‹ Le déclin de l'EuropeChapitre 31 sur 59 · BIB · texte numérisé non relu

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l'appela méine au secours des AUÏés en Méditerranée et en Sibérie, vint renforcer cette con- Des sentiments puissants sont nés me japonaise : la contîance en soi, la triotique, la conscience de la dignité i, la volonté d'agir pour le bien et pour I du pays, la conviction que l'honneur rêt de la nation marchent de pair, la u'un peuple qui a conquis de grands r la terre s'est imposé de grands devoirs de lui-même et vis-à-vis des autres, à ces dernières années, l'Europe et [ue ont été les tutrices de l'Asie orien- 3 son apprentissage de la civilisation i. Elles gardent parfois devant ces un ton de condescendance et de dédain se la fierté japonaise. Le Japon sent on lui reproche de n'avoir participé à e que dans la mesure de ses intérêts et ir tiré des bénéfices disproportionnés rifîces de son intervention. Quand il i son rôle limité à l'énormité des s de l'Amérique, il souffre qu'on puisse r d'avoir profité des infortunes de ses il voit bien que, si les Occidentaux lui

reconnaissent la puissance militaire, ils ne lui accordent pas assez d'estime et de confiance. A ses yeux, cette défiance et cette sorte pathie proviennent de la situation sul dont il s'est trop longtemps content* situation de « chien de garde s de l'An en Orient, et de la faible considération puissances blanches accordent aux jaunes.

Pour occuper sa vraie place, le Jap être A la tète de l'Orient ; il doit défei congénères de même couleur en reven l'Asie pour les Asiatiques. L'Asie, rajev le Japon, doit secouer la tutelle de l'Eui premier et le plus grand des alliés du pour accomplir cette mission, sera la colosse encore informe, mais dont la foT réglée serait irrésistible. Le devoir di:

est d'élever la Chine, comme il élève la à son propre niveau de civilisation ■• fonder la grande alliance de l'Asie dont le chef. C'est à lui que revient la tâche ■ ger le progrès en Orient et même de i le monde jaune. Il faut conjurer le péri et contrecarrer par l'union de l'Asie l'iii

LE DÉGLin DE l'eUROPE

pe. Cette grande ligue, dont le Japon cœur, comprendrait les Chinois, les s Annamites, les Siamois et même les Gar, de l'avia des Japonais, les Anglais

réussi dans l'Inde; il est difTicile de iccord et de faire vivre ensemble des ux et des Orientaux ; au contraire, il I moment pour créer l'intimité entre lis et un Hindou. « Les Japonais sont IX préparés que les Anglais à la tAche re les Hindous sur le chemin de la n. »

de guide sur la route du progrès sera ux Japonais de la génération qui

faut les y préparer ; il faut qu'ils se t parmi ces peuples dont ils seront les ■s. Ce n'est pas assez que 5ooooo Javent sur le continent asiatique : ils

venir en plus grand nombre. Mais le e Buflit pas. 11 faut aussi la qualité, la e Japon enverra à l'étranger ses meilnents, ceux qui inspireront confiance mes qu'on veut former et servir ; on i aux pratiques de la malfaçon ; on les produits loyaux ; on montrera des

CHA.PITBE VI fSION DES ÉTATS-UNIS

iS DE l'expansion AHÉBICA.INB

la suprématie capitaliste et métalmonde, propriétaires d'une flotte li les rendra bientôt maîtres de 'ts maritimes, les États-Unis sont uissance usiverselle. Ce n'est pas continent américain qui s'aggrège >an3iou tîéborde depuis longtemps reau Monde ; elle pénètre maintemême de la vieille Europe. Finannts et négociants s'avancent de ns préparant la route aux autres, ■s régions du monde où il existe endre, un débouché à conquérir, lins se sont jetés dans la bataille oussés non par l'esprit de lucre et

l'eXPANSIOÎI DBS ÉTATS-UNIS 203

Tespoir d'une bonne affaire, mais par le sentiment de rhonneur national et l'idée du devoir ; ayant partagé nos dangers, ils ont beaucoup sacrifié pour notre victoire. Mais, la paix revenue, ils reprennent la lutte économique ; à la vérité, par la force des choses, elle avait duré pendant la guerre. Durant cette période, deux traits marquent nettement l'évolution du commerce extérieur des Etats-Unis. Le premier, qui est l'inflation extraordinaire du chiffre des exportations, doit s'atténuer avec le retour du monde vers des conditions de production normale. Si l'on compare les quatre années de l'avant guerre aux quatre années de la guerre, on voit que les exportations se sont élevées de 56i5 à 18075 millions de dollars vers l'Europe, de 2 120 à 363d vers l'Amérique du Nord, de 5ii à 847 vers l'Amérique du Sud, de 43 1 à i23i vers l'Asie, de 334 à 437 vers l'Océanien de io4 à 178 vers l'Afrique, et au total, de go84 à i93g3 millions de dollars ; cet accroissement formidable provient, pour une bonne partie, de la hausse des prix*. Mais tout autrement significative pour le

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