LES ÉTATS-UNIS EN ASIE ET EN EUROPE
Depuis le jour où un amiral américain força le vieux Japon à ouvrir ses portes au commerce des Blancs, l'Extrême-Orient n'a pas cessé d'exercer son attraction sur l'Amérique. La façade des États-Unis qui regarde vers le Pacifîquen'estplusuhesimple ligne de côtesbattue
l'eXPAKSIOK des iTATS-UfllS
parles vagues d'un océan inutile: elle e base d'action pour le grand commerce. A des Hawaï et des Philippines, sur les opposées, vivent des communautés hun chez lesquelles toutes les nations mercE ont voulu prendre pied ; les États-Unis ; tent à ces relations une attention crois Sous les auspices de l'American Asiatic cîation, l'étude de l'Extrême-Orient et des du Sud se poursuit dans les milieux coi ciaux et dans les cercles instruits; une élégante, très bien illustrée, a Asia » p chaque mois, en de courts articles, les ma propres à éveiller l'intérêt du grand piiblii ce grand continent. Les affaires se fondt s'étendent ; de grandes maisons à succu nombreuses couvrent déjà le pays d'un i d'influences américaines. L'East Eur Trading C de New- York a des bureaux.à vostoÏE, Kharbin, Irkoutsk, Krasnoiarsk, T Omsk, Tachkent, Samarcande. Deux mi de Seattle ont leurs succursales étrangi Kobé et à Shanghaï. Une agence d'impoi et d'exportation, représentant plusieurs gr entreprises américaines d'électricité, de i Dehanoiok. Il
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nés à écrire, de caoutchouc, de fils de fer, d'auïs, s'est établie à Hong-Kong (Shewan, and C), avec des succursales à New- Londres, Shanghaï, Tientsin, Canton, fou et Kobé. La puissante Standard Oil ramifications dans les principales villes [1, de la Chine, de l'Indo-Chinç, du Siam, lippines, des Straits Settlementa, des léerland aises, de l'Inde. Aucun pays le laisse indifférente l'entreprise amériilley arrive avec la volonté de ne tolérer -mise de personne etl'idée de s'y tailler aine proportionné à sa force, line, les États-Unis s'appliquent, avant maintenir libre le terrais commercial.
Q ne considère pas l'indivisibilité de la omme un dogme ; il semble accueillir l'un démembrement et le principe de pour régner. Pour les États-Unis, au e le maintien de l'intégrité de la Chine la porte ouverte à tous ceux qui veur un pied d'égalité, commercer avec le lays ; aux yeux de beaucoup d'Amériiur nation ne doit pas se faire la complice olitique qui abandonnerait au Japon les
l'bxpabbiob des' f TATS-DHIS 2H
quarante millions de Chinois du Chantoung et qui consacrerait la spoliation d'une associée et {HTOtégée. Oflicîellement, les deux point? f^f vno se sont accordés dans les termes d'une novembre 1917 qui laisse intactes les de tions. « Le gouvernement des États-Uni; naît que le Japon a des intérêts particu Chine, principalement dans les régioi quellesconflnentsespossessions.Lasouv territoriale de la Chine reste néanmoins et le gouvernement des États-Unis a toi fiance dans les assurances répétées du nement impérial japonais que, tandis situation géographique confëre au Ja[ intérêts spéciaux, il n'a nullement l'ii de faire obstacle au commerce des autres et de ne point tenir compte des droits ci par la Chine dans ses traités avec les puissances ». Ce sont là des mots qui tent d'attendre que les événements s'ex] eux-mêmes. En fait, le commerce am qui fut longtemps inexpérimenté dans le ment du marché d'Extrême-Orient, pt l'assurance, gagne du terrain et impla affaires à côté des établissements europ
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japonais. Placements de capitaux, entreprises industrielles, emprunts, les États-Unis tiennent en main déjà un solide noyau d'affaires. Les chantiers de construction navale de Shanghaï (Shanghaï Dock and Engineering C**) travaillent avec l'appui de banquiers américains ; dès 19 17, ils ont construit, pour le compte des Etats-Unis, des cargos destinés à transporter du charbon vers les Philippines; en 1918, d'autres commandes de navires d'acier sont venues d'Amerique. Les premières usines de coton employant les méthode^ et les machines américaines se sont construites àTien-tsin en 1917 ; les machines motrices viennent de New-York, les machines textiles de Lowell et de Worcester (Massachusetts)*; d'autres usines se construisent à Shanghaï. En octobre 191 6,1' American International Corporation acquit le privilège de construire 1 100 milles de chemins de fer en Chine et le droit de réparer le Grand Canal. La Chicago Continental Commercial Bank consentit en novembre 1919 un emprunt de trente millions de dollars au gouvernement chinois ; en juillet