POR
TUGAIS.
VALAQUB»
1* Palçr.
Pair.
Pejre.
Padre.
Padre.
Pai,
Parinte.
2* Mater.
Maire .
Maire,
Madré.
Madré.
Maica.
3° Juvenis.
Jove.
Joesne.
Giovane.
Joven,
Joven.
june.
i’ Novem.
Nou.
Neuf.
Nuovo.
Nuevo.
Novo.
Nou.
5* Septem.
Set.'
Set.
Sette.
Siete.
Sette.
Septe.
Si l’on dressait un tableau comparatif des mots qui composent ces diverses langues, on reconnaîtrait facilement et du premier coup d’œil celles qui, par les variations et les sélections, se sont le plus écartées de la langue mère.
§ 2. Vestiges de structure primordiale.
Dans les espèces, la communauté d’origine est décélée par les vestiges de structure primordiale : 1° organes rudimentaires ou atrophiés; 2° structure de l’embryon.
Dans les langues, elle est décélée : 1° par les lettres rudimentaires ou atrophiées; 2° par la structure embryonnaire, c’est-à-dire par la forme qu’avaient les mots et l’orthographe d’une langue avant d’avoir acquis une virilité stable par l’éclosion de chefsd’œuvre.
Les lettres atrophiées sont les lettres sans emploi. Exemple : condamner , la lettre m est atrophiée; elle ne se prononce plus.
Les lettres rudimentaires sont celles qui, sans emploi dans le mot primitif, jouent un rôle dans les mots dérivés. Exemple : Drap, la lettre p, sans emploi dans le mot primitif, réapparaît dans les dérivés draper, drapier, drapeau : elle est rudimentaire.
Les lettres rudimentaires subissent souvent une transformation en passant dans les mots dérivés. Exemple: Nez, la lettre rudimentaire* se transforme
en s dans les dérivés nasal , nasiller. Les lois de ces changements sont connues.
I. Lettres rudimentaires ou atrophiées. — La langue française abonde» en lettres rudimentaires 'ou atrophiées, malgré le travail continu de contraction syllabique et d’élimination qui tend à1 simplifier l’orthographe. Héritage de l’idiome générateur, elles sont les témoins» irrécusables de l’origine des mots. Yoici quelques exemples de mots français tirés de la.langueidatine; :
1° Puisas , le pouls ; la lettre l ne sonne plus, elle est atrophiée.
2° Sanguis , le sang; la lettre"#' est rudimentaire, car elle réparait dans les» dérivés sanglant, sanguin, etc., etc.
3° Corpus , le corps; la lettre s est atrophiée; la lettre p est rudimentaire : dérivé, corporel.
4° Pes , le pied; le d rudimentaire se charge en t dan si ’1 e s id é r i v é S" piéton,1 piétiner.
5°. Claris, la < clef; la lettre1/' tend à 'disparaître, aujourdl’h u i' on éeri t plutôt olé.
6° Faix , i la 1 faulx ; »’ la , lettre atrophiée l n’existe plus,- on écrit aujourd'hui la faux.
II. Phase embryonnaire. — Si le français moderne a conservé tant de vestiges de son origine latine, on peut s’attendre à ce que, dans sa phase embryonnaire (avant le xvi* siècle), cette parenté s’étale avec une irrésistible évidence.
LATIN