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CHAPITRE IX

CLASSIFICATION GENEAI^OaiQUE

Le principe de classification est Vêlement gé« néalogique. — La théorie de descendance modifiée par sélection donne seule la clef de la vraie classification. Elle seule peut guider sûrement les naturalistes et leur mettre à la main la lumière sans laquelle ils ne font qu'errer, tâtonnants et irrésolus. Ce lien caché qu'ils ont cherché sous prétexte de découvrir quelque mystérieux plan de création, ou d'énoncer seulement des propositions générales, ce lien caché est la communauté d'origine. Toute classification vraie est donc généalogique.

Méthode qui en découle. — Comment réconnaître la filiation des espèces? Nous n'avons aucun registre généalogique, nous ne pouvons donc établir la communauté d'origine qu'à l'aide des ressemblances de toutes sortes que nous constatons. Or, au milieu

dos variations produites, quels caractères nous donneront les meilleures indications? Ce seront les caractères qui semblent s'être le moins modifiés sous Tinfluence directe des conditions de vie auxquelles chaque espèce s'est trouvée récemment exposée :

1* La constance de la structure;

2** Les vestiges de structure primordiale ;

3"" L'uniformité d'un ensemble de caractères;

4^ La chaîne des affinités, existante ou retrouvée,

§ l""'. Constance 4e la structure

1. *- Organes de haute importance vitale et physiologique. — En premier lieu viennent les organes destinés & la circulation et h l'oxygénation du sang, et ceux qui servent à la reproduction. La constance de leur structure et leur caractère uniforme proviennent de ce qu'ils ont le moins varié ; par conséquent ils témoignent avec clarté de la descendance d*un commun ancêtre.

U. — Organes d'une importance physiologique quelconque. — •' Peu importo qu'une particularité quelconque soit d'une légère importance physiologique; par exemple, l'ouverture de l'angle do la mâchoire, la manière dont l'aile d'un insecte est repliée, les plumes ou les poils du vêtement épidermique. Il suffit que cette particularité soit caractéristique et constante chez un grand notnbro d'ospèco!?

distinctes, et surtout parmi celles qui ont des habitudes de vie très-différentes. Elle prend alors, par cela même, une haute valeur ; car, en pareils cas, on ne peut expliquer sa présence chez tant de formes diverses, ayant des habitudes si opposées, que par Vinfluence héréditaire d'un commun parent.

§ 2* Vestiges de structure primordiale

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