Cours et coureltes. — La présence de l’oxyde de
carbone dans celles-ci peut être imputable, nous ve-
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nons de le voir, aux chauffe-bains incorrectement installés. Mais ce n’est pas la cause dominante. Citons un exemple, particulièrement significatif : Dans un immeuble rue B. G., en mars 1908, muni de l'éclairage électrique et du chauffage à la vapeur, l’enquête ne révèle rien de suspect dans les appartements, mais si on ouvre les fenêtres des chambres ouvrant sur cour, on perçoit une odeur très nette, propre à la combustion de certains charbons. Des prélèvements d'air effectués aux 2°, 4, 5° étages accusent respectivement 1/30.000, 1/30.000, 1/20.000 d'oxyde de carbone imputables à 3 cheminées de calorifère de 3 immeubles différents, dont les fumées étaient refoulées dans la cour par des courants d’air descendants, lors de certaines circonstances atmosphériques, vents notamment.
Deux plaintes seulement en 1936 visant le rabattement dans les appartements, fenêtres ouvertes, de gaz de combustion provenant des cheminées voisines : dans un cas, absence d’oxyde de carbone ; dans le deuxième : 1/80.000 au niveau d’une fenêtre du 5° étage.
7. Calorifères à air chaud. — Dans ce mode de chauffage, il faut incriminer soit la cloche qui peut être fissurée et l’oxyde de carbone sera décelé en plus ou moins grande quantité dans l’air soufflé par les bouches de chaleur, soit un défaut d'étanchéité du coffre à fumées. Les plaintes justifiées sont d’ailleurs l'exception.
En 1936, 11 enquêtes : 10 ont donné un résultat négatif, 1 a donné 1/15.000 dans un prélèvement par ventouse au droit de fissures d’un coffre à fumées.
Cependant, 2 bouches de chaleur ont accusé 1/40.000 et 1/75.000 en 1911 et, du 1* janvier 1919 au 1° janvier 1927, sur 16 calorifères à air chaud étudiés, nous avons obtenu une fois 1/10.000, la seconde 1/1.000, même dans des bouches, témoin d’une fissure particulièrement importante à la cloche.
En ce qui concerne ces appareils, dans lesquels l'air chaud pulsé par les bouches correspond dans la majorité des cas à la composition de Pair puisé dans la cour, on doit toutefois appeler l’attention sur les gaines dont le nettoyage est le plus souvent impossible et sur le fait que l’air appelé n’est pas dépoussiéré à son entrée dans l’immense majorité des cas : ces poussières sont carbonisées et rendent l’air chaud mal odorant, ce qui éveille linquiétude des occupants. Signalons enfin que parfois une communication existe entre la gaine et l’atmosphère de la cave, d’où il résulte une captation de fumées possible au
moment du rechargement et du nettoyage du foyer.
8. Calorifères à eau chaude ou à vapeur. — 32 enquêtes en 1936 : 6 ont porté sur la chaufferie ellemême ; dans un seul cas, nous avons trouvé de l’oxyde de carbone, à la proportion de 1/35.000 par défaut de tirage et, après exécution de travaux, absence
complète de ce gaz.
8 ont visé des infiltrations possibles par défaut
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d'étanchéité entre la chaufferie et des pièces situées au rez-de-chaussée, directement au-dessus de celleci : toutes ces plaintes ont été reconnues non fondées.
18 enfin concernaient les conduits de fumées des calorifères, 2 seulement ont montré des fissures les faisant communiquer avec l’appartement : dans le premier cas : 1/1.000 d'oxyde de carbone (par ventouse) -— 1/80.000 dans l’appartement ; dans le second : 1/15.000 d’oxyde de carbone (par ventouse) —
traces dans l’appartement.
9. Réchauds à charbon de bois. — Ces appareils ne sont guère utilisés qu’intentionnellement dans un but de suicide par l’oxyde de carbone.
Signalons cependant les inconvénients présentés par l'emploi de briquettes à charbon de bois dans les chaufferettes portatives.
