COUPES MICROSCOPIQUES
Fig. 21 à 24.
TAB. V
Fig. 21. — Coupe antéro-postérieure au niveau de l'une des déchirures rétiniennes, dans le cas représenté par la fig. 12, à Tab. II.
Entre l'iris, déprimé en arrière, et la rétine décollée, on voit le corps vitré (v) densifié et rétracté, renfermant des groupes de cellules immigrées.
o ^ ora serrata, à partir de laquelle la rétine se sépare de la choroïde. Ch. = choroïde montrant un épaississement (ancien foyer choroïditique).
De o à r, rétine décollée ; d = déchirure dont le lambeau se voit soulevé par ses adhérences au corps vitré comme sur la fig. 16, Tab. III.
K = kyste de la face postérieure de la rétine.
Contrairement à l'espace occupé par le vitré, l'espace formé entre la choroïde et la rétine décollée est entièrement vide, par suite de l'écoidement du hquide qui l'occupait.
Fig. 22. — Coupe du même œil, au niveau d'une autre déchirure. La rétine décollée se voit très rapprochée des procès ciliaires, par suite de l'état de rétraction du corps vitré (v) pénétré de groupes et de traînées cellulaires. On voit, plus nettement encore que sur la fig. 21, à quel point le lambeau de la déchirure (d) est solidaire de la masse vitréenne densifiée. o = ora serrata ; ch = choroïde ; r = rétine décollée ; K = kyste de la rétine. (Sur la pièce macroscopique, fig. 12, on voit qu'il existait encore d'autres kystes rétiniens, mais aucun d'eux ne paraît avoir été en relation avec la production des déchirures.)
Fig. 23. — Coupe antéro-postérieure de la rétine (Obs. IV, page 42), au voisinage d'une déchirure dans une région atrophique. r-r = rétine ; ep = fragment de l'épithé- Hum pigmentaire resté adhérent à la rétine décollée ; a = amincissement extrême de la rétine ; v = tractus vitréens adhérents à la surface antérieure de la rétine ; c = groupes de cellules dans le corps vitré.
Fig. 24. — Coupe de la même rétine, au niveau de la déchirure (d) ; celle-ci s'est produite entre deux adhérences à la choroïde, révélées par les fragments de l'épithéhum pigmentaire (ep) restés attachés à la surface postérieure de la rétine. La déchirure était probablement d'origine atrophique, ou bien son lambeau (1) est représenté par une mince membrane marquant la limitante hyaloïdienne et retenue encore par de fines traînées vitréennes (v).
J. GONIN
TAB. V
< Fig.21
Fig.25
< Rg.22 '''g-24
TAB. VI
MICRO-PHOTOGRAPHIES Fig. 25 et 26.
TAB. VII
COUPE MICROSCOPIQUE en couleurs.
TAB. VI
Fig. 25. — Microphotographie de la déchirure rétinienne représentée sur la fig. 21.
a ^= surface antérieure de la rétine ; p = surface postérieure de la rétine ; d = déchirure ; e = extrémité du lambeau ; c = groupe de cellules de nature épithéhale au sein du corps vitré.
Fig. 26. — Microphotographie de la déchirure rétinienne reproduite sur la fig. 22.
d = déchirure ; / à / = lambeau rétinien ; v = couches postérieures du vitré intimement adhérentes au lambeau.
Cette figure, mieux encore que la précédente, montre que la déchirure ne s'est pas produite au sein d'une rétine atrophique ; elle prouve nettement la sohdarité du lambeau rétinien et de la masse vitréenne.
TAB. VII
Cette planche, dont les chchés m'ont été obligeamment confiés par le D"" ÂRRUGA, illustrait son rapport au Congrès de Madrid (fig. 61). Dessinée avec un soin scrupuleux d'après l'une de mes coupes, voisine de celle que représente la microphotographie de la fig. 25, elle la complète utilement en démontrant que le lambeau rétinien de / à e résulte d'un arrachement progressif d'arrière en avant des couches superficielles, puis des couches plus profondes de la rétine. L'extrémité e du lambeau a pris naissance au niveau du point indiqué par la lettre a, à partir duquel la Umitante antérieure de la rétine se voit interrompue, laissant une surface plus irréguhère. La minceur du lambeau rétinien au niveau de la déchirure ne provient donc pas d'un état atrophique, mais résulte de ce que le lambeau ne comprend à ce niveau-là que les couches les plus superficielles de la rétine arrachées à la lèvre postérieure de la déchirure.
r = rétine en avant de la déchirure ; d = déchirure ; k = paroi du kyste rétinien.
Sur cette coupe, colorée au picrocarmin, les couches postérieures densifiées de la masse vitréenne ne se révèlent que vaguement par une coloration jaunâtre.
J. GONIN
TAB. VI
Fig.25
J. GONIN
TAB. VII
TAB. VIII
DÉTAILS MICROSCOPIQUES DE l'oBS. IV.
TAB. VIII
DÉTAILS MICROSCOPIQUES DU CAS ILLUSTRÉ PAR LA FIGURE 17 (Tab. III).
Fig. 27 et 28. — Fragments de tissu rétinien (r, r) détachés à l'emporte-pièce des perforations indiquées sur la fig. 17 par les lettres pi et p 2. Ces deux fragments flottaient au-devant des ouvertures dont ils provenaient, retenus par des lambeaux vitréens (V) qui, sectionnés avec eux et transportés sur lamelles après coloration au carmin, se voient infiltrés de groupes et de traînées cellulaires (tr).
La plus grande des rondelles rétiniennes, comprimée entre le verrelet et le porteobjet, s'est partagée, et l'on remarque sur sa tranche que l'épaisseur de la rétine est normale ; elle n'était donc pas en état de dégénérescence atrophique. La plus petite des deux rondelles, répondant à la perforation p 1, contient un amas pigmentaire.
Fig. 29. — Partie de la préparation représentée à la fig. 28, plus fortement grossie.
V = substance vitréenne infiltrée de cellules partiellement pigmentées, dont on reconnaît la nature épithéhale ; r ^ rondelle de rétine ; p = amas pigmentaire au sein de ce fragment rétinien.
Fig. 30. — Coupe de la choroïde au niveau d'un des foyers de choroïdite répondant à l'une des perforations rétiniennes.
eh = choroïde ; ep = épithélium pigmentaire ; f , f ^ foyer cicatriciel avec infiltration parvicellulaire.
Fig. 31. — r, r = Fragment de la rétine décollée et fortement plissée avec lacunes dans l'intergranuleuse.
C, C = cellules épithéUales semblables à celles qui infiltrent les lambeaux vitréens adhérant aux rondelles de rétine.
(Une coupe voisine a été reproduite en une planche en couleurs dans le rapport d'ARRUGA, fig. 65, mais les cellules infiltrant le corps vitré s'y voient moins nettement.)
J. GONIN
TAB. VIII
ch.
Fig.28
Rg. 29
tz
Fiq.50
Fig.
TAB. IX