PRÉFACE DU TRADUCTEUR. XI
Iraducteur, elle offre au lecteur l'immense avantage de mettre sous ses yeux le calque on ne peut plus fidèle de l'original. Je dois ajouter que la tournure légèrement archaïque que la phrase acquiert parce procédé, lui donne une saveur qui n'est point sans charme, tout en offrant une nouvelle garantie d'exactitude. Voilà, je ne puis trop le redire, ce qui fait tout le mérite de la présente traduction, ce qui constitue sa raison d'être el doit la recommander aux lecteurs.
Cette traduction n'est, du reste, qu'une faiûle partie du travail considérable conçu d'après le môme plan, et qui comprendra, si mes forces me le permettent, tous les grands classiques italiens. Déjà là Divine Comédie, de Dante, a paru * ; le Roland furieux, d'Arioste, est sous presse. Puis viendront successivement Pétrarque, Tasse, Machiavel, Goldoni, Foscolo, Manzoni, etc. En me vouant à ce labeur de longue haleine, mon but n'a pas été seulement de faire une œuvre utile ou agréable à mes compatriotes ; j'ai voulu, tout en donnant un témoignage particulier d'estime à la généreuse nation dont la littérature a eu tant d'influence sur la nôtre, contribuer à resserrer les liens qui unissent deux peuples faits pour se connaître et s'aimer, et destinés à marcher désormais côte à côte et du môme pas dans la voie du progrès et de la liberté.
X, AîphonM Lemerre, S roU, édition elzéviri^nne.
Francisque Reynard.
Parit, K mars 1879.
LE
DÉGAMÉRON
Iti commence lo lirro appelé Décamého;», et surnommé Prixce Galeotio, dans leiiiiel sont coiili-nues cent Nouvellos, dite» en dix jour» par sep» dames et trois jeunes lioiiiines.