COMMERCE DES ÉTATS-UNIS ET DU RC AVEC L'AMÉRIQUE LATINE
K Éiatb-Un:b
Farines, automobiles, ciment, tein bon, cotonnades, verrerie, rails d'ac d'acier, fils de fer, viande, beurre, la et bien d'autres produits s'acheminei tités croissantes vers les différents pa; rique latine. Cette avance prend allures d'une conquête et c'est un a.
fait qui s'établît en faveur des Et suffit de considérer en particulier qt de ces pays pour constater la for poussée.
De igij à 1918, les exportations Unis vers Cuba montent de 69 à 3 de dollars; les exportations de Cu
2llà
i DECLIN DE l'eVROPE
États-Unis, de i3i à sôi. En igi3, au Nicaragua, 60 pour 100 des importations venaient d'Europe; en 1917, 81 pour 100 des Étate-Unia, Au Mexique, la situation des États-Unis, déjà prépondérante en 19 1 3, se renforce encore durant la guerre.
COMMERCE DES ÉTATS-UNIS ET DU ROYAUME-Uîfl AVEC LE MEXIQUE
I ÉTiTS-Uwi
r RoT&DHE-Uni
Mais les progrès décisifs s'accomplissent surtout en Amérique du Sud, le terrain le plus disputé de la lutte avec l'Europe. De 1912 à 1918, la valeur des exportations vers le Chili quadruple ; celle des importations de l'Union en provenance du Chili grandit sept fois ; avant la guerre, les nitrates chiliens se. vendaient
L^BXFANSIOn DES ÉTATS-nl«l«
surtout en Europe ; pendant la York en est devenu le principal cours de la même période de igi:
gentîae a doublé ses achats et ventes aux -États-Unis ; pour le États-Unis étaient en i<|iS leur le commerce avec eux représente du commerce total de l'Argentint non loin du Royaume-Uni (33, i bien avant la France (10,7 pour u Au Brésil, c'est maintenant le c États-Unis qui partout tient la tête
COMMERCE DES ÉTATS-Ul ET DU BOYAUME-UNI AVEC Li
Avx Étâts-Uni8
De 1913 à 1917, la part des Ëta les importations brésiliennes s'e
LB d£cu:v m l'evrope
3 pour loo; leur part dans les exporrésîliennes de 32,4 à 46, i pour loo.
:;harboD, ils ont pris la place de la retagne comme fournisseur du Brésil :
1917, les envoisdela Grande-Bretagne '. de I 367 000 à 2o5 000 tonnes métri-
envoia des États-Unis montaient de 354000 tonnes.
jour accroît, au détriment de l'Eu- )rce de pénétration et d'expansion des i. Il se noue entre les deux continents eau-Monde une solidarité d'intérêts duit, à la fois dans le domaine politi- IQS le domaine économique, par les
auxquelles on applique ie nom de
LB PANAMBBICAMISMK
iméricanisme est une doctrine faite matériels et de tendances sentimenin lui, il existe une civilisation amélormais indépendante de la civilisation
l'expahsion des ÉTATS-UniS 2^7
européenne ; une société américaine ig des préjugés, des castes et des haine société européenne ; une politique am qu'il est nécessaire de libérer des ambi des traditions de la politique européen!
économie américaine assez souple e riche pour n'être plus l'esclave de l'éc européenne. Cette idée, adoptée par les nations d'Amérique, les pousse à s'un elles d'un bout à l'autre du continent coordonner leurs intérêts et de rap leurs sympathies ; elle tend à la fondatic fédération américaine qui réaliserait p ment l'unité de la politique et l'amalg:
intérêts de toute l'Amérique.
Le panaméricanisme n'est plus une doctrine, un pur symbole. On a déjà pour lui une organisation systématiqi déjà revêtu une forme concrète, non se dans le bureau d'information qui fonc à Washington avant la guerre, mais dans la Conférence financière paaam qui aê tint en igiS à Washington, Congrès panaméricain de Buenos-^ 1916, dans la Fédération panaméric
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travail fondée en 1916 à Baltimore pour établir ion ouvrière commune et éviter les luttes tionales, dans le Congrès commercial sricain tenu en juin 1919 à Washin^on le Congrès financier panaméricain conlour igao.
