‹ Le Darwinisme (volume 2)Chapitre 44 sur 65 · ET L'HOMME · texte numérisé non relu

ET L'HOMME

INTRODUCTION

La théorie de Darwin est-elle entièrement vraie; ou

bien,n'a-t-elle qu'une part de vérité; et, dans ee dernier cas, quelle en est la valeur ou la portée? Pour répondre à ces questions, il n'est qu'un seul moyen, c'est de soumettre à"un examen critique le fondement même de toute classification, c'est-à-dire l'Espèce

Touteç les divergences, en effet, proviennent de l'idée que les naturalistes se sont faite de l'espèce et ^e la définition qu'ils en ont donnée. Il est clair que si l'idée de l'espèce était une ; si elle n'était que le reflet de ce qui esl, le moindre écart n'aurait pu avoir lieii, pas plus qu'on ne peut en géométrie donner deux définitions du triangle. Gomment se fait-il que les animaux étant là, sous nos yeux, sans cesse à la portée de l'observation, les naturalistes n'aiei>è pas donné à leurs jugements, et à

leur manière de grouper, une formule identique? Il a donc fallu que dans leurs définitions ils aient admis quelque chose qui n'avait pas de réalité objective, c'est-à-dire qui n'appartenait pas en propre à l'objet étudié; et qu'ainsi leurs classifications aient eu un côté d'une valeur purement^ subjective, c'est-à-dire propre au sujet, à l'homme môme qui étudiait les objets. Il en résulte que les définitions et les formations de groupes varient selon le point de vue où se placent les divers naturalistes, et selon l'importance que chacun attribue aux mêmes caractères.

La IV® partie de ce livre comprendra le résumé critique de ce qui concerne l'espèce, le genre, le croisement; puis l'application des notions ^pquises aux différents groupes humains; enfin, pour que le cycle soit complet, l'exposé succinct du célèbre Mémoire de M. l6 professeur Huxley sur La Place dç l'homme dans la nature. Le lecteur pourra donc embrasser le Darwinisme (Jans tçute son étendue et le juger, ^vec connaissance de cause, non-seulement en lui-môrnp^ mais encore d'après ses rapports avec les cjutres grands problèmes de l'histoire naturelle (1).

(1) Dans la ÏV« partie, j'ai m'u à contribution I0 Cours pfo-

fessé au Muséum par M. de Qaatrefages et publié par la Bévue des Cours scientifiques. Ce Cours abonde en faits du plus haut intérêt. La question du MoQOgénisme y est prise dès le principe et traitée avec grands développements. L*examen du Darwinisme, qu'a publié le môme auteur, est non moins digne d'éloge par rimpartialité et la vigueur de la critique: il fait honneur à rhomme et au savant.

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