‹ Le Danemark à l'Exposition universelle de 1867Chapitre 40 sur 91 · tonneaux et 80 bateaux à vapeur de 8,850 tonneaux · texte numérisé non relu

tonneaux et 80 bateaux à vapeur de 8,850 tonneaux

Il existe à Copenhague une société spéciale poulies progrès de la navigation à vapeur; elle possède 25 vapeurs. Une autre société est à la tête de plusieurs navires quelle envoie à la pêche de la baleine, du phoque et de la morue, dans les régions polaires.

Les chemins de fer en voie d’exploitation ont une Ion-

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gueur de à70 kilomètres; 200 kilomètres sont encore en construction. Les chemins de fer en Seeland, de 172 kilomètres de longueur, ont transporté en 1866 l,Zj70,619 personnes, dont chacune en moyenne a fait un parcours de 25 kilomètres. Les locomotives ont parcouru 538,600 kilomètres, les wagons plus de 6 millions, les voitures de bagages à peu près 6 millions et les bureaux ambulants de poste 1,061,000 kilomètres. Les recettes ont atteint 3 millions de francs environ, sur lesquels 160,000 francs ont été déposés aux fonds réservés et 138,000 répartis entre les actionnaires.

Les chiffres qui suivent établiront la rapide extension de l’industrie des chemins de fer.

En 1860 le Danemark ne possédait encore que 115 kilomètres de voies ferrées avec 19 locomotives, 17 tenders, 21/i voitures et wagons qui ont effectué letransport de 354,905 personnes et de 67 millions de kilogrammes de marchandises.

L’année 1865 comptait 450 kilomètres de chemins de fer avec un matériel de 39 locomotives, de 36 tenders et de 702 wagons et voitures; le transport fut de 1,345,570 personnes et de 130,000,000 de kilogr. de marchandises.

Dans le cours de la même année 1865, le pays était sillonné par 1,370 kilomètres de routes royales; les chemins cantonaux mesuraient 4,830, et les chemins vicinaux 28,000 kilomètres.

Toutes ces voies sont larges, commodes, et tenues avec soin à l’abri de toute espèce de dégradation.

Il y a en Danemark plusieurs canaux navigables. L’un d’eux, en Seeland, conduit de Nestved (p. 177) au port de cette ville, un autre, en Fionie, de la ville d’Odense jusqu’à la mer. Dans le Limfjord, on a tout récemment

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creusé un canal qui traverse les eaux basses du milieu pour joindre les deux bassins à l’est et à l’ouest ; il a une profondeur de 3 mètres. Le Gudenaa, entre Silleborg et Randers, a été rendu navigable pour des bateaux plats.

Le nombre des phares est de 50. On en construit de nouveaux chaque année.

Il existe des stations de sauvetage sur les côtes du Danemark, 33 sur la côte occidentale du Jutland, et 5 à Bornholm. Quelques-unes de ces stations sont munies d’appareils à raquettes.

Le Danemark possède plusieurs ports magnifiques, tels que celui de Copenhague, d’Elseneur, d’Aarhus, de Frederikshavn, etc.

Le chiffre des télégrammes expédiés annuellement peut être évalué à plus de 380,000. Dans les six premiers mois de l’année 1867 on a expédié 109,683 dépêches entre les stations diverses du pays; 79,357 à l’étranger; en transit, il n’y en eut que 2,980.

En 1860, le nombre des télégrammes était bien inférieur à 100,000; en 1863, il était de 150,000 environ ; en 1865, de 203,208, et en 1866, de 231,658.

Les premières lignes télégraphiques ont été construites par l’État en 1852. Plus tard d’autres y ont été ajoutées, grâce en partie aux entreprises de sociétés particulières; plusieurs de ces lignps ont depuis été cédées à l’État. On trouve des stations télégraphiques dans presque toutes les villes ; le nombre des bureaux est de 71, dont 50 appartiennent à l’État, le reste à des sociétés particulières. La taxe unifortne pour une dépêche simple de 20 mots est de 90 centimes.

La longueur totale des lignes télégraphiques a atteint,

en 1866, 1,536 kilomètres; celle des fils, 3, âSO kilomètres. Le jnombre des employés était de 119, et celui des appareils de 10/i.

L’administration des postes en Danemark est réglée de façon à répondre à toutes les exigences du public. Les villes les plus importantes reçoivent deux fois par jour le courrier de la capitale et de l’étranger.

Le nombre des bureaux de poste hors de la capitale s’élève à 100, indépendamment de 350 bureaux ruraux.

A la poste se rattache aussi le service de transport des voyageurs.

Les postes ont transporté : en 1860, 92,255 personnes, 6,568,150 lettres, 5,613,389 journaux, 391,593 paquets et livres, et en fait de valeurs et de monnaie une somme de 156,957,295 fr. ; en 1861, 10â,A10 personnes, 6,6A2,380 lettres, 5,689,083 journaux, 425,169 paquets et livres, et pour 164,044,111 francs de valeurs.

En 1855, le nombre des lettres ne dépassait guère 5 millions.

La taxe uniforme d’une lettre ordinaire est de 11 centimes et demi (4 skilling).

Le seul établissement qui ait le droit d’émettre des billets de banque est la Banque nationale de Copenhague. Les billets de banque en circulation représentent une valeur de 70 millions de francs. Le capital versé par les actionnaires s’élève à 36 millions.

Parmi les établissements de crédit, citons : les banques privées de Copenhague, dont l’une possède un capital de 12 millions; la Caisse d’escompte à Odense; nous pourrions ajouter à cette nomenclature beaucoup d’autres institutions de crédit de diverse nature.

Enfin des caisses d’épargne sont établies 'non-seule-

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ment dans les villes, mais encore dans plusieurs communes rurales. Le total des sommes déposées dans ces établissements s’élève aujourd’hui à 120 millions de francs.

La population du Danemark est généralement dans l’aisance. A la vérité, il n’y a qu’un nombre restreint de grandes fortunes; mais en revanche les classes moyennes et la population rurale jouissent généralement d’un notable bien-être.

Le nombre des pauvres est relativement peu considérable; ils sont entretenus en partie par les communes et en partie aussi dans des établissements de bienfaisance nombreux et bien dotés.

Donnons, pour terminer, le relevé des exportations les plus importantes en 1865 : orge, 1,752,000 hectolitres, plus 2,200,000 kilogrammes de farine; avoine,

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