‹ Le Décollement De La Rétine Et Son Traitement Par La Méthode De GoninChapitre 14 sur 79 · THÉORIE INFLAMMATOIRE · texte numérisé non relu

THÉORIE INFLAMMATOIRE

On considérait déjà jadis les états inflammatoires insidieux comme cause de décollement. Leber leur attribue un certain rôle et on insiste beaucoup à ce sujet dans les ouvrages récents.

Heine a mentionné des décollements survenus à la suite d’uvéites tuberculeuses.

Schall attribue toute une série de décollements à la tuberculose et 1l s’agit, le plus souvent, d'hommes jeunes. Les modifications vasculaires que l’on rencontre toujours dans la rétine et les hémorragies montrent la parenté avec la périphlébite.

Il s’agit donc ainsi, en somme, de décollement secondaire, en tout cas d’une évolution sortant de la normale, ce qui est confirmé par le pronostic plutôt favorable.

Lauber nous donne un cas de décollement qui s’est déclaré à la suite de choroïdite tuberculeuse diffuse et de cyclite, alors que d’ordinaire on se trouve plutôt en face d’une inflammation plus insidieuse.

Lowenstein a observé quatre cas d’inflammation

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de la tunique vasculaire avec décollement sur terrain tuberculeux.

Dor et Dimmer voient également l’origine du décollement de la rétine dans la choroïdite tuberculeuse.

À côté de la tuberculose, on incrimine beaucoup également la syphilis : Knapp a observé un décollement dans une rétinite spécifique, ce qui sort également du cadre des décollements idiopathiques.

Di Marzio et Sabbadini dans leur ouvrage tout récent sur le traitement de Gonin (1) disent que dans beaucoup d’observations de décollement de la rétine, ils ont suspecté soit la tuberculose, soit la syphilis et que les traitements généraux appropriés, pratiqués en même temps que l’opération, ont beaucoup amélioré l’état consécutif des malades.

Enfin, certains ont voulu voir, dans les choroïdites d’origine dentaire, dans le rhumatisme articulaire aigu, des causes de décollement.

THÉORIE CAPILLAIRE (SOURDILLE).

À côté de ces théories, il faut citer celle du Professeur Sourdille, thèse nouvelle, soutenue au Congrès d’Ophtalmologie de 1920.

Elle se rapproche de celle de Baurmann : pour Sourdille, la lésion essentielle est l’altération de Vépithéllum pigmentairé liée à des lésions chorot-

(1) Fiorenze 1931 (211).

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