II. — Formation spontanée des races métisses
— N on -seulement les races se croisent aisément sous la direction de l’homme, mais encore elles le font spontanément, en dehors de l’homme, et souvent malgré lui. Les rues et les gouttières sont le théâtre connu où s’épanouissent, là les amours des chiens, ici 'celles de nos chats. C’est là une série d’expériences qui se fait d’une manière permanente sous nos yeux. 11 en est de même des races ovine, porcine, bovine, etc. A l’état sauvage, ces races se croisent avec la même facilité, la même spontanéité. On sait combien en Amérique les chevaux, les bœufs, les chiens, tous issus d’ancêtres domestiques importés par les Européens, ont créé, par leurs unions libres, de races nombreuses et bien assises. « Au bout d’un petit nombre de générations, des cochons lâchés dans une forêt contenant des sangliers ont donné naissance à des métis nombreux dont la race a remplacé les individus sauvages près de disparaître (1). »