‹ Le Décollement De La Rétine Et Son Traitement Par La Méthode De GoninChapitre 27 sur 79 · PT LEE DT 7 + AS CNE NUE OR POUE ID · texte numérisé non relu

PT LEE DT 7 + AS CNE NUE OR POUE ID

Ameler et Dubois ont cependant voulu préciser la direction du méridien au moyen d’un « schéma ophtalmoscopique topographique basé sur la réflexion pupillaire », de manière à fixer sur un graphique (dans lequel sont indiqués schématiquement les circonférences de l’ora serrata, de l’équateur et les méridiens qui les traversent), les deux heures opposées qui correspondent aux deux extrêmes du méridien.

Ces deux auteurs considèrent que ce procédé évite des causes d’erreur dans la détermination du siège de la déchirure.

Ce schèma a été accepté par Gonin, qui le qualifie de simple et pratique, et par tous les autres auteurs qui ont traité ce sujet ultérieurement (Weill, Arruga, Meller, Vogt, Rubbrecht, Elsching, Wessely, di Martzio, Veil et Dollfus).

b) mesure du parallèle. — Le méridien étant connu, il nous reste à déterminer la distance séparant l’ora serrata de la déchirure, c’est-à-dire de la lèvre la plus postérieure de la déchirure, celle qui regarde le pôle postérieur. On doit'évaluer cette distance en diamètres papillaires, cette estimation est, à notre avis, ce qu'il y a de plus difficile à acquérir dans la méthode de Gonin. « Notre expérience nous prouve qu'on a toujours tendance à faire une estimation trop courte.

Lorsque la déchirure est très postérieure, nous pourrons contrôler la distance déchirure-ora qui sépare la déchirure de la pupille elle-même selon la méthode de Vogt et Arruga.

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Nous avons pris l'habitude, à titre de contrôle, d’examiner les malades à deux, et nos estimations se trouvent le plus souvent concordantes » (214 : Veil et Dollfus). *

Connaissant la distance, déchirure-ora (1 mm. 5 X par le nombre de diamètre papillaire), 11 est facile d'évaluer la distance ora-limbe en ajoutant 8 millimètres au chiffre précédent. La distance ora-limbe — 7 à 8 millimètres, pour les yeux non myopes, 7 pour le côté nasal, 8 pour le coté temporal, 8 à 9 millimètre pour les yeux myopes, ces distances sont plus petites chez les hypermétropes ; nous avons toujours adopté le chiffre de 8 nullimètres, théoriquement trop fort, mais, pratiquement, on peut le conserver, puisqu'on a toujours tendance à sous-évaluer la distance déchirure-ora, et que, d’autre part, il vaut mieux, comme l'écrit Gonin : « thermocautériser au delà d’une déchirure, et créer ainsi une barrière entre celle-c1 et le pôle postérieur, plutôt que de rester trop périphérique ».

La difficulté réside dans l’évaluation des diamètres papillaires séparant le centre de la déchirure de l’extrême limite visible à l’ophtalmoscope. Gonin fait observer que si la mesure obtenue pour le parallèle au moyen de la recherche ophtalmoscopique doit être reportée sur la sclérotique, on sera toujours induis en erreur si la mensuration est faite avec le compas. De fait, les pointes de celui-ci comprendront entre elles une distance qui ne correspond pas en réalité à l’arc scléral mais à la corde de cet arc. C’est pourquoi 1l

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faudra mesurer sur la sclérotique une distance plus grande que celle indiquée par l’ophtalmoscope : par exemple, si le parallèle obtenu par l'examen ophtalmoscopique est de 12 millimètres, nous obtiendrons en portant sur l’extérieur du globe le compas, à un angle correspondant, une localisation sclérale plus élevée que celle obtenue à l’ophtalmoscope, parce que, pour une corde de 12 millimètres, l’arc sera pour le moins de 12 mm. 1/2 et au plus de 13 millimètres (Bib., 214).

Gonin affirme cependant que cette différence est minime et donc négligeable pour les parallèles peu étendues puisque dans ce cas la corde se confond presque avec l’arc scléral : mais elle augmentera sensiblement pour les parallèles qui dépassent 16 à 17 millimètres.

M. Le DT Rochon-Duvigneaud, a mesuré sur des coupes les distances suivantes :

Coupe horizontale d’œil de femme de 22 nullmètres de diamètre antéro-postérieur. — Distance papille-ora, côté nasal : arc 19 millimètres, corde : 15 millimètres ; coté temporal : arc 22 millimètres, corde : 18 millimètres.

Coupe horizontale, œil d'homme de 24 millimètres de diamètre antéro-post. — Distance papille-ora, côté nasal : arc 19 millimètres, corde : 16 millimètres ; côté temporal, are 23 mm. 5, corde : 18 mm. 5.

Coupe verticale d'œil de femme de 22 mm. 5 de dia-

mètre antéro-post. — Distance papille-ora, côté supé-

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rieur : arc 20 millimètres, corde : 17 millimètres, côté inférieur : arc 22 mm. 5, corde : 17 millimètres.

D'autre part, M. Emile Haas a fait le calcul suivant : on suppose que l’œil ait une sphère de rayon R : 11 millimètres.

Dans ces conditions la circonférence est de 69 mm. 11, d’où l’on tire facilement que le millimètre d’arc vaut 5°2', ou 5°12’.

D'autre part, d’après une formule connue :

. arc corde : 2R sin TS * on peut calculer immédiatement en s’aidant d’une tables des lignes trigonométriques naturelles, les cordes correspondant, notamment, aux arcs de 11,

12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19 et 20 millimètres.

pour arc de 11 mm. corde : 2 R sinus 28042’ : 10,53 12 mm. DRM CNES 1015 611839 13 mm. 2ERV CN 340110012384 14 mm. DUR (3 6027518109 15 mm. DRASS) 115:88 16 mm. 2R « 41042’ :14,63 17 mm. DRM E I EETESS3 18 mm. DRE AT OU GE MG "110 19 mm. 2 R « 49024: 16,69 20 mm. DRE D 2 0 : 17,33

De sorte que les erreurs successives (différences de la corde à l’are pourles arcs ci-dessus — 0 mm. 47 ; OA OT d741507524067;u1,907;:2 01; 2,67).

Au point de vue pratique, ces erreurs sont négli-

geables, on peut se servir du compas, puisque, nous l'avons signalé, on a toujours tendance à une estimation trop courte : Gonin, dans un récent article conclut de même : « On peut s’en tenir aux mensurations du compas qui tendent à nous tromper en bien. » |

À l'opposé de cette méthode directe faite avec de simples ophtalmoscopes et que Gonin a toujours pratiquée, se groupent d’autres méthodes, à notre avis, bien moins simples, et partant, d'utilisation moins faciles ; telles sont celles de Guist, de Salzmann ou de Graefe : ce sont des méthodes « instrumentales ». Avec eux, bien des ophtalmologistes ont essayé de créer des appareils et particuhèrement Lindner, de Vienne, dont nous allons décrire la technique.

PROCÉDÉ DE LINDNER

L'auteur emploie le grand muroir fixe de Gullstrand.

La tête du sujet doit être bien redressée et fixée si possible. Pour cela, non seulement, on se sert du mentonmer et de la barre frontale mais encore d’un point d’appui que le malade serre entre ses dents. L’observateur étant placé devant l’ophtalmoscope fixe, on fait (à l’aide d’un signal lumineux placé sur un périmètre) parcourir à l’œ1l malade un certain angle jusqu’à ce que la déchirure soit visible dans l’ophtalmoscope.

Le périmètre est représenté par une lame courbe

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