I. Caractères de l'expansion américaine aoa
L'accroissement des exportations. L'extension des marchés de matières premières. L'offensive économique.
: DES UATliltCB
iDS ; les Indes NéerlaLdaïses.
3pe ; lu GrRiide-BretagDe ; ta ]aes et Scandinaves; rKapagne;
^U^HIQUE LATinS
is l'Âmériqae du Sud. La proaffaires sud-am^iicames. Les > Étatï-UnU : concours finanomiques. L'accroÎMement des 1 avec l'Amérique du Sud.
articularisme) sud-américaiDS.
APITHE VII
penplea indigines, . . .
PEUPLES INDICÈKES. . . .
es peuples dits inFériears. Les
:.'Inde.
LPITRE VIII
Ir beaucoup d'bammes; :rre; IWbriquer k force
INTRODUCTION
La guerre aura sans doute amené Thumanîté à détester davantage la guerre ; elle aura peutêtre préparé la Société des Nations.
Mais elle aura certainement démontré avec force le rôle des facteurs économiques dans la vie du monde et que ce qui mène d'abord les hommes, c'est la sécurité des moyens de vivre, la conquête du bien-être matériel et le souci du pain quotidien. La recherche du progrès économique se place en tête des aspirations des peuples. On croit toujours que le moyen d'être heureux est de posséder la force économique.
Par elle-même, la guerre aura précipité l'univers entier dans cette course à la fortune. Elle a tant détruit de commodités, d'épargnes et de richesses que le travail matériel s'élève à des
INTRODUCTION
lit pas atteints depuis longtemps, riment du travail non producteur iels; i] y aura là, pour un temps ine régression de l'esprit. Des leront pour nos sociétés à reconfut démoli et à recréer ce qui fut st dans la mesure où ses mains à cette œuvre que se déterminera lie d'un homme; il y aura réfecrarchie sociale, déplacement de
dieront cette évolution économinte h l'intérieur des sociétés et ment parait être conforme à l'idéal >lus grand nombre des hommes, que nous voulons tenter ici, c'est le déplacement de la fortunequi ne l'un des faits capitaux de la is du point de vue social, mais du ternational. H n'est douteux pour l'Europe, qui régissait le monde fin du dix-neuvième siècle, perd au profit d'autres pays; nous
INTRODUCTION l3
assistons au déplacement du centre de gravité du monde hors d'Europe ; nous voyons sa fortune passer aux mains des peuples de TAmérique et de l'Asie.
Jusqu'ici c'était un fait élémentaire de géographie économique que l'Europe dominait le monde de toute la supériorité de sa haute et antique civilisation. Son influence et son prestige rayonnaient depuis des siècles jusqu'aux extrémités de la terre. Elle dénombrait avec fierté les pays qu'elle avait découverts et lancés dans le courant de la vie générale, les peuples qu'elle avait nourris de sa substance et façonnés à son image, les sociétés qu'elle avait contraintes à l'imiter et à la servir.
Quand on songe aux conséquences de la grande guerre, qui vient de se terminer, sur cette prodigieuse fortune, on peut se demander si l'étoile de l'Europe ne pâlit pas et si le conflit dont elle a tant soufiert n'a pas commencé pour elle une crise vitale qui présage la décadence. .En décimant ses multitudes d'hommes, vastes réserves de vie où puisait le monde entier ; en gaspillant
INTRODUCTIO
t matérielles, précieux patrimoine travail des générations ; en détourt plusieurs années les esprits et les leur productif vers la destruction éveillant par cet abandon les inites ou endormies de ses rivaux, la 'a-t-elle pas porté un coup fatal à de l'Europe sur le monde?
poque des grandes découvertes, lit imposé à l'univers sa direction ; elle transportait sur ses navires ies pays lointains ; elle attirait dans marché des denrées exotiques ; elle ans ses banques les profits du comes appliquer ensuite à l'exploitation vierges; elle produisait dans ses 'ticles manufacturés qu'elle vendait peuples mal outillés ; elle fournisitoires vides les colons nécessaires ement; en un mot, elle dispensait itier les trésors de son argent, de ie sa vie. Par un de ces déplaceirtune qui font surgir à la pleine
INTRODUCTION 1 5
lumière certains peuples à la place de certains autres, notre vieux pays est-il en danger de descendre, éclipsé par les jeunes nations qui montent?