endances panaméricaines s'affirment par 38 réalisations et par tout un programme .. Il s'agit d'abord de resserrer les liens IFS en préparant une unité monétaire, en it le change et en organisant des ban- I s'agit aussi de resserrer les liens com- IX : pour cela on veut abolir les impôts lent en Amérique du Sud sur les voyalord-américains, supprimer les droits ent les bateaux des États-Unis dans les ud-américains ; on veut créer une flotte nde américaine qui ferait les transporté )S deux Amériques et prendrait la place )tte européenne ; on tient en septembre New- York une exposition comimerciale méricaine, puis une autre en 1918 à tonio (Texas) ; on signe des traités d'arcommercial ; on cherche à établir un mmun de méthodes commerciales entre
L'EtPAIteiON DES iTATS-VNIf
les républiques des deux Amérique des accords internationaux pour l des brevets, des marques de fabi droits d'auteurs, et à unifier entr Unis et l'Amérique du Sud le servi postaux ; on veut établir un service bien documentés et des échanges d( de nouvelles. Il s'agit enfin de ra] distances en améliorant les moyent nication ; on lance l'idée du grant fer panaméricain de New-York à Bu on étudie le groupement des réae graphie sans fil de toute l'Amériq jette la création de nouvelles atatioi graphiques et de nouveaux câbles pour relier le» deux Amériques.
Dans cette évolution vers une s économique et morale, se trouve tout le démontre, la suprématie de république de l'Amérique du No:
cette perspective qui constitue 1 obstacle au panaméricanisme, parce ratt à certaines nations comme ui l'impérialisme yankee. H rencont fiances dans les pays qui croient avi
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ur ring..e„ce de, Éu.-U.i,. e. ce, d.«ance, s'expriment oon seulement par des parole», mais encore par des actes. On les observe d'abord chez les nations de TAmérique Centrale, plus voisines des États-Unis, plus exposées et plus sensibles à des entreprises qu'elles craignent pour leur indépendance. Quand ils ont établi leur suprématie dans la mer des Antilles, quand ils ont recherché l'acquisition d'une base navale au Nicaragua, quand ils ont créé aux dépens de la Colombie la république de Panama afin d'être maîtres du grand canal, les Etats-Unis ont inquiété le Mexique, le Costa- Rica et la Colombie. La mainmise des financiers du Nord sur les mines du Mexique provoque en ce pays un mouvement de résistance nationale ; les Mexicains considèrent la doctrine de Monroe comme un camouflage de l'impérialisme yankee ; à leurs yeux, elle a certes endigué les velléités conquérantes de l'Europe, mais elle n'a fait que laisser le champ libre aux États- Upis,
De même, dans l'Amérique du Sud, le panaméricanisme trouve des adversaires qui redoutent l'hégémonie du Nord. Tandis que le Brésil
l'eIPAKSIO» des ÉrATS-VNlS
l'accueille, l'Argentine se montre au cor réservée et parfois hostile. Pour des n économiques, elle dépend moins des États que le Brésil ; elle conserve des attaches é1 avec l'Europe; en face du Brésil si dif d'elle par l'immensité de ses territoires eaux et par ses origines portugaises, ( dresse volontiers en représentante des n espagnoles de l'Amérique du Sud ; elle c< une grande nationalité tatino-américaint par la race, la religion et la langue, el elle serait la tête. Elle n'est pas de ceu s'orientent vers les États-Unis comme l'ai aimantée vers le Nord magnétique ; elle posa à ce qu'un syndicat nord-américa l'acquisition de chemins de fer dans les toirea du Chaco et de Formosa; elle ne s cia pas aux États-Unis pour déclarer la gu l'Allemagne ; elle demeura neutre alors qu voisin le Brésil intervenait. Enfin dans pr tous les pays de l'Amérique du Sud, il pe toujours des tendances particularistes, vivaces et chatouilleuses ; il règne entr»
des souvenirs de guerre et de conquèh revendications de territoires contestés,
oppositions d'intérêts. On n'accepte pas unanimement ridée panaméricaine qui signifierait Toubli du passé, Tunion des forces et la cohésion des intérêts sous l'égide de la république du Nord.
Bien plus, avec la guerre qui raréfia le tonnage maritime et priva l'Amérique latine de relations régulières avec le monde extérieur, l'idée vint naturellement aux nations sud-américaines qu'elles pourraient se passer de l'étranger si elles s'efforçaient do produire ellesmêmes et si elles mettaient en commun leurs ressources. Les nécessités économiques conseillèrent le développement des particularismes nationaux, puis le rapprochement de ces particularismes en une solidarité sud-américaine.
Chaque pays a tenté de devenir un foyer de production autonome ; et, en outre, dès qu'il s'est senti des ressources en excédent, il a voulu les exporter. On voit ainsi l'Argentine accroître dans ses provinces tropicales la culture des plantes oléagineuses et du coton en vue de sa propre consommation, puis rechercher pour ses produits de grande culture des débouchés vers l'Afrique du Sud ; un courant d'échanges