III. — HYGIÈNE DE LA RUE
1. Suppression des braseros à charbon aux terrasses de café qui, s'ils ne présentent à vrai dire pratiquement aucun danger, l'allumage étant effectué en dehors des terrasses, en bordure du trottoir, peuvent constituer cependant une gène pour les locataires du premier étage, par suites d’odeurs âcres et sulfureuses. Leur remplacement par des appareils électriques devrait être imposé.
2. L'influence de la fraction automobile sur l'atmosphère des voies parisiennes est pratiquement négligeable, même dans les artères, aux heures où la circulation particulièrement intense nécessite l’établissement de barrages pour l'écoulement des voitures et des piétons. Maïs si, pour ces derniers, la pollution de Fair par les gaz des automobiles ne se révèle pas aussi redoutable qu'on pourrait le craindre, on peut toutefois se demander s’il en est de même des
boutiquiers riverains. Il y aurait lieu d'envisager la
possibilité de la rétention de l’oxyde de carbone des gaz d'échappement par les moteurs à essence tout au moins. On a proposé de munir les voitures d’un tuyau d'échappement vertical, dispositif qui paraît difficilement réalisable pour de simples raisons d’esthétique. La meilleure solution semble être d’assurer au maximum le bon fonctionnement du carburateur de façon à obtenir une combustion aussi parfaite que possible de l’essence entraînant la suppression de la production de l’oxyde de carbone. Un double avantage serait ainsi réalisé, au point de vue de l’hygiène et de l’économie, le coefficient d'utilisation de l’essence étant inverse de l’ «indice de toxicité» défini par KOHN-ABREST. C’est donc pratiquement aux constructeurs d'automobiles qu’il conviendrait d'imposer l’étude d’une amélioration des dispositifs de carburation, de facon à abaïsser le seuil de toxicité des gaz de combustion.
3. En ce qui concerne les passages souterrains pour automobiles, outre que la circulation y est le plus souvent interdite aux piétons, la ventilation y paraît actuellement satisfaisante. Ce ne serait qu’exceptionnellement en cas d’embouteillage dû à un accident, par exemple, que des proportions anormalement élevées d'oxyde de carbone pourraient être atteintes : d’ailleurs, dans cette éventualité, l’arrêt de leurs moteurs est recommandé, par affiches, aux chauffeurs.
4, Quant aux voitures automobiles elles-mêmes (autobus, cars, taxis, conduites intérieures), pratiquement,
aucun danger ne semble à redouter, à moins de cir-
constances accidentelles : il y a lieu toutefois de veiller à une étanchéité parfaite du carter et du plancher de facon à ce que les gaz ne filtrent pas à l’in-
térieur.