MYOPIE ET ŒIL SÉNILE
Comme le fait remarquer Kapuscinsky (au Congrès d’Ophtalmologie d'Amsterdam 1929) le problème du décollement n’est pas homogène et si l’on attribue un rôle prépondérant aux diverses maladies dont nous venons de parler, le point de vue change. On comprend que Kummel demande de séparer le décollement provoqué par les maladies constitutionnelles, du décollement idiopathique et que Heine ne considère le décollement que comme un symptôme. On peut évidemment classer cette maladie en divers groupes : décollement tuberculeux, syphilitique, mais surtout :
Décollement myopique et sénile.
Ces deux groupes représentent une maladie dont Vogt estime que le pourcentage est à peu près égal. Sur 48 cas, 1l nous cite 24 séniles et 18 myopes et, d’après lui, «les changements séniles sont du même caractère que les changements myopiques ». La myopie est évidemment le terrain le plus favorable à l’éclosion du décollement (Seible l’a observé 92 fois sur 163 yeux).
Gonin, au Congrès d'Amsterdam 1929, note 75 décollements myopes et séniles sur 125.
Elsching. sur 8 cas. trouve 4 décollements myopes dont 2 séniles. Deutchmam trouvela myopie dans
66 % des cas.
M. BoussEau, 2