‹ Le Débit Respiratoire Maximum et la Capacité Vitale au Cours de l'Évolution de la Tuberculose Pulmonaire et dans son Traitement par le Pneumothorax ArtificielChapitre 8 sur 56 · ET EP MR · texte numérisé non relu

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totale pulmonaire; il est, en effet, une quantité d’air qui ne peut être chassée des poumons même après une expiration forcée: c’est l’« air résidual ». On peut done définir encore la capacité vitale : la capacité pulmonaire totale moins l’air résidual.

On a construit divers appareils pour mesurer la capacité vitale: les spiromètres, les spiroscopes, les pneumatomètres, etce., dans lesquels, le sujet ayant fait une inspiration forcée à l’air libre, s’efforce d’expirer à fond. Sa moyenne physiologique chez l’adulte a été fixée à 3 L 500 par Hutchinson, à 3 1. 250 par Pescher, qui ajoute dans son ouvrage intitulé: « L’entraînement respiratoire par la méthode spiroscopique », que de très nombreux éléments physiologiques la font varier, tels: l’âge, le sexe, la taille, l’état social, les exercices physiques.

Mais on a reproché aux spiromètres, et aux autres appareils mensurateurs de la capacité vitale, de n’enregistrer qu’un volume global, absolu, , d’air expiré dans les conditions spéciales, anormales, difficiles à déterminer et à définir (Gauthier); et-on a pensé que s’il est intéressant ‘d’être renseigné sur la capacité vitale, il est non moins important de conraître l'intensité de la ventilation pulmonaire, e’està-dire la quantité d’air qui passe dans l’appareil respiratoire en un temps donné. C’est la recherche du débit respiratoire. Deux Lyonnais, Bergeon et Kastus, ont construit sur le principe du sphygmographe de Marey, un appareil qu'ils ont appelé « anapnographe », et qui indique « les mouvements réels de l’air déplacé au cours de la respiration ».

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Achard et Binet recherchent l’intensité de la ventilation pulmonaire en appliquant sur le visage du sujet un masque approprié, qui porte deux tubes, chacun muni d’une soupape appropriée, dont l’un livre passage à l’air inspiré, l’autre à Fair expiré; ce dernier tube est mis en rapport par un gros luyau en caoutchouc avec un spiromèêtre, sur lequel on lit le nombre de litres d’air expirés dans l’appareil pendant une durée de 10 minutes par exemple. Pech a reproché à ces appareils de ne permettre que des mensurations grossières du débit respiratoire, et en conséquence a préconisé l’emploi d’un appareil mieux approprié, facilement maniable: son masque manométrique, qui permet de mesurer le débit respiratoire d’un sujet en litres et fractions de litre à la seconde, aussi bien en inspiration qu’en expiration. (Nous ne faisons pas ici la description de ce masque manométrique; on la trouvera détaillée dans plusieurs ouvrages). Ce débit respiratoire possède une valeur maxima variable suivant les espèces que le Professeur Gley a définie: « le plus haut débit respiratoire instantané que peut assurer un être vivant d’une espèce déterminée ». On l’obtient en faisant respirer le sujet aussi vite et aussi énergiquement qu'il le peut dans le masque. Le débit respiratoire maximum de l'être humain adulte et normal s’élève, d’après Pech, au chiffre moyen de 3 1. 500 à la seconde, aux deux temps respiratoires. Cette moyenne physiologique semble être indépendante des dimensions de la cage thoracique, de la taille, du sexe (Pech), mais variable avec l’âge des sujets et les besoins d'oxygène de l’or-

ganisme au cours des divers actes de la vie quotidienne: repos, travail, effort, alimentation, ete... (Pech).

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