Déjà la fin du dix-neuvième siècle nous avait révélé la vitalité et la puissance de certaines nations extra-européei^nes, les unes comme les Etats-Unis nourries du sang même de l'Europe, les autres, comme le Japon, formées par ses modèles et ses conseils. En précipitant Tessor de ces nouveaux venus, en provoquant Tappauvrissement des vertus productrices de TEurôpe, en créant ainsi un profond déséquilibre entre eux et nous, la guerre n'a-t-elle pas ouvert pour notre vieux continent une crise d'hégémonie et d'expansion?
Dépeuplée et appauvrie, l'Europe sera-t-elle apte à maintenir sur le monde le faisceau de liens économiques qui compose sa fortune privilégiée? Sera-t-elle toujours la grande b'anque qui fournissait des capitaux aux régions neuves ? Comme puissances capitalistes, le Japon et surtout les États-Unis sont devenus ses rivaux.
IHTRODUCTIOn
ours la grande entreprise d'ar- ■ansportait de mer en mer les produits de toute la terre? D'aue construisent et s'équipent qui ;e rôle fructueux de roulier des lie toujours la grande usine qui !uples jeunes ses collections d'arturés? Aux États-Unis et au Japon ndissentdes industries qui visent bouchés. Sera-t-elle toujours la nce économique du monde? Elle ) seule à l'exploiter, à le coloniser,
;dire que nous assistons au déclin 1 est intéressant de chercher sur î la terre on commence à voir son ■membrer et quels sont les pays le ce déplacement de fortune. 11 meut que, sur des* territoires difîs titres divers, les héritiers de les États-Unis etle Japon. Depuis doctrine de Monroe avait marqué Lix ambitions politiques de l'Eu-
ÎNtRODUCtiO» t*J
rope sur le continent américain ; Tessor prodigieux des États-Unis dans la production industrielle impose de m^me des limites à l'expansion économique de l'Europe; TAmérique latine, longtemps fief de notre commerce, cède: peu à peu à l'attraction yankee ; bien plus, par une curieuse inversion des courants d'influences, la vieille Europe s'ouvre à la jeune Amérique comme une terre de colonisation. En Extrême- Orient, le Japon cherche à réaliser dans l'ordre économique la formule que ses missionnaires et ses diplomates propagent depuis les Indes jusqu'à Ta Sibérie: l'Asie aux Asiatiques. Et voici que les races, parmi lesquelles l'Europe avait longtemps recruté des esclaves et des ouvriers, commencent à réclamer le traitement politique qui sera le premier fondement de leur indépendance économique : c'est toute la fortune de l'Europe qui chancelle.
Ces déplacements de puissance se préparent sous nos yeux ; ils ne s'achèveront sans doute pas avant de longues années. Mais notre devoir et notre intérêt nous conseillent de tenir con-
inTRODUCTIOM
ivert ce chapitre de l'histoire de ui commence. Nos éléments d'îas trouvent dispersés à travers le eut où les Européens ont posé le interons seulement de grouper les i significatifs, en souhaitant que,
pays, des hommes mieux renseiennent l'étude locale de ce fait uni-
nous suffise, pour l'instant, d'en ipleur et la portée'.
ibemin (biuDt, tes principanx ouTragsa auxquels nid des renseigacmeols. — La plopari da aoa
le statistiques, publiées soit par des sertices les revues économiques. — Au uombrs de nos ioD, nous devons signaler beanconp d'articles de el étrangers, dûment Térifi^s et confrontés.
ment Ib Bulletin Quotidien et le Bulletin Piriole élranijire, publi&i par les Ministères des is et de la Guerre, dont cettaiues parties, par le du Sud, sont, pour les questions économiques.