‹ Le déclin de l'EuropeChapitre 32 sur 59 · I. The Americas, juillet 1918, p. ao-ai · texte numérisé non relu

I. The Americas, juillet 1918, p. ao-ai

LE DBCLIn D£ L EUROPE

américain apparaît la répartition s origines des importations; elle arge extension des demandes atnéles marchés de matières premières ntier et une baisse énorme de ces andes sur les marches d'articles iS du continent européen. Voici un indique la part prise par chaque ns le commerce extérieur des Etats- 1 et en 1918 (proportion pour 100 de taie de ce commerce)'.

RCE EXTÉRIEUR DES ÉTl^TS-UMS

Exportations Ihpobtatious

ation, les destinations du commerce 8 États-Unis ontpeu changé. H n'en

I ce sujet J, Russell Smith. Tha American Trade bable Tmde TeDdencles, Annals of the American Uailand Social Science, mai igig, p. 86-117.

l'expansion des ÉTATS-UNIS 2o5

est pas de même à l'importation, pour les provenances ; l'Europe a décliné fortement ; toutes les autres parties du monde ont accru, en de larges proportions, leurs ventes aux Etats-Unis ; on voit arriver, en mas^s considérables, de l'Amérique du Sud, le café du Brésil, du Venezuela et de la Colombie, la laine de l'Argentine et de l'Uruguay, le cuivre du Chili, les peaux de partout; de l'Amérique du Nord, les sucres des Indes occidentales, le sisal et le cuivre du Mexique, le bois du Canada ; de l'Asie, les soies et les soieries de la Chine et du Japon, les textiles et étoffes de l'Inde, le caoutchouc de la Malaisie et des Indes hollandaises, les haricots soja et l'huile de la Chine et du Japon ; de rOcéanie, la laine d'Australie et de Nouvelle- Zélande, le coprah et l'huile des îles ; de l'Afrique, le coton d'Egypte. Ainsi les États-Unis, qui étaient devenus de grands fournisseurs d'articles manufacturés, tendent à devenir de grands acheteurs de matières premières ; leur expansion commerciale ne s'accomplit plus seulement par la conquête de débouchés commerciaux, mais encore par le développeqient de leur puissance d'achat laquelle, issue de leur capacité de fabri-

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cation, devient elle-même un facteur essentiel de rendement manufacturier. Comme dans un être adulte de mieux en mieux équilibré, toutes les fonctions concordent à créer de Ténergie et du mouvement.

A cette expansion qui semble maintenant comme une condition fondamentale du fonctionnement de leur machine à produire, les États- Unis préparent des terrains dans le monde entier. Déjà des organes spéciaux la guident et la soutiennent. Sur l'initiative de la National City Bank de New- York, il s'est fondé en 191 5 une entreprise appelée American International Corporation*. Œuvre d'un groupe de banques et de firmes travaillant ^our l'exportation, elle se propose de rechercher, d'entreprendre et de financer dans le monde toutes les affaires que peuvent suggérer les principes -de l'économie moderne: chemins de fer, tramways, ports, docks, entrepôts, télégraphes, téléphones, chutes d'eau, mines, usines, exploitations agricoles et pastorales. On veut promouvoir partout le progrès humain selon les méthodes américaines,

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