‹ Le Darwinisme (volume 2)Chapitre 16 sur 65 · QUATRE LIGNES DE DESCENDANCE ISSUES D'UN PR06SNITBUR COMMUN · texte numérisé non relu

QUATRE LIGNES DE DESCENDANCE ISSUES D'UN PR06SNITBUR COMMUN

Hyœna maculata d'Afrique

HysBiia lusca Hyaena d'Afrique striata du sud de l'Asie et du nord de l'Afrique

Quaternaire

Hyaèna maculata

de San Teodoro

(Sicile)

Hyœna

spelœa

de

Kirkdale

Hyœna

prisca

deLunel-Viel

Pleistocène

Pliocène

Miocène supérieur

Hyœna Hyœna

brevirostris intermedia de Sainzelles de Sainzelles

Hyœna Perrieri

Hyœna arvernensis

Hyœna eximia de Pikermi

Hyœnictis grœca de Pikermi

— iW —

Explication du tableau. — - Dans le terrain miocène supérieur, le hyœnictis grœca donne naissance à Vhytsna eximia.

De Vhyœna eximia sortent quatre lignes de descendance, dont trois seulement sont parvenues jusqu'à nous. Celle qui porte le n* 2 s'est éteinte probablement dans le terrain pleistocène. Le dernier représentant de cette espèce est Yhyœna brevirostm de Sainzelles.

La branche n"* 4 a une grande lacune dans le terrain pleistocène, par suite d'insuffisance dans les documents géologiques. Entre le hyœna perrieri du terrain pliocène et le hyœna spelœa du terrain quaternaire, il manque des intermédiaires pour relier étroitement ces deux types. D'après la théorie de Darwin, on doit trouver ces intermédiaires dans le terrain pleistocène. C'est ce que l'avenir et le bonheur de nouvelles découvertes feront connaître.

Pour la branche n® 3, lacunes dans les terrains quaternaire et pliocène.

Pour la branche n® 4, lacunes dans le terrain pleistocène.

Gomme on le voit, les plus grandes difficultés pour la vérification expérimentale de la théorie de descendance modifiée proviennent de l'insuffisance des documents géologiques.

A l'aide des connaissances acquises et des découvertes faites jusqu'ici, M. Albert Gaudry a dressé des tableaux analogues, d'après la théorie de descendance modifiée, pour les éléphants et mastodontes, pour

loi rhinocéros, pour len chevaux rt hippariop», C'est la résumé le plus plair ot le plus iasitructif de Tétat présent de la science sur ces matières zoologiques,

Conclusion de DarwiUt ■»- Jusqu'où la théorie de sélection peutrpUe s'étendre ? La question est difficile à. résoudre,., toutefois je ne puis douter que la théorie de descendance ne comprenne tous les membres d'une même classe (embranchement). Je pense que tout le règne aninial est descendu dp quatre ou cinq types primitifs tout l^u plus, et le règne végétal d'un nombre égal ou moindre. V^tualogie me conduir^^U mêra^ un peu plus Iqin, c'est-à-dire à \^ crqyauce (jue tous le^ animaux et toutes les plantes descendant d'un s^ul prototype, mais Tançilogie peut être un guid§ trpnipeur.

Quel intérêt ne trouye-'t-ou pas à contempler un rivage luxuriant, couvert dç nombreuses plantes appartenant h de nombreuses espèces, avec des oispjiux chantant dans les buissons, des insectes variés yoltigeant à l'entour, des lombrics rampant à trayefs Je sol humide, si l'on songe en même temps que toutes ces formes él(^horées avec tant de spin, de p^tiençç,

d'habileté, et dép§udantes les unes des autres w une sérip dQ rapports si compliqués, ont toutes été

produites par des lois qui agissent çontinu^Hw^Rt autour de nous ! C'est la loi de croissance et de. reproduction, 1^ loi d'hérédité, la loi de variabilité SQU^ Faction directe pu indirecte des conditions extérieures de la vi§ et de l'usage ou du défaut d'e^çerpicQ

des organes ; c'est la loi de miiltiplieatlûn des espèces en raison géométrique, qui a pour conséquence la concurrence vitale et la sélection naturelle, d*où suivent la divergence des caractères et Textinction des formes inférieures.

C'est ainsi que de la guerre naturelle, de la famine et de la mort résulte directement l'effet le plus jidmirable que nous puissions concevoir : la formation lente des êtres supérieurs. Il y a de la grandeur dans une telle manière d'envisager la vie et ses diverses puissances, lesquelles animent à l'origine quelques formes ou une forme unique sous un souffle du Créateur.. Et tandis que notre planète a continué de décrire ses cycles perpétuels d'après les lois fixes de la gravitation, ces quelques formes se sont développées innombrables, et, de plus en plus belles, de plus en plus merveilleuses, se développeront par une évolution sans fin.

TAPLEAU

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