IMPRIMERIES REUNIES S. A., LAUSANNE
TAB. I
PIÈCES ANATOMIQUES MACROSCOPIQUES
Fig. 1 à 6.
TAB. I
Fig. 1. — Soulèvement de la rétine par un exsudât (E) coagulé par la formaline et riche en cholestérine (C) dans une maladie de Coats. — R ^ rétine voussurant en avant sous la poussée de l'exsudat. (On constate souvent une voussure semblable en présence d'une tumeur accompagnée d'une transsudation d'origine choroïdienne. K = kyste de la rétine.
— Cet œU privé de vision et en état d'hypertension fut énucléé chez un enfant comme suspect de gliome rétinien.
Fig. 2. — Décollement total de la rétine avec accollement de ses deux moitiés temporale et nasale (r r') en présence d'un mélanosarcome de la choroïde (t). L'espace rétrorétinien était occupé par un transsudat coagulé par la formaline mais resté assez transparent pour laisser voir les veines vortiqueuses de la choroïde, r = zone antérieure de la rétine moulée sur la couronne ciliaire ; v = vestige de l'espace vitréen.
Fig. 3. — Soulèvement de la rétine par un exsudât albumineux secondaire à une sclérite syphilitique. — S = sciera fortement épaissie ; r = rétine ; e, e, = exsudât coagulé. (Du côté temporal la rétine a été artificiellement séparée de ce coagulum dont la partie ombrée montre l'ancienne situation de la rétine soulevée.)
— Malade du D"" Verrey. L'énucléation a été faite par crainte d'une tumeur maligne.
Fig. 4. — Oeil énucléé pour cyclite douloureuse consécutive à une iridectomie avec issue de corps vitré. — c ^ cicatrice opératoire, r = rétine soulevée par un exsudât (e). On note aussi un décollement du corps ciliaire et de la choroïde, v = corps vitré densifié et fortement rétracté, mais sans relation apparente avec le décollement de la rétine ; les plis de cette dernière semblent résulter d'un côté du soulèvement par exsudation rétro-rétinienne et d'autre part de la diminution du volume du globe (décollement par dépression).
Il y a donc ici une forme mixte répondant à deux différents mécanismes de décollement.
Fig. 5 — Section verticale d'un œil avec décollement rétinien par dépression à la suite d'une rupture de la sclérotique. — ^ C = cicatrice de la rupture, v = corps vitré décollé, densifié et rétracté sans relation apparente avec le plissement de la rétine. Ce plissement à direction surtout antéro-postérieure résulte de la diminution du volume du globe. L'espace entre le vitré rétracté et la rétine était occupé par un liquide non coagulé par la formaline, bien que cette pièce y eût séjourné aussi bien que les précédentes.
Fig. 6 — Soulèvement partiel de la rétine en un cas de glaucome irritatif. — La région temporale du globe est fortement ectasiée (S), mais la rétine y est restée adhérente à la choroïde. Du côté nasal la rétine (R) est voussurée sous la poussée d'un exsudât (E) coagulé par la formaline. H = hyphaema. On voit aussi des hémorragies multiples dans la région ciliaire. Il est intéressant de noter ici que la rétine ne s'est pas décollée dans la région de l'œil où elle était soumise à la plus forte extension.
J. GONIN
TAB. I
Fig. 2.
Fig. 3.
Fig. 5.
Fia. 6
TAB. II
PIECES ANATOMIQUES MACROSCOPIQUES
Fig. 7 à 12.
TAB. II
Fig. 7. — Plissement de la rétine consécutif à une plaie perforante de la région ciliaire. — C = cicatrice de la plaie de laquelle irradient les plis de la rétine. La capsule postérieure du cristallin montre un plissement en éventail analogue, f = fovéa de la rétine décollée. Le corps vitré décollé de la région postérieure était transparent et sans adhérence avec la rétine.
Fig. 8. — Globe oculaire pénétré un mois auparavant par des fragments de cuivre provenant de l'explosion d'une cartouche. — a = abcès dans la partie antérieure du corps vitré ; celui-ci (v) opacifié et rétracté, est séparé de la rétine sur toute son étendue, ne conservant avec elle que deux points d'adhérences dans la région postérieure. Chacune de ces adhérences, produite vraisemblablement par l'implantation de petits corps étrangers, s'accompagne d'un léger plissement de la rétine (p, p,). Décollement partiel du corps cdiaire et de la choroïde.
