 240).

h. Peignes. Nous en possédons plusieurs en or; quelques-uns ne sont garnis de dents que d’un côté (Worsaae, n°® 232 à 234); d’autres en ont des deux côtés, mais plus serrées sur l’un et plus distancées sur l’autre (n°® 696 et 697 de l’Exposition).

5. Diadèmes et colliers^ etc. Il y en a beaucoup, et de très-variés de formes. Les diadèmes les plus ordinaires sont composés de grosses tiges métalliques généralement torses, pliées en rond après avoir été plus ou moins largement aplaties, s’agrafant à chaque bout en formant des enroulements plans qui s’élèvent au-dessous du cercle. D’autres se composent de plaques de bronze ayant une certaine ressemblance avec les hausse-cols d’officiers, mais plus étendus; ils se posaient sur la tête en sens inverse (n° 569 de l’Exposition; Worsaae, n° 218; voyez aussi n°' 216 et 217).

Les colliers sont aussi très- variés; il y en a qui sont entièrement garnis de côtes minces, hautes, tranchantes, formant tout autour une ornementation torse et ondulée très-agréable aux yeux, mais moins agréable pour le porteur (m® 571 à 572 de l’Exposition).

6. Bracelets. Les collections danoises en possèdent un fort grand nombre qui sont tous ouverts sur le côté; leurs formes sont aussi très- variées (voyez n°® 578 et

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738 de l’Expositioii, et Worsaae, 250 à 25Zi, 260 et 263-26/1 ). Ces bracelets sont tantôt en bronze, tantôt en or.

On a aussi des bracelets composés d’un fd d’or replié sur lui-même et formant une spirale double, à tours plus ou moins écartés et plus ou moins nombreux (n°® 575 et 576 de l’Exposition; Worsaae, n° 250).

On voit aussi assez souvent de grandes spires en bronze à tours écartés (voyez les n°" 577 et 738 de l’Exposition, et Worsaae, n° 261); ils devaient garnir toute une partie du bras ou mieux peut-être de la jambe.

7. Bagues et anneaux. Il en est en bronze et en or; les deux bagues exposées à Paris (n“® 579 et 580, comp, Worsaae, n” 2/i6) sont composées de fds exactement disposés comme sur les bracelets dont, nous venons de parler.

8. On a encore des perles en ambre (une seule en verre) et, de plus, différents objets de parure dont l’usage spécial n’a pas été précisé jusqu’ici. Tels sont par exemple les lutuli^ n°® 739 à 7/i2 de l’Exposition, et Worsaae, n° 209.

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