LA
M. Bouyssy
2 (De
b) ATELIERS DE RÉPARATION. — Nous avons été ap-
pelé à procéder à un prélèvement d’air en décembre 1937 dans un atelier de réparation (cubage 260 mc. d'air, une porte de 2 X 3 fermée, 1 imposte de 0,50 X 0,50 fermée, 2 ouvriers) : moteur 201 Peugeot, tournant au ralenti depuis 10 minutes avec production de fumées à odeur âcre et piquante. Oxyde de carbone : 1/2.000.
Plus encore, CAROZzI signale au Congrès du Travail 1923 des proportions d'oxyde de carbone de l’ordre de 1/500, dans certains garages fermés où des moteurs tournent à vide, et l’on conçoit parfaitement la possibilité d’atteindre des teneurs encore plus élevées.
Par ailleurs, en 1932, dans une communication à J’Académie de Médecine (Bulletin de l’Académie de Médecine, t. CVII, p. 1624) M. le Professeur TANON, en collaboration avec MM. CazENEUVE et NEVEU, signale le cas de 3 ouvriers, travaillant depuis plusieurs mois dans le fond d’un garage où l’on effectuait des réparations de moteurs, chez lesquels ils ont observé «sans signe d'intoxication, une mydriase double et intense, iris étant réduit à un cercle de 1 mm. d'épaisseur ». Ils émettent l’avis qu’il s’agit d’une action toxique élective pour les centres bulbaires, des vapeurs d'essence, d'hydrocarbures, des gaz d’échappement, ces derniers étant plus dangereux seulement par la forte proportion d'oxyde de carbone qu’ils renferment.
Quoi qu’il en soit, et plus encore même que pour les garages individuels, le séjour dans de telles atmos-
phères étant constant et prolongé, il y a lieu d’assurer obligatoirement un système de ventilation énergique des ateliers de réparations, compte tenu d’une protection efficace du voisinage.