MICRO-PHOTOGRAPHIES
Fig. 34 à 36.
TAB. IX
Fig. 32. — Microphotographie d'une coupe de la rétine décollée provenant DE l'Obs. V (page 41), illustrée par la figure stéréoscopique A (Tab. III).
La flèche S montre le point où le corps vitré se détache de la rétine (r, r), à la surface antérieure de laquelle il adhère encore sur la droite. C, C = cellules pigmentaires infiltrant la couche postérieure du vitré ; on reconnaît, au fort grossissement, que ces cellules ne sont pas de nature épithéliale, mais dérivent de leucocytes gorgés de granulations pigmentaires d'origine probablement hémorragique (le décollement avait été précédé d'hémorragie intra-vitréenne).
Fig. 33. — Microphotographie d'une coupe antéro-postérieure provenant de l'Obs. III (page 40). illustrée par la fig. 16, Tab. III. Cette coupe, empruntée à la région indiquée par V sur la fig. 16, montre le point où le corps vitré rétracté se détache de la rétine, à laquelle il adhère dans la zone périphérique, v = masse vitréenne ; hy = hmitante postérieure du corps vitré. De a à a, surface antérieure de la rétine ; de r à r, face postérieure de la rétine très épaissie et pUssée.
Les espaces rétro-vitréen et rétro-rétinien étaient occupés par un hquide Umpide, qui s'est écoulé à l'ouverture du globe ; il a été remplacé au moment de l'inclusion par de la celloïdine qui, sur la coupe, donne à ces espaces une teinte foncée. Dans cette région éloignée du heu de la déchirure rétinienne, la masse du vitré ne montre pas d'autre altération que son état de rétraction.
TAB. X
Fig. 34. — Microphotographie d'une coupe, obligeamment prêtée par le Prof. Kûmmell et montrant une perforation rétinienne dans un œil dont le décollement datait de sept jours (voyez page 50).
p = perforation de la rétine ; h = petit amas hémorragique en arrière de la rétine décollée. En avant de la perforation, dans l'espace vitréen, petits fragments de tissu (C), paraissant être les débris du lambeau rétinien détaché de l'ouverture ; ils se prolongent par une traînée légèrement opaque (tr), marquant probablement la hmitante postérieure du corps vitré, comme on la voit sur la fig. 33.
Si, comme le pense KuMMELl (78), les bords arrondis de cette ouverture indiquent qu'elle est de date plus ancienne que le décollement, on peut supposer qu'elle est devenue perméable au moment où le corps vitré s'est détaché de la surface rétinienne. Sur une planche en couleurs exécutée par les soins d'ARRUGA (rapport à Madrid, fig. 58) d'après une coupe voisine de celle de la présente microphotographie, les fragments de tissu détachés de l'ouverture se voient nettement, mais non point la traînée purement vitréenne : une preuve de plus de la facilité avec laquelle les détails de structure du corps vitré échappent à l'examen des coupes histologiques traitées par les colorants nucléaires.
Fig. 35. — Reproduction de deux figures publiées par Kûmmell (78) et provenant du même cas de décollement récent ; ces deux figures font voir, de m à m, une fine membrane adhérant à la face antérieure de la rétine, ce qui tend à prouver que ces membranes pré-rétiniennes ne sont pas nécessairement, comme on l'a prétendu, des altérations postérieures au décollement.
Fig. 36. — Reproduction d'une microphotographie de Sourdille (235), montrant, au-devant d'une déchirure rétinienne, le fragment qui s'en est détaché et auquel adhèrent des traînées vitréennes. Cette adhérence au vitré a été aussi notée et reproduite en une planche en couleurs par Arruga (fig. 45 du rapport à Madrid).
J. GONIN
TAB. IX
Fig.52
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J. GONIN
TAB. X
Fi g. 54
Abb. 9.
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TAB. XI