DU HAUT VERS LE BAS
TAB. XII
DÉPLACEMENT d'uN DÉCOLLEMENT RÉTINIEN DU HAUT VERS LE BAS, AVEC RAPPLICATION PARTIELLE DE LA PARTIE PRIMITIVEMENT DÉCOLLÉE.
A. — Poche rétinienne très saillante dans la région supéro-temporale. Grande déchirure lancéolaire avec lambeau bifurqué portant à son sommet un foyer pigmentaire.
B. — Même cas après cinq semaines de repos, avec la tête élevée. La poche rétinienne supérieure s'est fortement déprimée ; il n'en subsiste que peu de replis. Les bords de la déchirure demeurent aussi légèrement surélevés ; elle est elle-même plus étalée et paraît plus périphérique que précédemment, ce qui s'expbque par la dépression de la poche ; elle s'est beaucoup rapprochée de la choroïde, dont on distingue maintenant les vaisseaux au travers de l'ouverture. On voit aussi que l'amas pigmentaire reconnu au sommet du lambeau coïncide avec des foyers semblables sur la choroïde. C'est maintenant dans la région inférieure que se retrouve le décollement, sous la forme d'une double poche rétinienne.
Notes cliniques. — F., 50 ans. Myopie 16 D (XI, p. 623, 4" exemple). Le décollement s'est produit soudainement à l'œil droit. Après l'abaissement vers le bas, la déchirure paraissant trop large pour que ses deux lèvres puissent être intéressées dans une même cicatrice de cautérisation, on la circonscrit par deux thermoponctions au niveau du lambeau et deux autres sur la lèvre postérieure ; ces quatre cicatrices paraissent l'avoir obturée, car la rétine se rapphque partout, sauf à l'extrême périphérie inférieure, où l'on voit persister encore pendant plus de deux ans un minime soulèvement reconnaissable uniquement au léger déplacement parallactique des vaisseaux rétiniens au-devant de ceux de la choroïde.
Ce cas, opéré en 1923, et dont les dessins post-opératoires ont été présentés, avec ceux d'un autre cas semblable, en 1925, à la Société française d'Ophtalmologie et à celle de Heidelberg, constitue un exemple d'encerclement opératoire d'une déchirure par des thermocautérisations, comme on a procédé depuis lors avec les cautérisations chimiques et micro-coagulations.
J. GONIN
TAB. XII
TAB. XIII
DIVERS TYPES DE DECHIRURES RETINIENNES
TAB. XIII
Divers types de déchirures rétiniennes.
Fig. 1. — Grande déchirure rétinienne, dont le lambeau est marqué par une dégénérescence kystique avec fibrilles pré-rétiniennes.
Fig. 2. — Série de déhiscences rétiniennes d'origine probablement atrophique. La limite du décollement rétinien est marqué par une bande de pigmentation (début de démarcation spontanée).
Fig. 3. — Lambeau rétinien flottant dans le corps vitré, mais retenu par un fin pédicule représenté en deux positions au-devant de la déchirure rétinienne.
Fig. 4. — Grande déchirure rétinienne avec soulèvement très limité de ses bords. Le décollement n'a commencé qu'après plusieurs semaines à s'étendre au reste de la rétine.
Fig. 5. — Large lambeau recouvrant une déchirure de façon à donner l'apparence de deux déchirures distinctes. Pigmentation choroïdienne.
Fig. 6. — Lambeau rétinien en biseau dépassant la longueur de la déchirure. La fig. 1, à la PI. XXV, montre la cicatrice de cette même déchirure après thermoponction. (Aquarelle de l'artiste Iseb, obligeamment communiquée par le Prof. Siegrist.)
Fig. 7. — Lambeau rétinien flottant en avant de la déchirure, de façon à simuler un opercule détaché. Le dessin du bas montre le même lambeau rappliqué sur l'ouverture après un repos de quelques jours.
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TAB. XIII
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Fig. 2.
Fig. 1.
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Fig. 5.
Fig. 7.
TAB. XIV
Fig. 1.
DÊHISCENCES RÉTINIENNES MULTIPLES
Fig. 2.