‹ Le Décollement De La Rétine Et Son Traitement Par La Méthode De GoninChapitre 25 sur 79 · LES HÉMORRAGIES PRÉMONITOIRES · texte numérisé non relu

LES HÉMORRAGIES PRÉMONITOIRES

Elles peuvent précéder parfois le décollement, ce dernier ne se prononçant que quelques jours plus tard avec tous ces symptômes caractéristiques. Gonin possède toute une série d’observations dans ce sens : « Il est alors fort difficile, nous dit-il, de distinguer les hémorragies qui ont simplement marqué le début d’un décollement et celles qui peuvent en avoir été la cause initiale. Les premières sont généralement discrètes, en forme de pointillés ou de petites taches arrondies, et, lors même qu’elles sont multiples elles ont l’apparence d’être toutes superficielles, beaucoup plus fréquentes à la périphérie que près de la papille : deux traits qui les distinguent des extravasations résultant d’altérations vasculaires.

Leur production semble devoir être expliquée par la rupture de petits vaisseaux à la surface de la rétine sous l'influence d’un décollement du corps vitré qui, entraînant avec lui la hmitante interne, en provoque ainsi le décollement partiel » (Bib., 175).

Le fait qui semble confirmer cette thèse est la présence surtout supérieure des hémorragies prémonitoires accompagnant les décollements supérieurs.

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Pour Gonin, les hémorragiées intra-oculaires qui peuvent être regardées comme cause initiale d’un décollement, sont parfois d’origine traumatique, ou bien surtout l'expression de troubles cireulatoires, comme dans l’artério-sclérose, les états néphrétiques ou le diabète. « Plus massives que celles du premier type, ces hémorragies pénètrent aussi plus avant dans le corps vitré sous forme de panache qui, au moment de la rétraction du caillot, exercent sur le point de la rétine où ils s’attachent, une traction suffisante pour la soulever ou même la déchirer »

(Gonin, 175).

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