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intervention, celle-ci étant d’ailleurs jugé très osée à cause de l’étendue de la déchirure et du décollement.
Exéat.
9 décembre 1931. — Le décollement persiste jusqu’à la macula encore à demi soulevée. Il conserve sa forme : triangle à base inférieure de V à VIII heures et à pointe maculaire ; il est un peu moins étendu.
On tombe sur une cicatrice opératoire énorme, blanc grisâtre de 4 D. P. de surface au moins, englobant presque
toute la déchirure qui est réduite à un petit orifice d’un demi D. P.
V. O. D. : compte les doigts à 1 mètre (amélioration) ; C. V. : un peu élargi, toujours un scotome central. Traitement : par élixir hygrodine Martinet.
10 février 1932. — La malade vient nous voir à l’Hôtel-Dieu, car elle a remarqué depuis le 127 janvier une amélioration constante de son œil droit. L’examen oculaire nous montre une rétine entièrement réappliquée, il n’y a pas un seul pli ; il existe une grosse pigmentation correspondant à toute la zone anciennement soulevée.
Une large cicatrice opératoire arrondie, de 4 D. P. de diamètre, très pigmentée au centre, plus grise et plus blanche vers la périphérie. Pas trace de déchirure. La papille est un peu congestionnée, les veines un peu dilatées. I n’y a pas de déplacement parallactique.
Champ visuel normal.
V. O. D. : —9: 1/10 (la malade ne peut lire que les gros caractères).
V. O. G. : — 9: 4/10 même choroïdite périphérique qu’au début.
En résumé : Œïl droit myope et amblyope avec décollement datant de deux mois, des régions : postérieure, inférieure, externe et interne, accompagné d’une déchirure, véritable désinsertion qui en faisait un cas désespéré. Cependant, après une seule igniponction il y a eu tardivement un recollement complet avec disparition de la déchirure.
Cette amélioration se fit très lentement, et se maintien sans changement depuis trois mois.
Ce cas paraît particulièrement intéressant à signaler, en
raison de l’évolution progressive et lente du processus cicatriciel.
XXITII — M. Lucien A.…., 48 ans, myopie bilatérale. — Adressé par le docteur Daban, ce malade vient consulter le 10 octobre 1931 pour décollement rétinien de l’œil gauche datant d’au moins un mois.
La vision de cet œil très myope est très mauvaise ; le malade n’aperçoit la main qu’à 30 centimètre dans la partie temporale et inféro-externe du champ visuel.
On constate un décollement presque total postérieur et supéro-externe avec volumineuse poche affleurant la papille sur son côté temporal. Au niveau de la portion de rétine non décollée on trouve de petites hémorragies.
I existe une déchirure inféro-externe de 2 D. P. de lon-
gueur avec petit clapet mobile la recouvrant en partie selon les instants.
Elle siège sur le méridien de IV h.1/2 à 3 D. P. de l’ora.
13 octobre 1931. — Thermo-ponction oblitérante, inféroexterne sur le méridien de IV h. 1/2 à 17 millimètres du limbe. À cause des grandes dimensions de la déchirure, on s’était proposé de pratiquer en même temps deux ponctions oblitérantes ; la seconde devant être sur le même méridien à 15 millimètres du limbe ; mais il nous fut impossible de
- termocautériser à ce niveau.
20 octobre. — Suites opératoires normales, peu de réactions, pas d’amélioration de la lueur pupillaire. à
9 octobre. — La rétine reste décollée au niveau du pôle postérieur et interne ; la cicatrice opératoire est peu visible ; à côté d’elle persiste un reliquat de déchirure. — D'autre part, partant de cette cicatrice opératoire, on trouve de nombreux plis rétiniens en éventail se dirigeant vers la périphérie entre I h. et IV h. et, limitant une vaste désinsertion rétinienne, à partir de l’ora serrata à travers laquelle on voit la choroïde. La rétine est réappliquée au niveau de la périphérie supérieure et inférieure.
In résumé : Echec de la thermo-caratérisation qui à entraîné secondairement une large désinsertion de l’ora serrata.