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fumées dits «unitaires», et à Paris, il existe un «groupe d'habitations à bon marché, rue V.-de-G., dans lequel toutes les cuisines (mais seulement celles-ci, les autres foyers étant construits conformément à Vordonnance de police précitée) se trouvent desservies par 6 conduits de fumées dits «unitaires» du système «Aéros»> desservant chacun les foyers de -5 cuisines superposées verticalement. Ces conduits ‘sont constitués par un canal cylindrique unique partant du sous-sol et s’élevant verticalement jusqu’audessus du faîtage ; à chaque étage, une tubulure latérale permet l'évacuation des gaz brûlés d’un foyer. Le canal cylindrique est contenu à l’intérieur d’un Æ<anal prismatique à section carrée, formant gaîne et percé lui-même à chaque étage d’une petite ouverfure servant à la ventilation du local.
L'ensemble de ces deux conduits, construits en <iment aggloméré, est surmonté d’un chapeau dont les parois latérales disposées en forme de lames de persiennes convenablement inclinées ont pour but d'activer le tirage en utilisant le vent.
Le permis d’habiter n’a d’ailleurs été délivré qu’en 1921, et une décision du Préfet de Police autorisant à titre exceptionnel une dérogation à l’ordonnance du 27 mars 1906 n’a été prise, qu'après étude par le Laboratoire d'Hygiène et sous condition d’une surveillance qui s’exerce régulièrement chaque année. Disons que d’une façon générale nous constatons l'absence d'oxyde de carbone ou très exceptionnellement des traces de l’ordre du 1/100.000 et que le ti-
rage de tous les conduits se maintient positif même en dehors de toute activité des foyers. Les conclusions favorables des premières expériences se trouvent chaque année confirmées.
Cependant ce système ne s’est pas étendu à d’autres immeubles et son extension ne nous paraît d’ailleuis
pas désirable.
3. Fissures. — Lorsque, au cours dé nos enquêtes. relatives à l’étanchéité des conduits de fumées, l’examen minutieux de la région de passage révèle l’existence de fissures plus ou moins profondes, nous effec-tuons des sondages à l’aide d’un fil de fer afin de nous rendre compte si le conduit lui-même est intéressé. Mais pour établir analytiquement les preuves de ces communications, un prélèvement d’air effectué aux abords de la région fissurée peut n’être aucunement concluant, car dans certaines circonstances et notamment quand la température du gaz circulant dans le conduit est assez élevée, le tirage peut s’établir normalement à son intérieur et l’analyse ne revéler dans ces conditions aucune trace d’oxyde de carbone.
Aussi avons-nous recours depuis 1926 à l’artifice suivant qui nous donne les plus heureux résultats : nous appliquons intimement une rondelle de caoutchouc évidée dans sa partie centrale, que nous coiffons d’un entonnoir dont la douille est mise en relation avec la poire aspirante et soufflante que nous
utilisons pour effectuer nos prélèvements d’air. Ce
UT
système formant «ventouse » est déplacé le long de la région fissurée.
Concurremment, nous effectuons fréquemment un deuxième prélèvement d’air, sans ventouse, dans toute la zone avoisinante,
En 1936, 35 enquêtes ont porté sur des fissures inté-
ressant des coffres de fumées dans les locaux habités. = 6 fois seulement les prélèvements d’air effectués par ventouse se sont trouvés indemnes de toute présence d’oxyde de carbone, donnant ainsi la preuve que les fissures étaient superficielles.
Dans 8 cas, la proportion de ce gaz était comprise entre 1/50.000 et 1/100.000 : les fissures intéressaient bien le coffre à fumées, mais elles étaient pratiquement négligeables.
12 fois, la dose varie entre 1/10.000 et 1/50.000..
Enfin, dans 9 cas, elle oscille entre 1/3.500 et 1/10.000 et il est intéressant de comparer les résultats obtenus avec les teneurs observées dans les prélève-
ments effectués au voisinage sans ventouse :
Par ventouse Sans ventouse 1/3.500 1/65.000 1/5.000 4/75.000 4/5.000 0 4/10.000 traces 1/15.000 0 1/20.000 1/65.000 1/55.000 1/100.000
Ainsi les teneurs observées dans l’atmosphère
même de la pièce sont pratiquement négligeables,
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tout au moins dans les conditions de nos prélèvements, car il est évident que les conditions de tirage venant à changer, les proportions pourraient se trouver considérablement augmentées.
