FER
Pathogénie.
19 Théorie asphyxique.
L’oxyde de carbone, avons-nous vu, ne se comporte pas, vis-à-vis des êtres vivants, à la façon d’un gaz inerte, comme l’hydrogène, l’azote, l’acide carbonique, mais par suite de sa grande affinité pour l’hémoglobine, il déplace l’oxygène de l’hémoglobine oxygénée, volume à volume, et forme de la carboxyhémogiobine, rendant ainsi le globule rouge impropre à l’hématose, l’'hémoglobine ne pouvant plus remplir sa fonction essentielle de vecteur d’oxygène.
L’action nocive de l’oxyde de carbone aboutit en fait à une diminution de l’oxygène dans le sang, c’està-dire, au sens médico-légal du mot, à une asphyæie, et ce sont les phénomènes asphyxiques qui vont constituer toute la symptomatologie des accidents produits par l’oxyde de carbone, accidents pouvant présenter toute une échelle de gravité et pouvant aboutir à la mort. F
GRÉHANT a montré expérimentalement sur le chien
que pour des proportions d'oxyde de carbone peu