Aiguilles à cheveux (voyez Worsaae, n° 371 à
12. Peignes en os. Ceux de l’époque que nous examinons sont toujours à poignée arquée (voyez les n°® 841 à 843 de l’Exposition et le n° 365 de Worsaae; comparez aussi Nydam, pl. 50, n°® 9 à 11).
13. Dés et dames. Il en existe en verre dans les collections du Danemark (Worsaae, n° 364).
Nous avons déjà fait remarquer que plusieurs objets de cette période accusent une origine romaine par leurs formes, quelquefois aussi par les marques de fabrique et les inscriptions qu’ils présentent. Tels sont, entre autres, les objets en verre, les casseroles, les tamis, la tête de Jupiter du Slesvig, etc.
Mais d’un autre côté il n’y a pas moins d’objets avec l’empreinte bien accentuée d’une fabrication nationale, et offrant des formes originales. Tel est un petit gobelet en argent trouvé à Himlingoeie, et figuré chez Worsaae sous le 11° 314. On y voit représentés en relief un homme accroupi, plusieurs oiseaux et autres animaux, etc.; puis une petite garniture avec une tête d’homme également en relief.
A L’EXPOSITION UNIVERSELLE
L’objet en bronze figuré chez Worsaae sous le n” 396 est peut-être aussi de travail danois, ce qui ne laisse aucun doute pour plusieurs figures d’animaux en métal qui ont été soudées à des vases et à différents autres objets aussi en métal, retirés des tourbières du Danemark (voyez Thorshj erg ^ pl. 6 et 7; comp. Worsaae, n°® 313, 333 et 393).
Tout nous prouve que Fart commençait à se développer en Danemark dans la première période du fer, et à se revêtir d’un caractère original. On n’hésitait déjà plus à multiplier les figures d’animaux et même d’hommes, et on ne se contentait plus de lignes ou de figures géométriques seulement.
C’est là un immense progrès sur l’âge du bronze, où les représentations d’animaux sont assez rares et sont toutes isolées (Worsaae, n"® 167 et 270).
Un couteau en bronze du musée de Copenhague (voyez Worsaae, n° 166) présente bien la ligure d’un homme à l’extrémité du manche, mais cet exemple est sans analogue et offre en outre un caractère étranger.
Si les habitants du Danemark à cette époque avaient déjà une industrie et un art national, les premiers germes d’une littérature commençaient aussi à poindre chez eux. Du moins il est de fait qu’ils ont eu une écriture particulière, les runes, que nous pouvons appeler scandinavo-gothiques. Nous en constatons des spécimens isolés sur des hampes et des garnitures; en outre, des inscriptions d’une certaine étendue présentent de véritables phrases et peuvent être considérées comme les premiers essais d’une littérature qui ne demande qu’à se développer et à prendre son essor.