Il est également intéressant de noter que la comparaison des résultats obtenus avec ou sans ventouse, permet de montrer l’existence de défaut d’étanchéité autre que des fissures visibles, et dont la recherche de la cause s’impose à l’homme de l'art. C’est aïnsi
que nous avons enregistré :
Par ventouse Sans ventouse
1/60.000 1/65.000 1/55.000 1/80.000 Parfois même les teneurs sont inversées : 1/50.000 1/45.000 1/25.000 1/40.000
4. Siphonage. — Nous classons sous cette rubrique, toutes les plaintes visant des cheminées, en non activilé, présentant un courant d’air descendant, par suite de lappel produit par un foyer en activité existant dans une autre pièce de l’appartement.
45 enquêtes ont porté en 1936 sur de tels faits.
Nos prélèvements d’air ont lieu directement au débouché de la cheminée dans la pièce.
Dans 25 cas, absence totale d'oxyde de carbone : c'est de Pair extérieur qui est ainsi aspiré.
13 fois, l’oxyde de carbone varie entre 1/50:000 et 1/100.000 : l'air siphonné est vraisemblablement un mélange d’air extérieur et de gaz de combustion évacués par une cheminée dont la mitre placée sur le
faîte de l’immeuble est contiguë à celle de la chemi-
RER IDE née incriminée : par certaines conditions atmosphériques, vents notamment, il y a partiellement
siphonage d’une cheminée sur l’autre ; il suffira de
surélever la mitre pour que l'inconvénient cesse.
Mais parfois (7 cas) la cause est plus sérieuse : des fissures intéressent les conduits juxtaposés, dans leur traversée de l’immeuble ou parfois même de deux immeubles contigus et les proportions d'oxyde de
carbone sont plus élevées et plus constantes.
Voici les résultats enregistrés, avec comparative-
ment ceux obtenus dans l’atmosphère même de la
pièce. ‘ Air siphonné Air de la pièce
1/8.000 (présence de fumées) 1/25.000 1/10.000 > 1/10.000 4/10.000 4/65.000 4/20.000 1/45.000 1/35.000 1/75.000 1/35.000 Le 1/40.000 1/70.000
En février 1921, nous avons été appelé à étudier un cas de siphonage particulièrement instructif sur plainte de M. D., rue C. : dans l’immeuble, les tuyaux de dégagement de divers chauffe-bains sont piqués sur un conduit unique, au mépris des règlements sanitaires : dès l’allumage du chauffe-bains de l'étage inférieur, il se produit un siphonage de l’appareil correspondant du plaignant provoqué par un foyer en activité dans son appartement et on note 1/2.000 d'oxyde de carbone aux abords de cet appareil alors
M. Bouyssy
UNE à pus
qu'avant l'allumage, lanalyse ne décelait aucune trace de gaz.
D'une façon générale, les proportions maxima d’oxyde de carbone s’observent lorsqu'il existe des couches de charbon non incandescent, c’est-à-dire au moment de l’allumage, du rechargement et lorsqu'il
est fait usage de poëles à combustion lente.
5. Chauffe-bains. — En 1936, nous n’avons eu que 3 chauffe-bains susceptibles de retenir l'attention. Dans un seul cas, nous avons obtenu une proportion inquiétante d'oxyde de carbone, après dix minutes de fonctionnement : 1/5.000.
Mais ces appareils, qui brûlent dans un temps relativement court un fort volume de gaz d'éclairage dont la flamme est constamment refroidie par le courant d’eau qui circule, sont une cause fréquente et souvent méconnue par les intéressés, d’accidents graves et parfois même mortels.
Voici quelques proportions d’oxyde de carbone qu’il nous a été donné d’observer.
a) Février 1910 : M. J., Avenue de l'O. fut retiré évanoui de sa baignoire ; une enquête nous donna 1/3.000 après un fonctionnement de dix minutes.
b) Décembre 1921 : Un chauffe-bains installé dans des conditions de tirage très défectueux (tuyau débouchant de O0 m. 20 dans une courette de faibles dimensions) : 1/150, après dix minutes de fonctionnement.
c) En 1925, 70 % des chauffe-bains examinés ac-