I. Kanukumi, ibid., p. i
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élevéesde 67,9 millions de yen en igod à 162 en 1914 et 3i8 en 1917. Pour étendre son domaine d'action, il perfectionne chaque jour se^ moyens de propagande, augmente le nombre de ses consuls, accroît le personnel de sa légation de Pékin. Si les nations anglo-saxonnes conservent encore la prépondérance dans le cominerce chinois, leur supériorité n'est plus incontestée ; le commerçant nippon se prépare à la vaincre.
Pour pénétrer et dominer l'économie de la Chine, le Japon a pu, durant la guerre, forger une arme puissante : la financé. En devenant le bailleur de fonds d'un gouvernement menacé par la faillite et l'insurrection, le Japon a préparé tout à la fais le placement de ses capitaux et l'asservissement économique de son débiteur. Ses manœuvres et ses démarches l'ont même rendu suspect à beaucoup de Chinois qui redoutent pour leur pays la dépendance. Il est difficile de connaître exactement les emprunts de la Chine au Japon, car ni le créancier ni le débiteur n'aiment à publier leurs affaires. On les évalue, depuis le début de la guerre jusqu'au mois d'août rgiS, à 200 ou 226 millions
l'expansion du iifOK iS5
de dollars'. Dans le courant du premier semestre de 1918 seulement, ils se sont élevés à près 60 millions de dollars. Destinés surtout àpa la solde des troupes et à acheter des armes, engagent presque tous une richesse nation qu'ils livrentau Japon : revenus de la vente tabacs, revenus de l'exploitation des téléf phes et téléphones, revenus des chemins de de Mandchouric. On hypothèque les forêts provinces de Heilungkiang et de Kirin coi le vœu des habitants qui déclarent que, si forêts tombent aux mainsdu Japon, ilsn'aur plus ni bois de charpente, ni bois dechauffa Ailleurs on engage des mines : mines plomb et de zinc du Hounan antérieurem concédées à la maison allemande Cariowitz qui passent à des Japonais; mines de fer Mont Phénix (Foung houang Chan), près Nankin fâumissant un minerai excellent < des usines japonaises transformeront sur pla mines du Kouang-toung concédées a la bant japonaise Mitsui Bussan Kaisha. Ailleurs accorde des voies ferrées à construire : lij
I. Atia, man 191g, p. 3i6; — Atie Jrançaite, janvier i M(i.i<5.
us DéCLin DR L BUKOPE
lo à Chouen-te-fou (Chantoung) primit donnée à des Allemands; ligne de
Houei-lin longue de 4i6 kilomètres, ements de capitaux entraînent avec eux niturea de marchandises ; ils imposent, condition, que des commandes soient l'industrie japonaise : matériel télégraet téléphonique, matériel électrique,
de guerre. Ce sont les mêmes méthodes irope avait appliqiïées partout àl'expan- 30n commerce : le Japon les apporte en ]omme todt s'enchaîne, il faut, afin qUe taux ne risquent rien, leur garantir en ne bonne administration financière ; il trôlerle système monétaire de la Chine '; it de 1919, la mission financière du iakatani vint à Pékin pour étudier la
monétaire et l'établissement de l'étalon iva avec les allures d'un contrôleur plutôt I conseiller ; en plaidant pour l'unité du
monétaire, il préparait un moyen d'aconaise dans le commerce, chinois. En le banque sino -japonaise s'ouvrit à vec un capital de 10 millions de yen par le Crédit Mobilier japonais, la
l'expahsion du japon 187
Banque de Corée et la Banque de Formose ; elle aie droit d'émettre des billets, de fiiapper monnaie . ; elle joue le rôle d'une banque d'État chinoise.
Ces relations financières entraînent des résultats politiques. Si les emprunts se concluent par l'intermédiaire de banques privées, ils sont accordés avec l'assentiment de l'autorité officielle. Les banques nipponnes travaillent de concert avec le gouvernement; elles suivent les inspirations de sa politique \ De même que, au point de vue économique, le Japon adhère aux principes de l'égalité du traitement et de la porte ouverte en Chine, de même, au point de vue politique, il s'engage en toute occasion à respecter l'indépendance et l'intégrité territoriale de la Chine. En fait, on voit morceau par morceau s'effriter cette indépendance et cette intég^rité ; les principes restent saufs ; la réalité est tout autre.
Il n'est pas possible qu'un pays qui laisse entre lés mains de l'étranger ses mines de fer, ses forêts, ses arsenaux, ses télégraphes et ses