A L’EXPOSITION UN I V K P. SE L L E
pures traditions nationales. Toute une pléiade de poètes, tels que Baggesen, Heiberg, Paul Moellei*, Grundtorg, Winther, Herz, Paludan Mueller, lïaucb, etc., chacun remarquable dans son genre, avait surgi en môme temps. Notre célèbre Andersen avait déjà publié une bonne partie de ses délicieux contes, qui sont traduits dans presque toutes les langues.
La peinture et la statuaire inspirée par le génie de Thorvaldsen prirent un nouvel essor : les expositions comptaient des chefs-d’œuvre de plus en plus nombreux.
Parmi les autres artistes ce n’est que justice de citer le graveur Clemens, l’architecte Bindesboell et le peintre Iletsch, professeur de perspective à l’Académie royale des Beaux-Arts de Copenhague.
Les sciences et l’érudition ne restèrent pas en arrière. Il suffit de nommer le célèbre Oersted, l’inventeur de l’électro-magnétisme ; Bask, le fondateur de la philologie comparée; Forchhammer, le géologue; P.-E. Muller, l’infatigable explorateur de nos traditions historiques; Madvig, le philologue critique que l’Allemagne nous envie, etc., etc.
En dehors de ces sphères supérieures, nous trouvons beaucoup de talents remarquables c|ui propagèrent le goût de la lecture et de l’instruction parmi les différentes classes de la nation.
Ainsi nous voyons partout s’établir successivement des écoles supérieures, où les enfants des paysans peuvent perfectionner l’instruction qu’ils ont déjà acquise dans les écoles primaires. ^
Le règne du roi Frédéric AH (I8/18 à 1863) fut une période des j.dus heureuses pour le peuple danois.
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Ce prince inaugura son avènement en donnant au peuple une constitution démocratique et libérale; cetle généreuse mesure provoqua parmi les classes inférieures de la population un vif intérêt pour la chose publique, intérêt qui à son tour excita chez elles un besoin tout nouveau de lumières.
La guerre de trois ans avec l’Allemagne, de iShS à 1850, fut loin d’être préjudiciable au pays. Au contraire, cette lutte eut pour conséquence de rompre les liens qui rattachaient sous le rapport commercial le Danemark à ce pays voisin, et d’établir sur une grande échelle des relations directes avec l’Angleterre.
Le blé y fut transporté sans intermédiaire, et il en fut de même des bestiaux, dont l’élevage devint de plus en plus considérable.
Ce n’était pas assez. Le règne du roi Frédéric YIÎ fut marqué encore par des progrès de tout genre. Des chemins de fer furent commencés sur tous les points du royaume.
Le réseau des grandes routes et des chemins vicinaux fut achevé; un très-grand nombre d’édifices publics, tels que écoles, hôpitaux, pénitenciers, hôtels de ville, furent reconstruits avec des proportions plus vastes et des aménagements plus commodes ; des institutions pour les aveugles, les sourds-muets, les aliénés, etc., etc., furent fondées dans les principaux centres.
Enfin en 1862, année qui précéda la mort de ce bienfaisant et généreux souverain, la liberté complète du travail fut introduite en Danemark par une loi que le gouvernement avait présentée en 1857.
Le Danemark, sous le gouvernement éclairé de Sa Majesté Christian IX, malgré les grandes pertes que
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iui a fait essuyer la guerre de 18C/i avec deux grandes puissances, continue à marcher dans la voie de progrès et de civilisation qui, comme ont pu l’indiquer ces pages trop rapides et trop concises, est la sienne depuis tant de siècles.
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