Fig. 9. — Globe oculaire énucléé pour glaucome hémorragique avec cécité datant de deux mois. — Le corps vitré (V), infiltré de nombreux amas hémorragiques, dont le plus important se voit au-devant de la papille (h), est opacifié et de plus décollé dans la région temporale ; du côté nasal son espace est occupé par une masse fibrineuse (f). La rétine est soulevée sur les bords de la papille et l'espace rétro-rétinien contient une gelée grisâtre (e). Il est difficile de trancher s'il s'agit là d'un exsudât ayant repoussé la rétine ou d'un transsudat secondaire à une attraction par la masse vitréenne en voie de rétraction ; c'est la seconde hypothèse qui paraît la plus probable d'après l'aspect général de la pièce.
Fig. 10. — Décollement total delà rétine consécutif à une piqûre suivie d'iridocyclite — S = amas suppuratifs dans la chambre antérieure, v = vitré en suppuration et transformation conjonctive intimement soudé et partiellement confondu avec la rétine décoUée. r = rétine ; e = exsudât rétro-rétinien coagulé par la fixation.
Fig. 11. — OeU myopique en hypertension. — Le corps vitré (V), un peu rétracté et partiellement décollé de la rétine, est encore retenu à la papille par un fin pédicule (P) ; (ce genre d'adhérence postérieure se constate assez souvent et doit être en relation avec un reliquat de l'artère hyaloïde).
Cette figure est semi-schématique en ce sens que la masse vitréenne, étant à peine plus opaque que le liquide accumulé en arrière, ne s'en distinguait qu'à la faveur d'un éclairage intense ; pour la rendre visible, il a fallu exagérer son opacité.
Fig. 12. — (Obs. II, page 40.) — Rétine (r) décollée en corolle de liseron avec plusieurs kystes (k) à sa surface externe. Le corps vitré (v), très rétracté et réduit à une série de lamelles, n'est demeuré en contact avec la rétine que dans la zone périphérique et régit visiblement la forme du décollement. A la limite de l'adhérence du vitré à la rétine, trois déchirures en demi-lunes (d) dont les figures 21, 22, 25 et 26 représentent des coupes microscopiques.
Pas d'exsudat rétro-rétinien coagulé par la formahne.
J. GONIN
LE DECOLLEMENT DE LA RETIIVE
TAB. II
Fig. 7.
Fig. 8.
Fig. 9.
Fig. 10.
Fig. 11.
Fig. 12.
TAB. III
PIECES ANATOMIQUES MACROSCOPIQUES
Fig. 16 et 17.
PHOTOGRAPHIES STEREOSCOPIQTJES
A, B et C.
TAB. III
Fig. 16 (Obs. III, page 40). — Décollement rétinien (R) en entonnoir. Corps vitré (V) fortement rétracté n'adhérant à la rétine que dans la zone tout antérieure ; à la limite de cette adhérence, du côté temporal, déchirure rétinienne en forme de triangle dont le lambeau (L) se voit soulevé comme le clapet d'une soupape et apphqué contre la face postérieure de la masse vitréenne.
Les deux espaces rétro-vitréen et rétro-rétinien (C) sont exempts de tout exsudât coagulé et ne contenaient qu'un liquide limpide qui s'est écoulé à l'ouverture de l'œil.
Fig. 17 (Obs. IV, page 41). — Œil énucléé pour cyclite douloureuse, huit à dix semaines après un décollement rétinien spontané. Chambre antérieure très profonde ; décollement du corps ciliaire (C) et de la plus grande partie de la choroïde. Corps vitré (v) fortement rétracté et séparé de la rétine, sauf dans la zone tout à fait périphérique. La rétine décollée en entonnoir montre deux perforations (pi et p 2).
(Les deux fragments rétiniens répondant à ces ouvertures flottaient au-devant d'elles, encore retenus par des lambeaux vitréens ; ils en ont été détachés pour être étudiés au microscope (voyez figures 27, 28 et 29.)
Fig. A. RÉGION SUPÉRO-NASALE d'uN GLOBE OCULAIRE AVEC DÉCOLLEMENT