DUREE
de 33 centimètres de rayon, fixé sur le tube d’observation de l’ophtalmoscope et pouvant pivoter autour de celui-ci. Tous les points du périmètre sont à égale distance de la surface cornéenne : 33 centimètres.
Lorsque l'œil a suivi le signal lumineux et que la déchirure est apparue à l’observateur, la mesure de l'angle de rotation de l’œil est déterminée sur le périmètre : ceci nous donne le méridien.
La hgne visuelle de l’œil observé et la ligne de visée de l'observateur forme à l’intérieur de l’œil, sur un plan fictif passant par le centre du globe, un angle donné.
L’angle lu sur la courbe du périmètre est donc formé par les lignes visuelles croisées du malade et de l’observateur, la seconde aboutissant au point de rétine visé.
De cet angle se calcule ensuite celui sous lequel apparaît la distance « bord de la cornée-déchirure », et dont on trouve ainsi la longueur de courbe scléroticale utile pour l’opération.
Pour la détermination simple, on évaluera le diamètre de la cornée à 12 millimètres et on prendra pour base l’œil de Listing de 24 millimètres de diamètre (Graefes, Arch,, 123, page 233, 1929) ; ainsi se recherche le parallèle.
Trois causes d’erreur sont à craindre :
19 La profondeur anormale de la chambre antérieure ;
29 La décentralisation ;
30 La myopie.
On peut évidemment les négliger pour éviter des
L'PHGNES
calculs supplémentaires. Mais Lindner pour rémédier aux erreurs possibles a donné un tableau qui permet d’obtenir immédiatement la longueur de l’arc sclérotical recherché.
Partant de l’angle mesuré à l’ophtalmoscope, le tableau nous donne les arcs pour trois profondeurs différentes : 1,4 et 7 mullimètres.
Pour rapporter les mesures du parallèle et du méridien sur le globe oculaire, Lindnersesert d’un « cercle de métal » gradué de 10 en 100, appelé « schéma métallique » et répondant au bord de la cornée. On peut même le fixer sur celle-c1 grâce à deux trous destinés à des fils sur la périphérie de son axe horizontal. Sur ce même diamètre, se trouve un pont métallique bombé de façon à enjamber le centre
de la cornée sans la toucher. Au centre de ce pont
(qui constitue également le centre du schéma) se trouve une vis plate à laquelle on fixe une bande mince de métal souple. Cette petite tige plate est orientée selon le méridien connu de la déchirure, et sa longueur est calculée de telle façon que l’endroit où elle se termine sur la sclérotique doit être l’endroit ponctionné. (Lindner a fait faire à cetteintention un jeu de bandes métalliques de toutes longueurs.) Quand ce petit appareil est en place, il ne reste plus qu'à marquer le point de ponction à la fluorencine. Ensuite, on opère.
C’est une méthode rapide et sûre pour le repérage des endroits déterminés du fond d’œil, particulièrement du pôle postérieur,
À te tions me.
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Malheureusement, on ne peut l'appliquer dans l’étendue verticale car le tube de lumière de l'appareil fait obstacle. De même, lorsque l’œil examiné n’arrive plus à viser.
En résumé, l'appareil ne permet malheureusement pas d’observer la périphérie de la rétine où se trouvent le plus souvent les déchirures.
Nous en resterons donc à la méthode directe de Gonin : en suivant ses règles, en contrôlant plusieurs fois le nombre de diamètre papillaire, nous n’avons jamais commis d’erreurs sensibles puisque l’examen . post-opératoire a confirmé presque toujours l’exac titude de la détermination du parallèle.
Si l’on veut que la thermo-ponction intéresse plus particulièrement une certaine partie de la déchirure, il faut mesurer très exactement la distance qui la sépare de l’ora.
« 91, nous dit Gonin, la déchirure est en forme de croissant ou de fer-à-cheval, avec un lambeau plus ou moins allongé, le calcul se décompose en trois parties : a) la distance de la base du lambeau à la périphérie ; b) la longueur du lambeau ; c) la largeur de la déchirure, soit la distance entre la lèvre antérieure (sommet du lambeau) et la lèvre postérieure. Si la déchirure est sans lambeau, les éléments du calcul sont sa largeur et la distance de son bord antérieur à la périphérie ; s’il s’agit enfin d’une désinsertion rétinienne : la largeur de la déchirure est seule
à mesurer » (Bib., 220).
M. BoussEau. &
B. — Les préparatifs de l'intervention.
Consistent à :
a) Prévenir dans la mesure du possible les hémorrugies qui constituent la principale complication de la: thermo-ponction. Gonin se servait surtout d’abord des injections sous-cutanées d’hémostyl Roussel, mais ces injections provoquant parfois un urticatre intense, il l'employa dans la suite par voie buccale un ou deux jours avant l’intervention ; puis une heure ou deux avant cette dernière, le malade reçoit au surplus une injection de coagulène « Ciba » ;
b) « Libérer lintestin en vue de l’abstention désirable des selles pendant les cinq à six jours qui suivent l'opération » (Gonin); |
c) Maintenir la tête du malade dans une position favorable à l’affaissement de la poche rétinienne afin : de mieux atteindre les lèvres de la déchirure. Ce point
qui doit tendre à provoquer la « retombée de la rétine » selon l’expression de Sourdille, est très important.
Enfin, on doit s’assurer que le malade pourra conserver dans son lit la position la plus favorable à la formation d’une adhérence rétino-choroïdienne au niveau de la thermo-ponction. «Comme il importe que la pesanteur du corps vitré et de la rétine contribue à tenir cette dermère appliquée sur la surface de cautérisation, il faut qu’elle soit maintenue dans la région déclive de œil. Si done, l’opération est à faire dans