Dans certains ateliers de couture, on utilisait autrefois des réchauds à charbon de bois. L’un d’eux placé dans une hotte à tirage défectueux nous a donné 1/40.000 d'oxyde de carbone en juin 1908.
En mars 1936, au cours d’une enquête faite à la suite d’une plainte émanant d’un tailleur en chambre, et alors que les différents prélèvements d’air effectués ne renfermaient pas d’oxyde de carbone, nous avons constaté 1/30.000 de ce gaz dans une pièce où était utilisé un fer à repasser, dit « carreau », chauffé au charbon de bois.
Pour terminer cette étude sur l'hygiène du chauf-
fage, en nous plaçant au point de vue fréquence, di-
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sons qu’au seul cours de l’année 1936, sur 417 prélevements d’air, effectués lors de 285 enquêtes, 162, soit près de 40 % ont présenté à l’analyse des quantites variables d'oxyde de carbone, parfois très voisines de la dose toxique (1/1.000), justifiant ainsi nombre
des plaintes que nous avons eu à étudier.
20 L'hygiène de l'éclairage.
Bien que cette question soit actuellement au second plan avec le développement incessant de l’éclairage électrique, l’éclairage par le gaz est encore suffisamment répandu pour que nous croyons utile de nous y arrêter un moment. Il est réalisé à l’aide de manchons d’oxydes de terres rares portés à l’incandescence, et si nous nous rappelons l’expérience princeps du refroidissement d’une flamme, le fonctionnement de ces appareils, dont le plus connu est le bec Auer, s’accompagnera toujours d’une production plus ou moins marquée d'oxyde de carbone. Mais dans quelles proportions, c’est là le point de vue pratique de la question que nous allons envisager.
Dès 1894, GRÉHANT signale que l’atmosphère d’une chambre de 51 mc. dans laquelle un bec Auer brûle pendant sept heures, renferme environ 1/40.000 d'oxyde de carbone, ce qui correspond à une production de 184 cme. de ce gaz pour 100 litres de gaz brûlé, en admettant que le bec ait brûlé la moyenne de 110 litres de gaz à l’heure.
En 1905, Albert LÉvVY et PÉCOUL estiment que le bec
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Auer ne produit pas plus d'oxyde de carbone qu’un bec Papillon ou un Bunsen ordinaire. Ainsi dans ces
mêmes conditions :
CR SEE COR RE I ES 1/80.000 Bec à incandescence avec manchon...... 1/70.000 Même bec sans manchon .............. 1/75.000
Mais en 1919, KzING et FLORENTIN obtiennent des productions d’oxyde de carbone notablement plus élevées : un bec Auer consommant 110 litres de gaz d'éclairage à l’heure serait capable d’introduiré 814 cmc. d'oxyde de carbone dans une enceinte de 3 mc. 8 après une heure de fonctionnement, le même bec brûlant sans son manchon à la manière d’un Bunsen ordinaire ne leur ayant fourni que 187 cmc. d'oxyde de carbone dans le même temps, soit une proportion de 1/20.000 contre 1/5.000 pour le bec Auer.
Reprenant cette étude, Marcy en 1920, puis CAM- BIER et Marcy en 1922 font de nouvelles déterminations avec des types de becs très divers : Auer, Plaisetty, Bansept, Visseaux, Mecker, tant sous forme de becs « droits » que des becs «renversés ». Un travail très documenté les conduit à admettre une production moyenne de 200 cmc. d’oxyde de carbone pour 100 litres de gaz brûlé, ce qui correspond après une heure de fonctionnement, dans une enceinte de 22 mc., à une proportion de 1/100.000 ; d’ailleurs cette proportion ne dépasse pas 1/40.000 dans les résultats
les plus élevés.
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Notons d’ailleurs, qu'entre temps, de nouvelles déterminations de KLING et FLORENTIN aboutisent à des résultats du même ordre.
En résumé, les manchons à incandescence type Auer ne présentent pratiquement aucun danger de
par leur production d'oxyde de carbone.